I. Pour traduction : i!i avril 18O0. Sig. : E. de Mkkitens
MÉMOBANDUM l65
Il ne restait plus aux diplomates qu'à remettre les affaires aux hommes de guerre : le i/j avril, le mémorandum suivant, rédigé en français et en anglais, était remis le i6 par les Plénipotentiaires aux Commandants en Chef :
MEMORANDUM, I /j AVRIL 1860.
Les Soussignés Envoyés extraordinaires, &c., s'étant communiqué mutuellement les documents émanés du Conseil Général de l'Empire chinois qui leur ont été ti'ansmis ofliciellcnient par lo Commissaire Impérial Vice-Roi des deux Kiang, en réponse aux ultimatum de leurs gouvernements respectifs cpn ont été notihés au Cahinet de Pe-Iving le 8 du mois dernier, — sont demeurés d'accord que ces réponses par cela même qu'elles ne contenaient rien qui put être considéré comme une acceptation, constituaient un refus formel des demandes du Gouvernement de S. M. l'Empereur des Français et de celui de S. M. Britannique posées dans les dits ultimatum, outre que le ton très peu satisfaisant dans lequel elles sont conçues écartait pour le moment toute possibilité d'un arrangement pacifique par la voie des négociations.
Les Soussignés sont convenus en conséquence qu'il ne leur restait, conformément à leurs instructions, cju'à remettre aux Commandants-en-Chef des forces de terre et de mer, françaises et anglaises, en Chine, le soin de concerter les mesures coercitivcs cjui suivant la marche tracée par les instructions des deux Gouvernements leur paraîtraient les plus à propos pour contraindre le Gouvernement chinois à observer ses engagements et à donner aux Puissances alliées les réparations que sa conduite déloyale dans les événements du mois de Juin de l'année dernière a si amplement motivées.
Chang-Haï, le i4 Avril 1860.
Frederick W. A. Bruce.
Sig. : A. BOURBOULON.
La lettre suivante de M. de Bonrboulon accompagnait l'envoi du mémorandum au Général Monlauban ;
\C)C) II.TIMATIM nr I.V FRANCK ET DE I. ANGLETERUE