Cte d'Hérisson, L'E.rn. de Chine, p
Pnr.MlKRES HOSTILITES. — LES T AI-P ING
PROCi;s-VEnn.vi,
A la ConIV'reiicc tenue, le ili Avril i8()o, chez Mr. liruce. à l'effet de prendre en considération générale les mesures d'hostilités auxquelles on aurait recours pour le cas où les Plénipotentiaires décideraient que les affaires seraient remises entre les mains des Commandanls-en-chef des forces de terre et de mer ;
Mr. Bruce a lu un Mémorandum rédigé par lui-même, en date du i/| avril, iSOo, qui traitait la question de l'élahlissenient d'un blocus dans le Golfe de Pe ïche-li, ou dans une partie de ce golfe, avant que les préparatifs militaires fussent assez avancés pour permettre aux troupes de faire un mouvement correspondant en avant, et calculait les ell'ets qu'à Chang-Haï surtout une pareille mesure aurait prohablemont sur les intérêts commerciaux et la sécurité des étrangers.
.\près avoir considéré le contenu de ce Mcnioranduni cl mùremenl délibéré.
Les Soussignés ont résolu à l'unanimité qu'un blocus immédiat, comme opération isolée, serait probablement plus préjudiciable aux intérêts de l'expédition cpie nuisible au Gouvernement Chinois, et qu'en consé(juonce il n'était pas désirable de l'élablir jusqu'à ce que les préparatifs de l'exjK'dition fussent plus avancés.
Il a été également résolu que les forces alliées occuperaient l'ile de Ghusan aussitôt qu'elles seraient prêles à mettre cette opération à exécution, et que les Plénipotentiaires en feraient la demande aux Commandants-en-chef, attendu qu'il était essentiel pour les opérations ultérieures que cette mesure ne fût pas dill'érée.
(Sig.) A. BOURBOULON.