‹ L'expédition de Chine de 1860; histoire diplomatique, notes et documents;Chapitre 89 sur 236 · LE TAO-T AI DE CHA>G-HA1 AU GENERAL DE MONTAUBAN · texte numérisé non relu

LE TAO-T AI DE CHA>G-HA1 AU GENERAL DE MONTAUBAN

De plus en plus affolé, Wou, le tao-t'ai de Chang-Haï,

LE TAO-T AI DE CIlAING-nAÏ AU GÉNÉUAL DE MONTAUliAN 177

adresse au général de Montauban, une nouvelle demande de secours contre les rebelles :

Wou-iuu ' expose rcspeclucuscmcnt à S. E. Montauban ce f[ui suit :

J'ai appris aujourd'hui à 6 heures que le i3'- jour (hier) Soutclicou a été attaqué et détruit par des voleurs et que leurs bandes arrivaient déjà à K'ouen-chan. Or. je trouve que cette ville n'est éloignée de Chang-Haï que de cent et quelcpics dizaines de 11 (environ i5 lieues de France), et comme il n'y a pas de troupes pour s'opposer aux progrès des bandits, ceux-ci peuvent être ici dans un ou deux jours. Je m'adresse donc à vous, Général, pour vous prier de vouloir bien, de concert avec les Anglais, envoyer des troupes pour veiller à notre sûreté. Les autorités comme le peuple vous en seront on ne peut plus reconnaissants.

Le pays de Chang-IIai est d'ailleurs bien grand, les bandits y venant y viendront en grand nombre, et il est à parier qu'ils profiteront des ténèbres de nuit pour apparaître subitement ou qu'ils incendieront les villages pour les piller. Si je ne vous en informe que dans ce moment là pour que vous expédiez des troupes et des olTiciers, il est à craindre que le secours n'arrive trop tard et que bien des gens ne soient déjà devenues victimes.

Aussi oserai-je vous prier. Général, avec instances, de vouloir bien expédier des olTiciers et des soldats pour occuper le plus tôt possible tous les principaux abords de Chang-Haï et s'opposer ainsi à l'arrivée au milieu de nous des rebelles. Ce n'est qu'alors que vous protégerez efficacement ce pays, autrement les rebelles viendront ici immanquablement et une fois la lutte engagée, les populations des villages d'alentour en souffriront toute sorte de malheurs. Ce qu'il y aurait d'ailleurs de mieux à faire ce serait que vous daignassiez, Général, en accédant à cette mienne humble requête, envoyer au plus vite des troupes vers Kia-ting (bien), Tai-tsang (tcheou) et K'ouen-chan (bien) et faire rétrograder ainsi les bandits au seul bruit de votre mouvement en avant. Le bienfait sera immense, la reconnaissance infinie.

Voilà l'objet de la représentation ci-dessus, on ne peut plus

I VVou-Miii, du Tchc-kiang, successeur de Sié-Ilouan ; entré en l'onclions, au janvier iBôi).

CoKDiER. — Expéd. de Chine, iSfio. 12

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