Les Lrançals no sont pas nommes dans le texte chinois
b r.Ks cn>sEnLFNrr.s des tr vîtes de t ie\-tsi\
antérieure a reçu de noire [)rédécesseur l'inscripliou monumentale suivante : « Récompense d'un souverain pour le dévouement d'un peuple », et un édit spécial du même souverain, exprimant son approbation delà conduite de ses habitants, et la satisfaction qu'il en a éprouvée, nous considérons le Haut-Ministre LoToung yen et les autres (c'esl-à-dire les Commissaires de Favoun) comme ceux (pii doivent y accomplir nos désirs. Sur eux repose le soin de l'aire exécuter en secret tous les arrangements nécessaires à la réussite de nos plans, et d'y organiser la population rurale en créant partout des milices civilcsde telle façon, qu'en assurant l'union parmi elles, et on les excitant à d'énergiques efforts, tout en conser\anl partout leurs comnuinicalions intactes, elles puissent présenter aux barbares de l'exléricur un tel développement des forces de la Chine, que ceux-ci abandonuenl la position qu'ils ont prise.
Afin d'assurer le secret de leurs actes et d'empêcher cjue ces projets puissent être divulgués, les autorités ne devront plus désormais paraître hostiles aux étrangers, et elles auront seulement à enjoindre au peuple d'être prêt à leur résister. Il ne faut pas non plus faire la moindre confidence aux fonctionnaires de la localité, pas même au Gouverneur-Général ni au Gouverneur de la Province, car alors, si la victoire nous seconde, nous pourrons être assurés d'avoir accompli les destins du Ciel, et si nous sommes vaincus, nous éviterons encore d'être impliqués dans la guerre. Il n'est pas impossible que nous puissions voir, comme résultat de ce plan, la paix remplacer graduellement les troubles étrangers et les attaques contre notre nation cjui se sont reproduits pendant ces dernières années, et qu'en mettant un terme aux empiétements des barbares, nous puissions voir la gloire descendre encore sur la civilisation de Hia (la Chine).
Que ^os ellorts, mes Ministres (les Commissaires de Favoun) tendent donc à atteindre ce but, et ne faites pas évanouir les espérances de votre souverain 1 Quand vous aurez reçu cet édit secret, hàtez-vous de rédiger un exposé minutieux des mesures que vous jugerez nécessaires de prendre pour l'exécution de ces projets, et envoyez le moi par un courrier rapide !... Point de délai !
Que cet édit important qui est pour l'information (des Commissaires) leur soit envoyé par un exprès, devant parcourir Goo lis par jour ^ I
I, Pour trad. oxacle, sig. B"" Gkosi
MKMOIRE ADRESSi; A L EMPEREUR '^
Cet édit resterait une arme utile entre les mains de la France et de l'Angleterre, lorsque les Commissaires impériaux demanderaient révacuation de Canton.
MEMOIRE ADRESSE A L EMPEREUR PAR LES COMMISSAIRES DE FATOUN EN REPONSE A l'ÉDIT SECRET DU 7 NOV. l858.
Les Commissaires conformément au Décret impérial qui leur ordonne de prendre des mesures secrètes pour l'organisation de milices, afin qu'elles puissent servir pour nous défendre dans le cas d'une éventualité fâcheuse ou être employées comme force efficace si les circonstances l'exigeaient, adressent respectueusement leur rapport à S. M. Sacrée et lui demandent humblement de vouloir bien le prendre en considération.
Le i-*' jour du 10*' mois (le 23 nov. i858) les Ministres de S. M. (les Commissaires de Fayoun) ont reçu le décret impérial du 2*^ jour du lo*^ mois (7 nov. i858) décret qui leur donnait des instructions conçues dans les termes suivants :
l^Voir le décret du 7 nov. i858 depuis: « Sur eux repose le soin... (jusqu'à) point de délai. »]
Les Commissaires se prosternent aux pieds de S. M., ils trouvent cpi'il leur est diflicile d'exprimer l'admiration que leur imposent ces instructions qui prouvent combien est claire et profonde, môme à cette distance, l'intelligence sacrée des affaires. Us ont considéré les désordres occasionnés depuis Cjuelques années par les bandits indigènes dans la province de Canton, ainsi que les atrocités et les actes incendiaires commis par les Barbares révoltés.
Ils constatent que les premiers (les bandits) n'ont pas encore été tout à fait réprimes sur les rivières du Nord et de l'Ouest et que pour prendre toutes les mesures nécessaires, soit pour se défendre contre les exactions de ces bandits, soit pour les anéantir complètement, le peuple est requis partout de suppléer par des contributions ou par des emprunts au déficit de la caisse militaire. Si donc il fallait ajouter encore ces dépenses, celles que nécessiterait l'organisation des milices, il y aurait certainement à craindre que les moyens fussent insuffisants et que la mesure n'eût aucun résultat matériel.
En même temps, d'ailleurs, comme l'agitation causée par les
8 f.KS CONSÉQUENCES DES TRAITÉS DE TIEN-TSIN
Harljarcs n'est pas encore à son terme, il ^er<iit imprudent de ne plus les surveiller et de lâcher ainsi la bride à leurs empiétements. Les Commissaires ont incessamment étudié cette question et sont arrivés à cette conclusion, que le seul plan suivant lequel il soit utile d'agir, est celui qui se trouve dans ces paroles : faire des paysans le dépôt des troupes (axiome chinois d'une haute antiquité, qui a rapport à l'orsanisation militaire des Empires). D'a])ri's ce plan, des ordres seraient donnés dans tous les villages pour (jue les hommes valides s enrôlassent conformément à la discipline militaire, et les listes des hommes capables de porter les armes, leur nombre variant naturellement suivant l'étendue de chaque village, seraient dressées avec soin pour servir de renseignement.
Les hommes enrôlés de cette manière devraient être instruits à manœuvrer les canons, à manier le fusil et à d'autres exercices. En temps de paix, ils seraient libres de se livrer aux travaux des champs et de pourvoir à tous leurs besoins au moven de leur propre travail. En temps de troubles, ils seraient appelés sous les bannières. Ainsi les ressources que le peuple présente pourraient être toujours concentrées tandis que les dépenses auxquelles il faudrait faire face seraient insignifiantes. Permanence et économie seraient ainsi assurées, et, par suite de l'application d'une ancienne règle aux difficultés du moment, un plan parfaitement adapté aux circonstances actuelles se présente de lui-même.
Par ce courrier, les Commissaires ont respectueusement rendu compte à S. M. des mesures qu'ils ont prises conl'oimément à leurs instructions et ils supplient S. M. de vouloir bien jeter un coup d'œil sur leiu- rapport, et leur faire connaître si Elle se trouve sulïisamment informée.
Les signataires du rapport doivent ajouter qu'ils ont changé le nom de leur comité, c'est-à-dire celui de Comité général de Fayoun pour l'organisation des Braves, pour celui de Comité général pour r approvisionnement des forces sur la rivière de VOuest et du .\ord et que, pour que l'attention des barbares ne soit pas éveillée par leurs actes, ils ont envoyé le sceau dont ils se servaient dernièrement comme Commissaires Impériaux chargés de poursuivre le premier de ces objets au Gouverneur-général Houang Tsoung-han (un ordre olliciel, adressé par les Commissaires de Fayoun au Comité de Shek Tsing sous la date du 3o déc. i858, est revêtu de leur sceau et porte le titre de Commissaires Impériaux pour la conduite des alTaires concernant les Barbares). De plus dans toutes les affaires qui passent maintenant par
APPRKIIENSIONS DU BARON GROS g
leurs mains et qui ont trait à l'organisation des lîravcs, les Ministres de S. M. (c'est-à-dire les Commissaires de Fayoun), obéissant à ses instructions, ont soin d'émettre eux-mêmes tous les ordres à donner, sans conférer avec d'autres personnes et sans en informer qui c|ue ce soit, afin d'assurer le secret de leurs actes et d'empêcher que quelques indiscrétions ne soient commises sur le plan arrêté (cette phrase est une citation du décret impérial du 7 novembre); dès qu'ils pourront rendre compte des résultats obtenus par les mesures qu'ils ont prises, ils rédigeront un nouveau rapport de nature, ils en ont l'espoir, à dissiper toute inquiétude dans l'esprit de S. M.
Post-scriptum respectueux '.
Le 8 février iSSq, une expédition pacifique composée de goo Anglais et de i3o Français fut envoyée de Canton, à Fayoun ; les trois membres du Comité de Fayoun auxquels l'Empereur avait adressé l'édit secret de novembre avaient fui en emportant leurs archives et avec leur départ avait sombré le crédit dont ils jouissaient près de leurs concitoyens. D'ailleurs les Commissaires impériaux n'avaient pas manqué de déclarer que « le document que lord Elgin leur a transmis et qui lui a été donné comme étant un édit secret de l'Empereur adressé aux membres du Comité de Fayoun est un faux matériel, injurieux pour l'Empereur qui, fidèle à ses engagements, était résolu à les remplir avec honneur et que des recherches allaient être faites pour découvrir l'auteur d'un acte aussi coupable et de le punir sévèrement si on parvenait à l'arrêter. »
APPBEnENSIONS DU BARON GROS
Le baron Gros écrivait de T'ien-tsin, le 3 juillet i858, au ministre des vVffaires étrangères :