I. Lettre de M. do Boiirljouioii, iîo juin iSôq
ATTAQUE DES EOliTS DE TA-KOU
\ tl<'ii\ liciiios et demie, l'Amiral ouvrait le feu cl la canonnade dura jusqu'à six heures sans interruption et presque sans ralentir ; un débarquement effectué dans la vase au pied des forts fut désastreux ' ; le bombardement recommença à 7 heures et l'Amiral Mope était blessé à la hanche sur le Plover, d'un boulet mort ; les i'orts avaient répondu avec vigueur à l'attaque des alliés; les Chinois avaient mon- Iré une A'aleur inattendue. Il n'y avait pour les Anglais et les Français qu'à battre en retraite pour éviter une plus grande catastrophe : les pertes étaient de /i32 hommes tués ou blessés ".
Le Commodore américain Tattnall assistait à la bataille sur le Toeywan ; étant neutre, il ne pouvait intervenir, à son grand regret, mais il rendit visite, non sans courir de grands dangers, à l'amiral anglais blessé, heureusement sans gravité.
« 11 ressort bien des leçons de cette triste expérience, écrit M. de Bourboulon dans sa longue dépèche du 3o juin : la première c'est que les Chinois commencent à s'instruire dans la
I . c( Les troupes de débarquement, ayant à leur tête le commandant Tricault, furent jetées à terre pour enlever les forts de la rive gauche ; mais à peine curent-elles touché le rivage, qu'elles furent assaillies par d'effroyables décharges. Pour parvenir aux fortifications, elles avaient à traverser un terrain vaseux, où elles enfonçaient jusqu'à la ceinture, et à franchir trois fossés dont le dernier, large de quatre mètres, avait deux mètres de profondeur d'eau. Ces obstacles, augmentés par le feu violent des batteries, n'ébranlèrent pas le courage des hommes; mais un petit nombre d'entre eux seulement purent parvenir jusqu'au pied des ouvrages. Les forces étaient épuisées, les munitions mouillées et hors de service, les échelles d'escalade brisées par les projectiles : l'héroïsme ne pouvait triompher d'une résistance trop supérieure, et il fallut songer à la retraite. Grâce à la nuit et à l'irrésolution des Chinois, qui n'osèrent pas sortir de leurs retranchements, elle s'opéra sans trop d'accidents », {Bel. de l'exf). de Chine de 1860, pp. 8-9).
a. « From ihe gunboats aS mon were killed and gS wounded; the loss among the marines was naturally heavier-64 killed and 252 wounded, Avhile of the boats four Avero simk. «(Williams. Middle Kins^dom, II, p. 666).
~2 AlIVini: 1)F, TA-KOL. Jl I\ I(^5f)
guorrc. au moins en ce <|ni n\L:arcli' les loililicalions of le maniement de l'artillerie, et qu'ils v ont l'ait, surtout depuis un an. de remarquables progrès. De l'avis de tous les acteurs ou témoins de l'action, les Chinois depuis le commencement jusqu'à la lin du combat, dirigèrent leur feu et manœuvrèrent leur artillerie comme auraient pu le faire des troupes européennes exercées. Les Anglais, à en juger par les mêmes propos entendus de tous côtés, ont été pour la plupart prompts à en conclure qu'ils avaient été assaillis avec des canons et des projectiles russes et qu'ils avaient eu devant eux sinon un nombre de Russes mêlés aux troupes tartares, du moins des pointeurs de cette nation, et que les travaux de défense avaient été construits sous la direction d'ingénieurs russes. Mais telle n'est point l'opinion d'un capitaine d'artillerie anglais venu ici sans commandement en amateur et qui, m'a dit Mr. Bruce, s'est appliqué à observer attentivement tous les détails de l'affaire, non plus que celle de quelques personnes connaissant bien la Chine et possédant' le plus d'informations que l'on ait jusqu'à présent sur ce qui se passe à Pe-Ring et dans le nord de l'F^mpire. Ces personnes pensent que le gouvernement chinois et surtout le prince moïKjol Seng-ko-lin-ts'in, chef du parti delà résistance aux empiétements des étrangers, du parti de la guerre, et qui grâce aux nombreux contingens qu'il a amenés de la Mongolie depuis 2 ou 3 ans et des succès qu'il a remportés sur les rebelles, a pris dans ces derniers temps un grand ascendant à la Cour de Pe-lving, que ce chef influent (généralement appelé Seng-wang) dis-jc, en quelque sorte constitué le Défenseur de VEmpire, n'a rien négligé depuis le coup d'audace qui nous avait rendus l'année dernière maîtres de la rivière de T'ien-tsin, pour empêcher qu'une pareille tentative ne pût se renouveler avec succès, qu'il a à cet effet, avec une intelligence peu commune, rassemblé et mis en œuvre toutes les ressources militaires qu'il pouvait avoir à sa disposition pour nous opposer, si nous nous présentions de nouveau, une résistance formidable et rendre les abords de la Capitale par les deux embouchures du Pei-ho infranchissables : qu'enfin dans la tâche de discipliner et de former ses troupes mongoles au service de l'artillerie, comme pour la construction des fortifications, il a bien pu s'aider du secours de quelques instructeurs russes, mais qu'en somme la résistance énergique, intelligente et trop habilement dirigée que nous avons rencontrée dans cette funeste journée du aô, a été due à des élémens indigènes et non étrangers, à la discipline et à la trempe de ces
VTTAQIK nr.S FORTS l)K ÏA-hOU "jS
soldais mongols évidemment ti'ès supérieures à celles des troupes chinoises auxquelles on avait eu allairc juscpi'ici, et pour donner à l'événement toute sa portée, à l'intervention pour la première fois dans la lutte des nations européennes contre l'exclusivisme de l'Empire chinois, d'une nationalité, d'une race, contre lacjuelle on n'était pas encore venu se heurter. »
Tl faut bien reconnaître- que les Anglais s'étaient montrés imprudents et trop 'pressés ; rien ne stipulait qu'ils dussent prendre la route de Ta-kou plutôt c[ue celle de Pe-t'ang pour se rendre à Pe-Ring ; il y eut de la part de Bruce un véritable entêtement causé peut-être par les instructions de lord Malmesbury qui doit porter sa part de responsabilité dans l'affaire de juin 1809 '.
« Nous avons pensé, écrit M. de liourboulon, le 3o jnin, mon collègue d'Angleterre et moi, qu'il ne pourrait être que compromettant pour la dignité des Gouvernements que nous représentons de demander des explications quelconques à un gouvernement qui se jouait ainsi des engagements les plus solennels et ne craignait pas de recourir à de traitreuses hostilités pour se soustraire à l'obligation de les remplir ; qu'il ne nous restait par conséquent qu'à nous retirer, à attendre dans une attitude de réserve de nature à rincjuiéter sur les suites de sa victoire, les communications qu'il pomra nous
I. « The English Admirai knew for days and days tliat the forts werc armed, and that the passage of the river was obstructed. A man «ho when he sces you approaching hishall-door closes and barsit against you, and holds a riile pointed at your head while he parleys Avith you from an upper window, may be a very intiospitable and discourteous person ; but if n hen you attempt to dash in his door he fires at you with bis rifle, you can hardly call hini treacherous, or say that you had no expectation of ivhat was going to happen. Some of the EngUsh officers «ho «ère actually engaged in the attempt of Admirai Hope frankly repudiated the idea of any treachery on the part of the Chinese, or any surprise on their own slde. They knew perfectly well, they said, that the forts were about to resist the attempt to force a way for the Envoys up the River » (Justin McCarthy, A iltst. of Our Oi\n Times, III, p. 266).
"4 MKAIRK nr TA-KO( . .TI'IN \<^'^f)
adresser el à laisser à nos gouvernements respectifs le soin de prendre les mesures que les circonstances leur paraîtront réclamer. »
NalurclIcMucnl les (lliitiois raconlrronl ralVaiic ilc Ta-kou à leur iiiaïuère.
Tbadlction du Mémorial adressé à l'Empereur de la C^liinc, à l'occasion du combat qui eut lieu, le 50 j'ii'ij ft" <' l'c'iho », par Se>g-ko-lin-t'sin ou Senf/}](inri, roi des Mongols, qui Y commandait en chef.
Skng-ro-lin-t'six, Impérial Commissioner, PrinceorPololakutaï, of llic K'orcliin tribe, revcrcntK présents a ^lemorial. He liastens to report in détail liow the barbarian sliips, disobe\in^rcasonable injunctions, burst into the inner Avaters and coni- . menced firing upon our soldiers ; who being enraged, attacked and dcstroyed their vessels in a sanguinary engagement which iasted ail daA^ from two in the afternoon till ten at ni"hl, the barbarian troops having prcssed rigbt on to the very foot of tlie wall, Avhere they obstinately fought Avithout retlring. Looking upAvards he prays for the sacred glancc ihereon.
Hc cannot bear to spcak minutely of the insolent bearing of the rebellious barbarians during sevcral days ; suiïice it to say thaï Ayhen your slaye Heng-fu (Gouy. gén. du Tche-li) had hastened to Pel-t'ang and written to their Enyoy upon the subject of proceeding to a personal conférence, thev paid no attention to him, but reitcrated their demands for the complète removal of ail obstructions Ayithin a specified time.
On the nighl of the 2/4 th. inst., they came in onc of their small boats Ayithin the iron stakes, and burst asunder Ayith shell tAyo of the large iron chains which crossed the riyer, and one large cocoa fibre cable, Ayhcn they fell in Avith our iruard-boat and retired. Not a shot Ayas fired ad them from guns or small arms by our men, Avho at once proceeded to reconnect lirmly the iron cables and stretched them as before athAvart the stream so as to bar the passage up.
Early in the morning of the aSth upAyards of ten barbarian steamers having taken up their position outside the iron stakes
ATTAOOE DKS FOHTS DE TA-hOU
.111(1 jiisl bclow tlio fort on llip soiilliorii baiik, llircc of ihciu camo close iip lo llic stalces, llie i'oremost [)rongs ol" which wcro, by ihc agency of scveral swimmcrs, bouiul round with ropos, and tlic ends of thèse made fast to the slerns of ihe vesscls. Anoiher steamer tben wheeled round and dragged them up, and, after an interval of more than six hours, upwards of ten of ibe stakes Avcre pulled aAvay, Avhiist ihe vesscls in position ail lioisled red flaes, tlius showini' a détermination to conmienceliostilities.
To put up witli this proud, rebellions beariug was indeed difllcult, but tlie reilection tbat the measure of pacillcation, which was noAv in its second year of process, would be utterly deranged, were a fire once opened, induccd the memorialist to submit to it in silence and quietly to bide bis time, thus encouraging the barbarians in their pride and feeding the fury of our soldiers. Just as the action was aboiit to commence, an olïicer willi a communication from the ïao-t'aï of ï'ien-tsin was sent once more to warn them. The Barbarians Avould not permit the lelter to be handed in, and their vessels advancing like a swarm of bées, right up to the second fort upon the southern bank, bore straight down upon the iron chains twice, but being ail biought up by thèse, thev opened tires upon our batteries. Our soldiers, pent in as their fury had been for a long time, could no longer be restrained, the guns of every division, large and small, opened upon ail sides, and at evening the firing had not ceased.
More than twenty boats now came alongside the bank of the Southern Fort, and the barbarians landing in a body formed outside the trench, our gingall and inatchlock divisions Averc then brought up to oppose them and fired several voUeys. The barbarians did not venturc to cross the ditch, but threw themselves doAvn amongst the rushes and fired on us from their ambush. Such murderous ferocity Avas indeed calculated to make one's hair stand up with rage and, to vindicate the sanctity of your heavenly throne and fuHiU at the same time the expectations of the governed, your slaves were obliged to bring forward their troops to oppose them Avith their utmost strength. Your slave Heng-fu who had been stationed on the nevv River, put himself at the head of bis cavalry and infantry as soon as he heard the cannonade, and returned to Ta-ku, bringing up his men as a reserve by a road from the rear. At the same time Wen-Yu, the Commissioner of Finance, arrived also from Paotins.
~i) AKiAinr. i)K 1 \-Kor, ,ii in l'^of)
\onv slavo lias now reverontlv embodwMl iii tlii> ninnorial a (ircunislantial acconnt ol" this fierco cncoiuilcr ol' our iiiiuriatod tioops w illi tlic rebellions baiharians, who disobcved our roasoiia])le injunclions, Ibrwarding il at tbc rate of 600 // per dav ; proslrate lie entrcals tlicreon Yoiir Majestv's Sacrecl Glanée and instructions.
A respeelfu! Mémorial. For\\arded froni Ta-ku on tlie r^GlIi Junc iSôf).
TRADUCTION D IN PLACARD AFl-lCirE A CANTON ET RENDANT COMPTE DE l'affaire DL" PEl-IIO.
Les Commissaires Impériaux, Leurs Excellences Koceï el lIouA, étant allés eux-mêmes à Cliang-Haï, adressèrent une dépècbe aux Autorités Barbares des Royaumes d'Angleterre et de France disant, qu'il était nécessaire quils eussent ime entrevue povir se concerter au sujet des traités. Les Autorités Barbares réj)ondirent par une dépècbe qu'ils ne considéraient point une entrevue comme nécessaire parce que, sous peu de jours, ils devaient se rendre à T'ien-tsin et de là aller se prosterner aux jneds du Grand Empereur pour l'entretenir de ces difîérentes affaires. Ils proposèrent aux Commissaires impériaux cliinois de s'embarcjuer avec eux sur des bâtiments à vapeur et de partir ensemble pour T'ien-tsin.
Les Commissaires Impériaux déclarèrent que n avant pas reçu de l'Empereur des ordres à ce sujet, ils ne sauraient accéder à cette proposition. Dès lors, les relations officielles cessèrent et, le lO" jour de la 5'' lune, les Anglais et les Français, ainsi cjue les Américains, emmenant avec eux un effectif de aO bâtiments à vapeur de différent tonnage, quittèrent Cliang-Haï pour se rendre à '\ 'ien-tsin. Le 17' jour, ils arrivèrent en deliors du port à Lann-lviang-ouo et les grands bâtiments s'y arrêtèrent ne pouvant aller plus avant à cause du peu de profondeur de l'eau. Ils y jettèrent donc l'ancre.
Alors les Barbares remarquèrent que les liuil forts de l'endroit semblaient, contre l'ordinaire, d'une solidité remarquable : ils virent aussi c|ue la rivière était, en divers endroits, barrée par des estacades en fer dans tous les sens ; qu'à fleur d'eau, de fortes cbaînes de fer étaient tendues, que des fossés profonds avaient été creusés, et qu'enfin rien ne leur rappelait ce qu'ils avaient
TliAUUCriON D LxN PLACAUD AFFICIIK A CANTON ■J'J
VU il leur première apparition. Cependant, les loris n'étaient point garnis de pavillons et le bruit des gongs ne s'y Faisait point entendre. On eût pu les croire abandonnés. Les Barbares les examinèrent longtemps sans pouvoir reconnaître quel était le cliilfre de la garnison.
Le 8*^ jour, les Autorités Barbares adressèrent une dépècbe au Seng-Wang, c'est-à-dire à Seng-ko-lin-ts'in, pour lui dire qu'ils allaient se i-endre à T'ien-tsin pour contempler les traits célestes du Grand Emperevu" et l'entretenir au sujet des traités. Le Seng- >Vang répondit que les traités devaient être laits avec les Commissaires Impériaux à Chang-Haï et que les barbares devaient v retourner pour les en entretenir, inais qu'il n'était pas permis d'aller à Pe-King. Les Barbares déclarèrent leur intention de se rendre dans la capitale de gré et de force. Le Seng-AVang leur écrivit de nouveau que de quelque façon que ce fût, l'entrée de Pe- King était interdite et que s'il fallait se battre, il se battrait.
Les Américains écrivirent au Scn"-Wan" de leur côté, mais sans parler d'hostilités.
Le 2 3'' jour, les Barbares envoyèrent leur ultimatum désignant le 25 comme jour où les hostilités commenceraient s'il n'était pas fait droit à leur demande. Le Seng-A\ ang répondit que le 24 même, il serait préparé.
Les Barbares anglais et français s'embarquèrent sur de petits navires à vapeur et entrèrent dans le port ; — ils brisèrent les chaînes de fer et enlevèrent les pieux de l'estacade en bois.
I 3oo soldats débarquèrent fièrement et pleins de confiance ; ils crurent reconnaître les mêmes préparatifs que l'année dernière et pensèrent qu'ils pourraient avancer sans rencontrer d'obstacles.
Le 20 à midi, ils s'avancèrent par terre et par eau, — - 700 par Jlcrre qui attaquèrent les forts de droite.
Le bruit du canon faisait trembler la terre. Les llèches à fusées et autres étaient tellement noinbreuses que la victoire était impossible pour les Barbares.
Ils perdirent /|00 hommes tant en ceux qui tombèrent dans des fossés boueux et profonds que par ceux qu'atteignit la canonnade des forts.
Quant aux 200 qui restaient ils furent obligés de se retirer avec perte.
Les 12 embarcations qui devaient attaquer par eau divisèrent leurs feux et attaquèrent les forts après avoir démoli l'estacade en pieux.
Trois bateaux à vapeur furent coulés. Le combat duia 2 jours
7^ AU AIIŒ HE TA-KOL. JUIN lSÔ(J
pL'iidanl lesquels le canon ne se lut pas un instant et alla s'aniollissanl justfu'au aS.
Les deux jjetits forts de Tentrée du lleuve ont été démantelés, mais leurs canons ont lortenient ondomniacé 7 de leurs bâtiments.
Les troupes barbares de terre et de mer lurent donc complètement battues : 29 oflicicrs ont été tués ; 5G6 soldats anglais et 00 Français ont eu le même sort.
Le Commandant en chef Fou (l'amiral llope) a été blessé très grièvement. Quant aux soldats blessés on n'en sait pas le nombre.
Depuis plus de 100 ans, — ont dit les Barbares eux-mêmes, — les Français et les Anglais n'avaient essuvé une telle défaite.
Le combat cessa donc après que les Barbares eurent appris à leurs dépens que le soldat chinois suit être brave et que la Chine possède aussi des hommes capables que le passé n"a\ail pas mis en évidence.
Ils ont vu que le tir de nos canons était bien dirigé et que les boulets étaient mieux conditionnés, et ils ont laissé comprendre qu'ils croyaient que les Russes s'étaient alliés à nous secrètement.
Le 9 du 6' mois, les bâtiments Européens sont retournés à Chang-Haï en grande hâte disant qu'ils reviendraient avec des ibrces. Mais les soldats de l'Empire céleste sont nombreux. Les forts et les lleuves sont bien gardés et dilliciles à prendre, et, quelque soit leur nombre ou leur vaillance, leurs elTorts seront vains '.
Le i'"" juillel. l'Amiral Ilope adressait une lettre officielle à AL Bruce pour Finfornier que « the means at his disposai hâve proved insuflicienl to remove the obstacles opposed to your entry at the mouth of the Pei-ho ; and thaï they are of so formidable a nature that any further opérations cannot lead to successful resull ».
Utl'ABT DES PLEMPOTE.MIAIHES
L'Amiral Hope avait envoyé ses dépêches le 4 juillet par I. l^our Irad. conforme (sig) : G. Llmaire.
l)liPAUT DES l'LÉMI'OTKMlAlUKS -jfj
la Fiiry et la nouvelle du désastre du Pei ho l'ut connue le 8 à Chang-Haï, où arriva le ii M. de BourJDoulon, parti de Ta-kou le 5 sur le Du Chayla.
M. Bruce et M. de Bourboulon se décidèrent à envoyer, le premier, M. Uumbold à Londres, le second, M. Kleczkowski, à Paris, pour donner à leurs gouvernements des explications; les deux envoyés s'embarquèrent le i/i juillet.
Il est vrai que le Ministre des Affaires étrangères trouva que M. de Bourboulon aurait pu se contenter d'écrire.
M. de Bourboulon répondit à M. Bruce lorsqu'il eut reçu communication de la lettre de l'Amiral Ilope :
A hord du Du Cliayla.
Mouillage du Pei-ho, 3 juillet 18Ô9.
\lr. et cher Collègue,
Je m'empresse de vous remercier de la conniiunication que vous avez bien voulu me faire remettre hier par Mr. AV vndham, de la lettre que \ . E. a reçue de AP Je G. Amiral Ilope et par laquelle cet Oflicier général vous fait connaître que les moyens à sa disposition se sont trouvés insufïisants pour supprimer les obstacles opposés à votre enli-ée dans le Peï-ho, etc., etc.