CHAPITRE PREMIER
l'ülitiqiic rr.ii)^\iUu ü Runjc tnu!' la nionarrliic <Jc Juillet. — l’arulc? de M. I^llitle à M. de Saiiil-Aulairc. — Dépèelie de M. Cuiiot à M. Hus>i, du il janvier I8i8. aiiiioni;aiit que la France était prête à ae porterait aecoiira du pape. — l>a République oublie allas! en Taveiir do Pie I\ le principe de non-interveulion. — Poiirqiiui la cause du pouvoir teiiiporel des Papes a toiijoura été ai franraise. — Antipatliie traditionnelle entre les Italiens et les Français. — l.’identité d'origine entre deux |>cuples n’est ni luw cause ni une garantie de bonne entente. — La France a été de tout temps forcément inélée aux agiutioiis de l'Italie. — Situation de.s Étals de l'Église lors de l'arénenient de Pic IX. — Pontilirat de (irépoirc XVI. — Le me~ morandum des cinq pui.ssances. du I2I mai IS3I. — Révolte des Romigncs.
— Mensonges de partis sur les événements de cette éjioque. — La France seule maintient à Rome le.s promesses et les espérances du mémorandum ■
— Amnistie donnée |tar Pic IX le 16 juillet 11146. — Scs principales rclonncs. — Leur effet à Rome et dans les divers États de la péninsule. — Méconlentomeut de rAiitriche. — Appui et conseils de prudence donnés au Pape par le gouvernement français. — Occupation de Ferrare par les Autrichiens cl protestation du Saint-Père. — Union iloiianière entre les Liais de I Église, la Toscane et la Sardaigne, — Kntliousiasme des Romains.
— L’unité de l'Italie est faite par Pic IX. — Iji cause de la religion et la
TAHLK DKS MATIllUKS.
c.nisc tics ivi'urnics ii’eii foni plus qu’unc. — Grnn<I et heureux ébrtnlcmetil <tr> finies eu Franco et ilaiis le montle entier. . 1
CllAPÏTKK II.
Grainlcs «usciU'cs (Fins ceiiuins esprits par les onlrepriH's de l*ic IX cl Fenlh(iu>ia4inc des ll»li«'n«. — M. Guiu»t et M. Thiers (Fnct'ord pour ne p:»> voulnir la guerre sur la gue>tion de rirntf-pemiauce itnliemie. — Ce parti rathüHquo. — Scs foudalcurs. scs cüutradictcttrs» sa force. — L'impiiétude non moins visible que l’adhésion dans les adresse»^ des deux chambres à prüp»>s du l‘api». — Pic IX lOtimiençaii à la parlaacr. — iN'lilian du 10 jaii* %ier 1818 à I» CoustiUe pour demaïuicr rjrnicm> nt p'm'iol de la nation et la ^nierre roiilro rAulrichc. — Helle ré|>niiscdc l’ie IX.— Li n'volulion du ‘24 Février devait avoir pour proniior résnllal de pivcipiter rUalic corJrc l Autrichc, et par suite d*enlc^er la direclioti du mouveutent .m S«mi»rcic qui UC pmivjil donner le sijrnul de la guerre. — Journées de Milan. — Le 2r» mars 1848, Cliarics-Allicrt passe le Tessin. — Le marquis I’tirelo,>on mi« nislrc d(‘s aitjices étrangères, essaie de persuader à l’Fiiropc que celle. igrcsstou du Piémont a pour unique but de prévunîr la proclvunatiou de la RépU' bliqae on Lombardie. — Impression prothiite à Rome pr les nouvelles de Pmis, dtr Milan et de Yienne, toutes favorahicsà lu révolution. — I.e général Ihirando, nmninc au commandement de l’armée mniainc, est envoyé pour g.ardcr la rive du PO. — Il ounproniet le gouvemcnient poiilirieal par une proi’iaiiialioii Udliqueusc — Encyclique du 29 avril. — Déplorable occueil qui lui est fait en Italie. — p.irlt révulutioiinairc s’empresse de rttnipre publiquement avec le Sainl-Siege sur la question nationale. — Pie IX lente de sc powîr en itiéiliaUnir entre l Italie cl l'Aulriclio. — Sa lettre du 5 mai à l'enipereur. — M. Farîni, envoyé au camp de Cdiaricv- Albert, ne peut lairë^ écunter scs piDposilions.
Altitude et politique de ta Uépubliqnc r(nti<.'ai$e vis'.vvis de Fllalio. — Les parlcnienls de Turin. Florence, Itome, .Naples et Venise repoussent le concours armé de U France. — Ce concours est demandé, mais refusé an mmnetil de.s désastres. — Le général Civaignuc refnse de so laisser engager l».ir le Piémont contre la volonté de la France. — Conférences de Bruxelles. — Nullités p.indes du général C.ivaignac à la (.unsliliianle sur le devoir du goiiveniciiient de maintenir la paix. — Il refuse au Pape, comme il l'uvait n^fiisé a r.liarles-Albcii, Fap)nji qu’il lui domaiidail. — Le Pape se décide à ofliir le ministère au comte Itussi. — Mauvaise humeur du cabinet de Paris. — Programme de M. Itussi. -> Il lente d'unir par une ligue les ÈtaUTomains avec le Piémont et Naples. — L’abbé Rostuini. qui avait accepté |K>m le Piémont, est désavoué. — Poléniiquo de M. Rossi, dans la OazrUa di lioma du A novembre, cjiilrc le gouvernement piémoiiUia. — Assassinat de M. Rossi le 15, cl Journée du 10 au Quirinal. — Dépéilie du duc dTlarcouil et récits il«*.s journaux italiens du Iciidemotn. — IiilcrpeU talions do .M. Bixio à la Con^(itu.1^tc frnny.iise. — Le général Cavaigoai iinnnitre <(iril n'n pi^ attendu riiiiliativc de l'Assemblée )K>ur envoyer n
TABLK DKS MATlfillKS.
Rome un |>U'nij>olenliaire cl rlc< troupes. — UiHussion. — - ^M. Lcdra- Rüllin cl Jules Favre. — MM. Hc Monlalriii{>crl cl nuritiiro. — L'inlervcnlion en faveur du Pape est votée par AHÜ voix ronlre (>5. — Le prince I.oni'>-Napol4K»n déclare dans une lolire nu CousdiiithujiH que, s'il edi été ce jour-là à la CluniLre, il aurait voté c lUtrc I cxpédilion. ~ !1 corrige aiis>il6t le mauvais clïcl de cette déclaration par une Icllre au nonce, où il prononce plus catégoriquoiiienl cpie son compétiteur, en faveur de U suuvoniiiietû teinporclic du Pa|>e. — Vrai sons de la niission données M. de Corcelle. — Il faut voler au secours du l'apc! lui avait dit le général Cavnigiinc 55
CHAI'ITRF 11!.
M. de Correllc apprend n M-arsoille Féva«ion de Pie IX et sa relnile à Oaéle.
— Pi\ei>es propositions soumises au Pape prlaFranrc. l'Espagne, l’Angleterre, la Bavière et l’Autriche. — Motifs qui le décident à quillcr Homo cl à choisir les Étals de Naples j>«ur lieu de ré>idencc. — Eflroi et conslernation des Romains en rpprenniit le départ du Pape. — Ils s’nlten<laiont à notre iiilerveiilion cl l’auraient acclamée comme une délivrance. — La brigade Mollièrc avait élé laissée en rade de Marseille, prêtes partir an premier signal. — M. de Corcelle arrive à Gaêle le 7 décembre. — Uemcrciineiils du Sainl-Pèro au général Cavaignne et à l’As^mihlée ronstituanle. — Iiicerlilude que Jetic dans scs ré>oiiitions l'approche de rélcction présideuliellc du 10 décemlire. — Comment on jiiscail les deux candidats à la cour de Gaéle. — Le-* va*ux et les espérances étaient pour le général Cavaigiiac. — Les Buontp.nie cl la eaiisc it:dicMti:c <lepnis 1815.— I^e prince l.oiiis-NajH»léoii en — Los souvenirs de celle é|>oqMe naturellement plus présents à In corn* pontilicnic ipic dans les cerch^ politiques de paris. — Scrutin du 10 décembre I8»8. — Prourcr minislirc de Louis- Napoléon. — M.M. Odilon Uirrot et de Falloux — I.es calholiques loinpbiienl que i'iiilerveidion en faveur du Pape, commencée par Cavaignac, allait être continuée. — Le iiouvciu pré>ident était opposé à lel avis. — Ses opinions italiennes éluieiil plus connues des llnlieiis que des Frani;ais. — Curieuse dépêche de Tornmaseo. nmln'sadciir do Venise, rnconlaiil à Maiiiii une conversation qu’il avait eue le ‘25 décembre avec Loni’^Napoléon. — Les ntinislrcs, uiinnimcs avec le président pour ne reronnaiUe d’autre gmivemcinenl romain que celui du Pape, étaient divis4*s sur la conduite à tenir. — SciitiineiiU de MM. Odilon Rairol cl Dronyn de Lhuys sur celle question. Négociations de rablM* Gioberti pour obtenir que le Piémont reste seul chargé des alTaires d Italie. — Mission du marquis Montezemolo n Gaêle.
— Hépon>c du PajKî. — Colère du cabinet sarde coiitru Naples, qui a osé le soiipç'uiiier de vouloir euluvcr les Romaines au Saint-Père. — olfres d'iiilervenlioii parai>senl suspectes aussi au gouvernement )>rovisoirc romain qui les repousse. — L’ablnî Gioberti sc touine vei's 1a France. — Son voyage à Paris. — Le président et la majcYritu du ministen^ .«e rallient di“ suite au pian piéinonlai?*. — Résistance dcM. de Falloux. — Inter|>ella-
TABLK BES MATIERES.
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lions lie M. Loilru-Uollin, le iO février 1849, sur ce projcl de rcslaurniiio |>apale par les arrncs du Piémont sous U responsabilité de la France. — Le pasteur protestant Coqucrcl se prononce en faveur de Pic IX. — Discours remarquable de M. Aylies. — Le ministère n’avoue ses projets que par son «ilence. — Nouvelle et violente insistance de M. Ledru-Rollin le 8 mara. — L'Assemblée repousse tous les ordres du jour et laisse carte blanclicnu )iouvernement.
la Constituante romaine prot'lame, le 9 février, Pabolition du pouvoir len>> porci et la République. — Les oonslitulionucU essaient de s’opposer à ce «*oic. Protcstalion du Saint-Père le 14 féNrier. — Note du cardinal Anlonelli demandant le secours de quatre puissances catholiques. — Adhésion de l’Europe entière à cet appel. —''Le Picinont seul proteste et maiiiliout sa pré'.enlion d'intervenir seul dans une affaii'c qu'il ne voulait considérer que comme italienne. — Chute du miiiislère Gioberti. — > Anarchie cji Toscane. ~ Mazaini admis au titre de citoyen romain cl nomme j la Constituante Oi
CIIAPIIKE IV.
Émotion produite eu Kiaiicc par la nouvelle de Novare. — Charles- Albert.
— Uolifs personnels qui ravaicnl eiilrainé à une résolution désespérée. — La France espère dans son successeur parce qu’il avait Juré le Maint. — Altitude cxpcclnnloct protectrice qu'elle entendait garder entre l' Autriche cl le Piémont. — liOuis-Napoléon voulait la ^;uerre contre l’Aiilrichc. — EU’orts de M. Thiers pour le détourner de ce dangereux projet. — Conférence de
M. Thiers avec le président de la République et le baron de Ilübner. — l.a paix est maintenue et le Piémont tiré des mains de l’Autriche victorieuse.
— Parti de la giierrei l’Assemblée. — M. Rillault, candidat niinistéricl.
— U. Drouin de Lhuys lui répond. — Analyse du discours de M. Tliieis du 31 mars 1849. •— 44i représentants contre 3^20 adoptent l'ordre du jour proposé par le comité des affaires étrangères, qui donne au gouvernement le droit d occuper militairement un point quelconque du territoire italien. — Le 17 avril, le ministère vient demander i l’Assemblée que ce point soit Civita-Vecchia et au besoin Rome, si les événenients nous y appellent. — Franche dévlamlion du général de Lamoricière en faveur de l'intervention de la France à Rome. — Rapport de X. Jules Favre. — Embjims et rélicenres du président du conseil. — MM. Scbceicher et Germain Sarrut, formant la minorité dissidchte de la commission, veulent forcer
N. Od. Barrot i prendre à 1a tribune l’engagement de ne pas combattre la République romaine. — (/Assemblée autorise le goiivcrneiDent, p.'tr Tordre du jour pur et siriiple, à refuser cet engagement.
Départ de Paris du général Oudinot de Reggio le 16 avril. — Son sentiment personnel sur lo.s devoirs de la France vis-à-vis de la papauté. — Trois plana de campagne proposés. — On se décide pour un débarquement de grc ou de force à Civila-Vccchia. — l,c commandant Ëspivent de la Villeboisnct. premier aide de camp du général en chef, obtient du conseil mu-
TAHU- Ui:s MATIÈHK^. .MT
liicipil do celte Tille un vole favornhle à noire ti)li‘r\ciilion. — Entrée «liHi» le port de deux navires portant au secniirs de la ltépubiH|iic romaine ie^ volontaires lombards refivuyés par le Piémont. Le géiu‘r.il Oudinot reiuM: de leur laisser prendre terre à Civita*Yecchia. — Arraii|;cincnt violé p.vr lc> LomUirds qui mirent à Rome le 20 avrd. — l e 27, Garibaldi, revenant des rronlièrcs de Naples, s'V était cnfeniié avec douze à quinze cents liommes — Le parû de la résistance l’empoiic de ce moment sur la popiiintion qtu voulait tiailcr avec b'S Fi'uiiçtis. — Deux des Iriiiinvirs. la iiiuiiictpaliu'. In pnrde civique cl le corps de* c-Trabiniers a’éluiciil déjà pronomrs pour nous iccevoir; Mazzini seul, appuyé sur le club rentnil, entraîne la ConS' liluaiile à voler pour la résistance. — > Mesures violcnles déciétée* en même temps. — jréuérul Oudinot conliant dans les mp|>orls qui lui venaient de Rniiic et de Gaéie. s’approdic de la ville. » Allaire malheurcii^o du TiO avril. — Mauvaise situation du général en clief, provenant des iiistructions insunisanles qu'il uvail acceptées. — Ktal de Rome à ce nioment par un témoin oriihiire.->- Le P. iinvazzi, niimdnierde (inrikildi, s’introduit tlans le camp tvour assassiner le i:éiiéral Oud nul. — Le corps cxpéililioniuire. trop faible pour entreprendre le siège de Rome, va camper au port de Palo, pour attendre des reufmls d liointnes et de iiudéricd. . |.7‘»
CHAPITUF. \
AdcLMisc situslion de rilalie au printemps de IttRt. lniprc>siou piodi.ilr en Kraace par l.i première nouvelle de la Jourtirc du avril. — • Iteriiiet^ jours de la Conslitunnle. — Alliliide du gouvemniicnt. IVriiic devant rémculü.embarrassé’e devant l'Assendclée. — liap|Mut île M. Senard. — Vole de blilmc du 7 mai. ~ Graves incidents «les jours suivants. Lettre du président de la République au générai Oudinot. Ordre du jour du gén'r.d Clian;:arnier à l'armée de P.uis. ^ Heureux eifet de cette initiative do l.oui*-Napoléoii , qui donne un chef au p:n II de ronlre et re'ève le moral de rarmée. File fut en même temps une première victoire d’opinion publique du présiilent sur rAsscmblée. — î/approebe de« électbma du 15 mai déride le miinslère à rester aux ailaires malîfré le vole du 7. — Envoi de M. do Le«C}>s à Rome. — Ses coiiférencc* avant de partir avec M. Odiloii Rarmt, le pn*>»Jenl de la République et M. Drouyn de Lhuys. — Se* inslruclions. — Son entrée à Rome. — Ses première* impression» favorable» au parti de la résistance. — .\rmUtice. — Premier prujcl d arrangement non présenté. — Second projet repoussé par les triumvirs avec de» lenteurs calculée», — lm|Mliemede l’armée. — Arrivée au camp des généraux Vaillant et Tbiry. dé>tgiiés (K>ur commander le génie et l'artdlerie. — Conseil de guerre où I on décide de ne pa< «•corder i H. do l^essep* la prolonialiou d’aniiiMicc qu’d demandait. — Instan&'s du général YailUnt auprès du géiiér.d en « bef pour qu'il rompe tout mcingeitient vis-,i-vi» de cel envoyé. —. Chargé d’aller porter luimême ce* conseils à M. de. Le^seps, le géiiénd Vaillant se rend à Rome sou" le nom du docteur Einot. cl avmie. en revenant, qu’au lieu d'avoir gagné