CHAPITRE III
M. de Corcelle apprend à Marseille l éVasion de Pic IX et sa retraite à Gaôle.
— Diverses propositions soumises au Pape parla France. l'Espagne, l’Angleterre, la Bavière et l'Aulrichc. — Motifs qui le décident à quitter Rome et à choisir les Etats de Naples pour lieu de résidence. — Eifroi et consternation des Romains en apprenant le départ du Pape. ~ Ils s’attendaient à notre intervention cl l'auraient acclamée comme une délivrance. — Lu brigade Blollière avait été laissée en rade de Marseille, prête à partir au premier signal. — M. de Corcelle arrive à Gaëlc le 7 décembre. — Remcrcimenls du Sainl-Pèrc au général Cavaignac cl à l’Assemblée constituante. — Imertitudc que jclle dans scs résuliillons l’approche de réleclion présidentielle du JO décembre. — Coninicnt on jugeait les deux candidats à la cour de Gaêlc. — Les vœux et les espérances étaient pour le général Cavaignac. — Les Buonnparle cl la cause italienne depuis 1815. — Le prince liOuis-Napoléon eu 1851. — Les souvenirs de celle époque naturellement plus présents à la cour ponliiienic que dans les cercles politiques de Paris. — Scrutin du 10 dércmbre 1848. — Premier ministère de Louis- Napoléon. — MM. Odilon Barrot et de Falloux — Les catholiques comptaient que l’intervention en faveur du Pape» commencée par Cavaignac, allait être continuée. — Le nouvciii président était opposé à cet avis. — Ses opinions italiennes étaient plus connues des Italiens que des Français. — Curieuse dépêche de Tommusoo, amb.i>sadcur de Venise, racontant à Manin une conversation qu’il avait eue le 25 décembre avec Louis-Napoléon. — Les ministres, unanimes avec le président pour ne reconnaître d’autre gouvernement romain que celui du Pape, étaient divisés sur la conduite à tenir. — Sentiments de MM. Odilon Barrot et Drouyn de Lliuys sur celle question. Négociations de l'ablié Giobcrli pour obtenir que le Piémont reste seul charge des affaires d Italie. — Mission du marquis Moniczemolo à Gaêtc.
— RéjK)rtsc du Pape. — Colère du cabinet sarde contre Naples, qui a osé le soupçonner de vouloir enlever les Romagnes au Saint-Père. — Scs offres d’intervention paraissent suspectes aussi au gouvernement provisoire romain qui les repousse. — L’abbé Gioberti se tourne vers la France. — Sou voyage à Paris, — Le président clin majorité du ministère se rallient de suite au plan piémonlais. — Résistance de M. de Fallonx. — Intcrpcllii-
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ÏAltLE I)ES MATIEUES.
lions (le M. Ledni-Hollin, le 30 février 18i0, lur ce pnqet de rcstaurnlioo papale par les armes du Piémont soua la responsabilité de la France. — Le pasteur protestant Coquerel se prononce en faveur de Pic IX. — Discours remarquable de M. .Aylies. — Le ministère n'avoue ses projets que par son silence. — Nouvelle et violente insistance de M. Lcdru-Hollin le 8 mais. — L'Assemblée repousse tous les ordres du jour et laisse carte Manche au gouvernement.
La Constituante romaine proclame, le 9 février, l'abolition du pouvoir tcvii' porel et la Képublique. — l.e.s constitutionnels essaient de s’opposer à iv vote. — Protestation du Saint-Père le 14 février. — Note du cardinal Aiitonelli demandant le secours de quatre puissances catholiques. — .Adhésion de l'Burope entii'te à cet appel. — Le Piémont seul proteste et maintient St pré enlion d’intervenir seul dans une affaire i|u'il ne voulait considérer que comme italienne. — Chute du ministère Gioberli. — Anarchie en Toscane. — Maizini admis au titre de citoyen romain et nommé à la Caa.sliluante
CIIAPITIIK IV.
Ëinotion produite en France par la nouvelle de Novare. — Charles- Albert.
— Motifs personnels qui l’avaient entraîné à une résolution désespérér'. — Ij France espère dans son successeur i>arce qu’il avait juré le Matul. — Altitude cxpcclanicet protectrice qu’elle entendait garder entre l’Aiilriclic cl le Piémont. — Ixiuis-Napoléon voulait la guerre conlrerAiitricbc. — Elforls de M. Thiers |iour le détourner de ce dangereiii projet. — Conférence de M.Thiers avec le président de la République et le baron de Ilübner. — La paix est maintenue et le Piémont tiré des mains de l’Autriche victorieuse.
— Parti de la guerre à l’Assemblée. — M. Dillault, candidat minisltViol.
— M. Drouin de Lhuys lui répond. — .Analyse du discours de M. Thiers du 51 mars 1849. — 444 représentants contre 530 adoptent l’ordre du jour proposé par le comité des affaires étrangères, qui donne an gouvernement le droit d'occuper militairement un point quelconque du territoire italien. — I,e 17 avril, le ministère vient demander à l’Assemblée que ca point soit Civita-Vecchia et au besoin Rome, si les événements nous y appellent. — Franche déclaration du général de Lamoricière en faveur de l’intervention de la France à Rome. — Rapport de M. Jules Favre. — Embarras et rélicences du pnisident du conseil. — HM. Scbœlcher et Germain Sarrut, formant la minorité dissidente de la commission, veulent forcer M. Od. Barrot i prendre à la tribune l’engagement de ne pas combattre la République romaine. — L’Assemblée autorise le gouvernement, par* l’ordre du jour pur et simple, à refuser cet engagement.
Départ de Paris du général Oudinol de Reggio le Id avril. — Fon sentiment personnel sur les devoirs de la France vis-i-vis de la papauté. — Trois plans de campagne proposés. — On se décide pour un débarquement de gré ou de force à CiviLi-Vecchia. — Iæ commandant Espivent de la Villcboisnct, premier aide de camp du général en chef, obtient du conseil mn-
TAltLi: liLS ilATIÈUtS. :»I7
uiciptl de celte ville un vote favoriible à noire iutcrvenlioii. — Entrée dans le port de deux navires porUnt nu secours do la Uépublique romaine le." volontaires lombards renvoyés par le Piémont. • Le général Ondinol refu-e de leur laisser prendre lerre à Civila-Yeccliia. — Arrangement violé par les Lombards qui entrent à liome le 20 avril. — Le 27, Garibaldi, revenant des IrontJcTCsde Naples, s’y élnil enfermé avec douze à quinze cents hommes. — Le parti de la résistance rem|>orle de co moment sur la population qui voulait Iraitcr avec les Fninçais. — Deux des triumvirs, la niunicipalilé, la garde civique Cl le corps des carabiniers s’étaient déjà prononcés pour nous lecevoir; Mazzini seul, appuyé sur le club central, entraîne la Constituante à voler pour la résistance. — Mesures violentes décrétées en même temps. — Le génénd Oiidinot confiant dans les rHp|v>rtsqui lui vouaient de Rome cl de Gaële, s'approche de la ville. — AlTairc malheureuse du 50 avril. — Mauvaise siliintion du général en rhcl', provenant dos instructions insutfisantes qu'il avait acceptées. — État de Rome a ce moment par un témoin oculaire.— I.c P. Gavazzi, aumôniordc (iarihaldi, s'introduit dans le camp pour assA."sincr le général Oud nol. — Le corps expéditionnaire, trop faible pour entreprendre le siège de Rome, va camper au |M>rt de Palo, |>oui' attendre des rciifoits d'hommes et de matériel. . ITtS
ClIAPITIÎi; V
Allrcuse situation de i'ilaiiu au priiilemps de 1841L — lini>res>ii>u pro<iidte en France par la première nouvelle de la jomnée du 50 avril. — Derniers jours de la Conslitnante. — Altitude du gouveniemCnt, ferme devant rémeute, embarrassée devant f Assemblée. — l«ap|K)i i deM. Senard. — Vote de blâme du 7 niai. — Graves incidenU de.s jours suivants. — Lettre du président de la République au général Oudinot. — Ordre du jour du général Changarnier à raniiéc de Paris. — lieureux cfTet de cette initbitive de lx>nis-Na|>oléon , qui donne un chef nu p:Hli de l’ordre et re’ève le moral «le l’armée. — Elle fut en rnénic temps une première victoire d’opiuk>n publique du présiilent sur rAsscmhlée. — T/npproche des élections du 13 mai décide le iiiiiiistère ù rester aux alTaires malgré le vole du 7. — Envoi de M. «le Lesseps à Rome. — Scs conférences avant de partir avec M. Oïlilou Rarrnt, le président de la République et H. Drouyn de Lliiiys. — Ses iiislruclions. — Son entrée à Rome. — Scs première-^ impressions favorables au parli de la résistance. — .Armistice. — Premier projcl ifarrangeiiient non présenté. — Second projet repoussé par les iriuiiivirs avec des lenteur." calculées. — imp.itiencc de farmée. — .Vrrivét: au camp des généraux Vaillant et Tliiry. dé^^gl1és pour comiiiander le g«*nie et rartilleric. — Conseil de guerre où I on dcci«le de ne pas accorder à M. de l^csseps la prolongation d’armistice quM demandait. — Installons du général Vaillant auprès du gtMiéral en chef pour qu’il rompe tout nicuagcmeiit vis-à-vis de cet envoyé. — Chargé d’aller poiicr luiiiièmcces conseils à M. de l.e.^scps, le général Vaillant se rend ù Rome sous le nom du docteur Fiiiol, cl avoue, en revenant, qu'au lieu d’avoir gagne