‹ L'expérience humaine et la causalité physiqueChapitre 234 sur 263 · Traité, § 181, 182. Éd. citée, p · texte numérisé non relu

Traité, § 181, 182. Éd. citée, p

2. Voir en particulier dans l'Essai de 1851, le chapitre II : De Ut I\" son des choses, § 20 'et 21, Edit. 1912, p. 24 et 25.

l'eXPÉRIEN» E HUMAINE ET LA causalité physique

être foncièrement distincts, n'en ont pas moins leurs connexions el leurs enchevêtrements. Il est dans la force des» choses que les sciences cosmologiques fassent continuellement usage des données que leur fournissent les sciences physiques : i! arrive aussi, quoique plus rarement et en quelque sorte par accident, que les sciences physiques impliquent une donnée cosmologique ou physique qu'il faut dégager... Une ] uerre abandonnée à elle-même tombe actuellement à la surface de la terre : le principe que les lois de la Nature sont constantes suffit-il pour nous autoriser à conclure que cette pierre tomberait de même et avec la même vitesse, si l'on récidivait l'expérience dans le même lieu au bout d'un, temps quelconque ? Point du tout ; car, si la vitesse de rotation de la terre allait en croissant avec le temps, il pourrait arriver une époque où l'intensité de la force centrifuge balancerait celle de la gravité, puis la surpasserait. Aussi ne s'agit-il pas là d'une expérience de physique pure, mais d'une expérience qui est influencée par certaines données cosmologiques. L'expérience de Gavendish n'est point dans le même cas, du moins d'après l'idée que, dans l'état de nos connaissances scientifiques, nous nous formons de la loi de la gravitation universelle ; et voilà pourquoi nous sommes autorisés à porter à l'égard de cette expérience un jugement tout différent. Supposez que des observations ultérieures viennent donner en cela un démenti à nos théories scientifiques et qu'il faille revenir à des idées cartésiennes, en attribuant les apparences de l'attraction entre les corps pondérables à la pression d'un certain fluide qui pourrait être inégalement distribué dans les espaces célestes : dans cette hypothèse, aujourd'hui si improbable, l'expérience de Gavendish pourrait donner des nombres variables, selon que notre système solaire se transporterait dans des régions où le fluide dont il s'agit serait inégalement accumulé. On verrait reparaître dans l'interprétation de cette expérience la donnée cosmologique. »

Avec la théorie de la relativité généralisée, l'hypothèse, prévue, mais écartée comme ^improbable, s'est réalisée. Le retour aux idées cartésiennes s'est accentué, dans un sens, il est vrai, qui désorienterait Descartes s'il était placé brusquement en face de ces Cartésiens nouveau style. La physique pure est devenue géométrie selon le programme du maître ; mais la géométrie n'est plus demeurée la représentation d'un milieu homogène qui est donné tout entier dans l'immédiateté de l'intuition : c'est une métrique infiniment compliquée qui s'applique aux particularités constitutives d'un champ. Par certains de ses aspects et abstraction faite de l'ontologie péri-

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patéticienne, une pareille géométrie où la position dans l'espace devient, comme l'était pour Kant la relation temporelle, un caractère intrinsèque et constitutif du phénomène scientifique, ressuscite la notion pourtant si décriée de L'obctfoc tô-o:. A certains égards aussi, mais en un sens tout autre puisqu'il s'agit d'une circonstance appartenant au développement du savoir humain, non d'une opposition radicale fondée dans la nature des choses, elle réintroduit la distinction, abolie par Descartes, entre la considération du milieu terrestre, pour laquelle la mécanique classique est suffisamment approchée, peut passer comme vraie, et la considération du milieu astronomique qui obli.se à corriger l'approximation afin d'adopter une « cosmométrie » plus subtile et plus exacte.

231. — Du point de vue de cette cosmométrie, il n'y a pas plus de place pour une physique pure distincte de la cosmologie que pour une mécanique pure. Si Cournot, qui avait tant de fois dénoncé le préjugé suivant lequel la mécanique serait l'intermédiaire nécessaire entre la mathématique et la nature, se risque jusqu'à prédire que, même après l'échec éventuel du système newtonien, « l'esprit humain n'en concevrait pas moins la possibilité et même la nécessité de remonter jusqu'à des lois et à des propriétés permanentes, qui sont l'objet de la physique pure » {Ibid.), c'est en vertu d'un principe de caractère philosophique et dogmatique qui n'a rien à voir avec l'observation directe de la réalité scientifique. A ses yeux, le règne de la loi est la condition sans laquelle on ne trouverait « nulle part l'ordre et la lumière » ; le cours du temps, cessant d'être soumis au rythme harmonieux d'une raison supérieure, n'offrirait plus qu'un amas incohérent de variations accidentelles et fortuites. Bref, Cournot oppose la raison et le hasard, le hasard, suivant la vue profonde qui a été le point de départ de ses spéculations, étant, en un point ei en un temps donnés, le concours d'effets qui relèvent d'antécédents sans connexion intime les uns avec, les autres : « Les événements amenés par la combinaison ou la rencontre de phénomènes qui appartiennent à des séries indépendantes, dans l'ordre de la causalité, sont ce qu'on nomme des événements fortuits ou des résultats du hasard l. »

Or, on peut se demander si le hasard ainsi défini contient vraiment quoi que ce soit qui aille contre la raison et qui atténue la rigueur du déterminisme scientifique? Pour notre part, nous n'apercevons aucun motif de le penser, du moins

t. Exposition de la théorie des chances et des probabilités, 1843, p. 73.

s nous limitons nos considérations aux phénomènes de la nature inorganique qui ne manifestent aucune relation sensible et directe à l'intérêt humain : « Le mot de hasard n'indique pas une' cause .substantielle, mais une idée : cette idée est celle de la combinaison entre plusieurs systèmes de causes ou de faits qui se développent, chacun dans leur série propre, indépendamment les uns des autres. » (Ibid., p. 82.) A [M'en die les choses ainsi, on aperçoit aisément que la fortuité, qui est dans le mot, ne se retrouve nullement dans Vidée. Gournot dit hasard là où on n'a pas le droit, en toute rigueur, de dire autre chose que synchronisme. Et alors, écartant toute arrière-pensée anthropomorphique, on est en présence de la notion suivante : chaque série de phénomènes, obéissant à une loi qui en indique le déroulement nécessaire, amène inévitablement à un moment déterminé tel ou tel terme ; si donc l'esprit est assez ample pour acquérir la capacité de considérer, non chaque série isolément, mais l'ensemble des séries, le résultat de leur rencontre au moment envisagé apparaîtra comme une résultante aussi nécessairement et par conséquent aussi rationnellement déterminée que peut l'être une somme arithmétique.

Cette conclusion ne saurait être contestée qu'au cas où l'on pourrait établir une différence de nature entre les composants et le composé. Dans le composé, dira-t-on, il n'y a d'autre lien entre les parties et le tout qu'un rapport de juxtaposition externe qui n'a aucune vertu explicative, qui exprime simplement la contrainte brutale de ce qui est. Au contraire, à l'intérieur de chaque série, la loi causale marquerait une connexion fondée sur la nature des choses et dont une philosophie, amie de l'harmonie et de la simplicité, serait capable de rendre raison a priori. L'analyse physique serait transparente pour l'esprit ; elle satisferait à l'amour de l'ordre qui est le caractère de la raison, tandis que la synthèse cosmologique demeure opaque, qu'elle nous arrête en quelque sorte à sa propre constatation.

Mais, en isuivant, ici encore, la voie que Cournot lui avait ouverte, la critique contemporaine des sciences a fini par réduire peu à peu cette distinction jusqu'à n'y voir qu'une opposition forgée dans l'abstrait entre concepts limites, c'està-dire entre termes fictifs. Ni dans la nature ni dans le laboratoire le savant ne se trouve en présence d'une série tellement simple qu'il puisse partir d'un antécédent qui ne réclame aucun complément d'explication pour parvenir à un phénomène qui s'explique tout entier par l'effet de ce seul antécédent. Et si quelques-uns ont cru jadis mettre la main

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sur cette simplicité idéale, cette croyance était liée à l'état rudimentaire du savoir. Selon une remarque très pénétrante de Jules Tannery, « l'imperfection de nos sens et des premiers instruments de mesure a... joué un rôle utile dans la constitution de la science empirique en conduisant à des énoncés très simples, ne représentant sans doute les choses qu'avec une approximation très grossière1 ». L'art d'expérimenter, c'est l'art de dégager une relation propre à un ordre déterminé de phénomènes en faisant les corrections dues à des circonstances adventices, la température ou l'altitude du laboratoire, la pression atmosphérique ou l'état hygrométrique, etc. Ce qui revient à dire qu'on ne peut se débarrasser de ce synchronisme que Cou mot était disposé à considérer comme le signe d'une contingence irrationnelle. Les lois ne sont jamais données en elles-mêmes, en dehors de leur relation à un moment particulier de la durée où elles interfèrent avec d'autres lois. Elles seront vérifiées, non dans leurs effets isolés, mais parce que leurs conséquences particulières en seront conjuguées avec les conséquences tirées de ces autres lois, de manière à soumettre au verdict de l'expérience, ainsi que Duhem y a insisté, l'ensemble du système que forme leur combinaison.

232. — Et ce n'est pas tout : nous avons supposé que la vérification expérimentale s'applique à un système de phénomènes qui est isolé du reste du monde dans l'enceinte du laboratoire. Les résultats que nous obtenons alors seront sans connexion interne avec ceux que nous obtenons dans d'autres domaines ; et ainsi se produira l'apparence d'une juxtaposition de séries totalement indépendantes, ce synchronisme dont Cournot avait, en l'appelant hasard, souligné le caractère accidentel. Resterait à savoir comment s'assurer qu'il est légitime de prendre cette apparence pour une réalité véritable. Théoriquement, il n'y a pas d'élément isolé ; c'est pourquoi M. Painlevé, ayant à préciser les conditions initiales de la mécanique moderne, donne du principe de causalité la formule suivante : « Un élément matériel infiniment éloigné de •tous les autres reste absolument fixe si sa vitesse initiale est nulle et décrit une droite s'il est animé d'une vitesse initiale. » Et il ajoute en note : « Le mot infiniment signifie que la proposition est d'autant plus exacte que l'élément matériel est plus éloigné de tous les autres"2. » Or 6e qui n'est pas vrai

1. Le rôle du nombre, apud Science et Philosophie, 1912, p. 33.

2. Apud De la méthode dans les Sciences, première série, 1009, p. 386.

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déjà dans La tiiéorie Je sera encore beaucoup moins dans la pratique. Suivant quel critérium déciderons-nous qu'un phé- BOttièné donné dans une série est assez éloigné d'un autre dans l'espace el dans le temps pour que nous l'en déclarions indépendant ? Je vois, dans mon jardin, le© feuilles qui tombenl : cela me suffit-il pour deviner que la masse totale de la planète est intéressée au phénomène? Je regarde un morceau de charbon brûler dans ma cheminée ; est-ce assez pour comprendre que je récupère à mon profit une chaleur jadis fournie par les soleils préhistoriques? Les premières recherches sur les transformations radioactives avaient conduit a | m user que la cause profonde qui déclenche l'explosion d'un atome est « dans la réalisation accidentelle des conditions intérieures au noyau positif de l'atome 1 ». L'étude de la radioactivité serait alors, au sens de Gournot, plutôt physique2 que cosmologique. Mais, en abordant d'un point de vue nouveau le problème des « réactions profondes », M. Perrin arrive à cette hypothèse que pourraient intervenir des rayons d'une lumière plus aiguë, plus pénétrante, que les rayons X ou les rayons Y ; et il considère comme possible que ces rayons aient une origine « à laquelle il ne semble pas que personne ait songé. Il se peut que le rayonnement actif sorte de dessous nos pieds, du centre ardent de la planète ». (Ibid., p. 154.)

Aucun exemple ne paraît plus pro-pre à nous convaincre que la tendance actuelle n'est pas de chercher l'unité de la science dans l'idée de nature, entendant par là, comme le voulait Gournot, un système de causes comparables aux idées archétypes qui sont avant la création concentrées dans l'entendement du démiurge ; ce qui conduit à reléguer les relations, au nom de la nécessité d'un ordre intelligible, dans un espace idéal, et dans ce temps intemporel, dont M. Bergson a fait si justement la critique. La base de l'unité, c'est ce que Gournot désignait comme l'idée du monde, c'est-à-dire l'ensemble des effets produits par les actions et réactions que la théorie est obligée de considérer chacune à part, mais qu'elle prend chaque fois avec une mesure déterminée de coefficients empiriques, de façon à ce qu'elle puisse atteindre la combinaison synthétique qui est destinée à représenter l'apparense

1. Jean Perrin, Atomes et Lumière, Revue du mois, 10 février 1920, p. 152.

t. M. Perrin écrit dans l'article que nous venons de citer (p. 152) : « Aussi comprend -on que Pierre Curie ait pu supposer que la vie moyenne d'un atome radio-actif d'espèce donnée, de radium par exemple, est une constante universelle, donnant un étalon absolu de durée. L'inflexibilité rigoureuse de la course des transmutations prenait ainsi rang parmi les principes de la science. »

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totale que présentent les choses, et qui se vérifiera par la coïncidence avec les données de la réalité, dans les limites de rétendue et de l'exactitude de nos moyens d'observation.

233. — Le déterminisme de la physique pure où les causes étaient considérées à part de leur application au domaine de

'l'expérience, était un déterminisme apodictique, passant pardessus les effets imprévisibles, les nouveautés surprenantes, qui naissent chaque jour de la complexité des éléments à l'œuvre ; c'était un pré déterminisme , incapable de rejoindre le spectacle de la réalité, fermant à l'homme l'accès et l'intelligence de la liberté. Le déterminisme cosmologique est un déterminisme de fait, un déterminisme catégorique, et le principe de causalité a pour expression ce jugement d'actualité : L'univers existe1. Puisque l'espace ne peut être transformé en relations entièrement rationnelles à partir d'axiomes absolument évidents, puisque ^c'est nier la spécificité du temps que d'effacer l'hétérogénéité singulière par quoi le moment présent se distingue de ce qui n'est plus et de ce qui n'est pas encore, le philosophe doit s'attendre à retrouver dans la causalité scientifique, qui s'applique aux phénomènes donnés dans l'espace et le temps, cette attache à la position de Y hic

■et à la succession du nunc, sans laquelle l'effort de l'activité intellectuelle perdrait tout contact avec la réalité, tout droit d'affirmer la vérité du jugement"2.

En effet, puisque le déterminisme constitutif de l'univers est appuyé sur l'endroit particulier et sur le moment actuel où se fait la confrontation de notre système de relations causales et de la réalité donnée, ce déterminisme doit apparaître en devenir ; chacune de ces confrontations nous conduit à rectifier le système des relations causales grâce auquel nous constituons notre univers en cheminant dans l'espace par prolongement, en projetant dans le temps la double perspective de l'avenir et du passé. Le nunc auquel l'univers est relatif, ce n'est pas seulement cette pointe mobile du présent où le

1. Si nous l'avons bien compris, M. Borel exprime une pensée analogue, avec une terminologie un peu différente, dans la conclusion des Eléments du calcul des probabilités (1909), reproduite dans une note de son ouvrage sur le 'Hasard (1914), p. 158 : « Dans une conception entièrement déterministe de l'univers, il n'y a pas de cause au sens habituel que l'on donne à ce terme : l'ensemble de l'univers doit, à tout instant, être regardé comme la cause de tous les événements passés, présents ou futurs; il n'est pas possible, en effet, de modifier un seul phénomène sans modifier tous les autres, car il faut pour cela concevoir un autre univers, celui dans lequel nous vivons ne pouvant, dans cette hypothèse, être conçu autre qu'il n'est. »

2. Cf. La Modalité du Jugement^ p. 93, et V Orientation du rationalismei in Revue de Métaphysique et de Morale, 1920, p. 333.

réel vient inscrire sur un appareil de mesure le signe convenu qui décidera du sort d'une théorie scientifique, c'est, en connexion avec l'actualité de l'expérience, l'actualité du contenu scientifique qui se concentre à un moment donné dans l'esprit du savant et grâce à quoi il dessine l'architecture des époques passées et des époques à venir.

De là cette conséquence que l'architecture de ces époques se renouvelle avec la science de l'architecte. L'histoire de l'Egypte est en perpétuelle évolution, car elle n'est pour ainsi dire qu'une connaissance du second degré, qui suppose avant elle l'histoire de l'égyptologie. De même nous écrivons directement, non l'histoire de la terre, mais l'histoire de la géologie, qui nous fait assister à la constitution du champ temporel suivant des étapes comparables aux degrés parcourus pour la constitution du champ spatial : « Chaque progrès de la géologie nous force d'agrandir au delà de toute mesure l'échelle des temps géologiques ; et, qjjand on voit compter par milliers de siècles le temps qu'il a fallu pour construire des bancs de coraux, pour relever, déprimer, rehausser encore, fouiller, dénuder, labourer en tous sens, dans le cours de ce que l'on nomme la période actuelle, des terrains d'origine relativement toute récente, la chronologie de Buffon et des .autres géologues du siècle dernier, même en y joignant Cuvier, nous rappelle ces temps de l'astronomie grecque où l'on se croyait bien osé d'affirmer que le soleil est gros au moins comme le Péloponèse 1r. »

234. — En ce qui concerne l'avenir, la tâche sera du même ordre. Assurément il est paradoxal, du point de vue du réalisme antique, mais il est tout naturel du point de vue de la critique moderne, que même la tâche paraisse plus facile : « Quelque bizarre que l'assertion puisse paraître au premier abord, la raison est plus apte à connaître scientifiquement l'avenir que le passé2. » Quand nous remontons des conséquences aux antécédents, nous sommes nécessairement exposés à laisser de côté tous ceux de ces antécédents dont les effets ont disparu sans lajsser de traces, tandis que pour l'avenir nous tenons, théoriquement au moins, le faisceau total

1. Cournot, Considérations, etc., t. H, p. 184. Sur le point où les savants contemporains ont porté l'antiquité prodigieuse de la vie terrebtrev voir Jean Perrin, YOrigine de la chaleur solaire. (Scientia, novembre 1921) : « On reste, en définitive, bien au-dessous de la vérité en disant que, il y a un milliard d'années, les conditions climatériques terrestres ne différaient guère des conditions actuelles. » (P. 357.)

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