‹ L'expédition de Chine de 1860; histoire diplomatique, notes et documents;Chapitre 76 sur 236 · LE GK.V.ND CO.NSEIL A S. E. UO, VICE-ROI DES DEUX KIANG, ETC., ETC · texte numérisé non relu

LE GK.V.ND CO.NSEIL A S. E. UO, VICE-ROI DES DEUX KIANG, ETC., ETC

Pc-King. fui mars.

Le Grand Conseil a reçu hier la dépèche de A . E. transmettant une lettre olîlcielle de l'Envoyé français Pou, dans laquelle il est dit : que dans la cinquième lune de l'année dernière, lorscju'il arriva à l'embouchure de la rivière de T'ien-tsin dans l'intention de se rendre à la capitale pour échanger les ratifications du Traité, il se vit arrêté dans l'accomplissement de sa mission par les obstacles que les autorités y avaient accumulés sans motif, et demande une indemnité de guerre pour l'attaque dont un navire Français a été l'objet, Sec, Sec Le Grand Conseil a reconnu après exainen que dans la cinquième lune de l'année dernière, les Anglais au mépris de la raison donnèrent l'ordre de détruire les obstacles que nous avions élevés à l'embouchure de la rivière, et vinrent avec une armée dans ce but. Dès lors ce n'est pas la Chine qui s'est montrée délovale ; comme les deux Empires de France et d'Amérique n'étaient pas venus comme leurs alliés, à cette époque les autorités de l'embouchure de la rivière envoyèrent à bord des deux navires français et américain prendre quelques informations et leur ordonner dépasser par la route de Pe-t'ang

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pour se rendre à la Capitale. Mais le navire français était déjà parti, et les Américains se rendirent seuls à Pe-t'ang elVectuer réchange des ratiQcations de leur traité ; ce qui ne doit être attribué qu'à ce que les Français n'avaient pas fait connaître par une dépêche à l'avance qu'ils accompagneraient les Américains '. Comment peut-on dire que nous nous sommes opposés à ce qu'ils pvissent remplir leur mission ? Ajoutez à cela qu'après le départ des Français, V. E. leur écrivit à Chang-Haï pour leur annoncer que puisqu'ils n'avaient puse joindie aux Américains (dans leur marche), il leur était loisible, s'ils désiraient échanger les ratifications de leur traité, de prendre la route de Pe-t'ang et de traiter leurs affaires de la même manière que les Américains. Quant à la demande d'une indemnité de guerre fondée sur l'attaque d'un navii'e français, puisque les Français n'étaient pas les alliés des Anglais dans le combat cpi'ils ont livré aux Chinois, comment donc les Chinois auraient-ils attaqué un navire Français !' Et si l'on parle d'indemnité de guerre, est-ce que les frais d'armements faits par la Chine depuis ces dernières années ne sont pas immenses ? Il faut que chacun supporte ses dépenses, et encore les leurs ne seront-elles pas la moitié aussi considérables que celles de la Chine.

Ajoutez à cela cjue l'année dernière les Français ont demandé à ne pas payer à Tai-wan et autre part des droits plus forts que les Américains, et que l'Empereur toujours bienveillant et humain pour les étrangers, et protecteur éclairé du commerce, a étendu aux Français le bénéhce qui venait d'être accordé aux Américains, bien que les ratifications de leur traité n'aient pas été échangées. C'était à coup sur traiter les Français avec bienveillance, et aujourd'hui non seulement ils ne se montrent pas reconnaissants, mais demandent au contraire des excuses pour l'attaque dont un de leurs navires a été l'objet et une indemnité de guerre. En outre dans leur dépêche ils fixent un délai pour répondre à cette communication importante dans laquelle ils reproduisent la demande extravagante de résider à la Capitale d'une manière permanente. Le grand Conseil a examiné le traité conclu à T'ien-tsin, et n'y a vu aucun article concédant ce droit ; l'art. 2 seulement est ainsi conçu : « Si une autre puissance inscrit dans un traité avec la Chine qu'elle pourra envover des Ambassadeurs, envoyés ou autres à la Capitale pour y résider d'une manière

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