Nom littéraire du Ivouang-Toung
KDTT IMPEUIAI, SKCRKT
nous coiniîiciiçions à constater un reiour partiel tin Pays vers le bien, les barbares anolais ' se sont révoltés soudainenicMl, et ont pris la possession de la capitale du Yué oriental (Canton). Ils ont attaqué et détruit les forts de T'ien-tsin ; ils ont osé même jiénétrcr jusque dans la terre intérieure. Leur violence appelle l'indignation des Dieux et des hommes, et la terre elle-même cric vengeance contre eux, pour tous les maux qu'ils ont causés. Le nombre des maisons du peuple qu'ils ont détruites ne peut s'évaluer que par myriades, et des millions ne sulTiraicnt pas pour compenser les revenus de l'Ktat dont le pillage est leur œuvre.
En recliercliant l'origine de ces maux, nous a^ons acquis la conviction qu'ils proviennent de ce que nous avons employé des hommes qui, incapables de remplir leurs fonctions, ont été impuissants à diriger ou à contrôler les actes des étrangers, et ont ainsi apporté la ruine sur la terre. Nos larmes coulent au récit de ces malheurs.
Mais comment se fait-il que nous ayons cédé aux circonstances et toléré que les barbares dictassent les termes de la paix ? Il n'y a qu'une seule raison pour l'expliquer, c'est que la guerre avait pénétré jvisques aux confins de notre domaine impérial, c'est que l'ennemi était aux portes de la capitale, et que la guerre entraînant à sa suite l'alarme et le désordre, le peuple se trouvait dispersé et sans abri. Pouvions-nous supporter plus longtemps les souffrances de notre peuple ? Notre repos était troublé, et nous ne pouvions même pas prendre nos repas sans émotion ! Aussi nous n'avons eu d'autre ligne de conduite à tenir que celle d'accorder à ces barbares ce qu'ils demandaient afin de mettre un terme à la détresse du moment.
Maintenant cependant nous avons ordonné déjà à Leang Toungsin de se rendre en toute hâte à ï'oung-tcheou, et d'y acheter un grand approvisionnement de pieux, cju'U déposera en sûreté à T'ien-tsin ou sur la côte, dans le voisinaa:e de cette ville, et comme il le jugera le plus convenable, afin de préparer une défense si sûre et une barrière si etiicace, que les vaisseaux des barbares ne puissent plus jamais entrer comme ils l'ont fait, dans les eaux intérieures. Ceci est une mesure de la plus grande importance.
Quant à la province de Kouang-ïoung qui jusqu'ici a été renommée par sa loyauté et son patriotisme, qui dans une occasion