H. Cordier, Hist des Relat., I, p
I^o r.rs r.onps rxPKDiTiow mrts
1'" brifjnde : Jamin ', général tlo brigade, commandant en second le corps expéditionnaire ; aide de camp : Laveuve, cap. d'état-major ; i'' bataillon de chasseurs à pied (huit compagnies); loi'' régiment d'infanterie de ligne (2 bataillons à G compagnies), col. Pouget ; 7" compagnie du i"' rég. du génie ; i" section de la i'"'" compagnie d'ouvriers du génie.
?* brifjadc : commandant : Collineai ', général de brigade; aide-de-camp: Leskrgeant d'IlENDECouRT, cap. d'étatmajor; 102'' régiment d'inf;\nterie de ligne (2 bataillons à 6 compagnies), col. O'Mai.ley ; régiment d'infanterie de marine (2 bataillons), col. de ^ASSOIG^E; artillerie (ii*" comp. du 6*^ rég. pontonniers ; 10'' batterie, 7^ rég. ; 7" batterie, 8° rég. ; i""" batterie, 9* rég. ; 3* batterie, 10' rég. ; section de fuséens de la !\'' batterie, 12' rég. ; section de la 2" compagnie d'armuriers ; section de la 5'' compagnie d'ouvriers d'artillerie; troupes du quailier gén('ral (détachements de gendarmerie, du train des é([uipagos militaires, d'ouvriers.
1. Promu à son grade le 3 janvier 1802; aide de camp du dur d'Aumale, i8'i7 ; commandait la i""*" subdivision de la '1= division militaire à Chàlons-sur-Marne.
2. De la promotion d'août 1847; commandait \o i'''' régiment de zouaves le 8 sept. iSô.ï à l'assaut de MalakolF. — « Ouvrier. disait-r>n avant d'être soldat, il avait lu peu de livres. C'était un grognard difficile à mener, un chef taciturne et dur. Mais il possédait au degré le plus haut cette intuition soudaine et cet amour silencieux de la guerre qui font le grand soldat et le bon capitaine. Collineau était vraiment l'homme de guerre, âme des armées qui parfois le détestent et toujours le suivent, création étrange et rare qui, le jour où les hommes se mesurent, apparaît surgissant du fond d'une boutique, d'une chaumière ou d'un atelier, et devant laquelle tous les rangs s'ouvrent.
« Ce héros de Malakodet de bien d'autres combats qu'il ne racontait pas est mort à T'ien-lsin de maladie. La fortune lui devait une autre fin. Quand nous apprîmes cet événement, un officier de grand mérite qui n'aimait pas Collineau s'écria : « C'est une perte qu'a faite la « France. « C'était une perte, en elTet, mais combien il y a peu d'hommes dont on osât faire un si grand éloge » (Escavrac de Lauture, Mémoires sur In Chine, pp. 25-2(î).
ORGAMSATION DU COUPS KXPÉDITIOMSAIRK îf^l
d' Infirmiers ; 5o cavaliers, pris parmi les spahis et les chasseurs d'Afrique, cap. Mocquart).
« Les elTectifs étaient porlés : pour l'infanterie, à 5 Ô90 hommes, y compris i 600 sous-officiers et soldats de la marine ; pour l'artillerie à i 200 ; pour le génie à 32i.
« Les services administratifs comprirent 4 fonctionnaires de l'intendance, /i4 officiers de santé et vétérinaires, /ii officiers d'administration, 211 sous-officiers et soldats, organisés d'une manière très large et pourvus d'une réserve d'elïets d'habillement, de linge et chaussures, etc.
« L'inlanlcrie fut approvisionnée en munitions, à raison de 4oo cartouches par homme ; l'artillerie, à raison de 600 coups par pièce, avec i 000 fusées de campagne et i 000 fusées de siège. Le génie était suivi d'un petit parc.
« La nécessité de fortifier les cadres des diverses armes fit augmenter chaque compagnie ou batterie de i officier, de 2 sous-officiers et de !\ caporaux ou brigadiers.
« Indépendamment de leur tenue réglementaire, les troupes furent munies d'une tenue de bord, composée de deux pantalons de toile, d'une blouse, d'une criméenne, d'un gilet et de deux ceintures en flanelle, et de deux cravates bleues ; elles emportèrent la casquette et le phécy, qui ne leur servirent guère que pendant la traversée, des casques de matière végétale, très légers et recouverts d'une toile blanche, leur ayant été distribués plus tard pour les garantir des insolations si fréquentes sous le climat de la Chine » '.
Toutes les troupes, à l'exception du 2° bataillon de chasseurs à pied qui devait prendre passage à Brest sur le Rhône, devaient être embarquées à Toulon, où le général Montauban se rendit le 29 novembre ; les 9 transports à vapeur qui devaient faire relâche à TénérifTe, au cap de Bonne-Espérance, à Singapore et à Hong-kong, prirent la mer dans l'ordre suivant : 5 déc. : la Dryade ; 7 déc. : le Calvados ;