Voir Rivaud, op. cit., p
l'ascension, une série d'impulsions que l'acte initial communique successivement aux couches de l'air ambiant de façon à maintenir La continuité de la causalité efficiente1. Dans les cas inverses, lorsqu'un corps solide tombe, lorsque la fumée s'élève, l'observation extérieure ne présente plus de cause directement saisissable. Aristote rétablit l'équilibre de la théorie par une opération logique, du même ordre que celle qui l'a conduit de l'expérience esthétique à l'intuition biologique. Il suppose une sorte d'âme intérieure au mouvement, une forme qualitative, dont la doctrine des contraires lui fournil aisément la détermination. .Le solide, qui de luimême tombe, tend vers le bas ; la fumée, qui s'élève, tend vers le haut. Ce double mouvement est signe d'une imperfectibn, il est relatif à un état où l'être se réaliserait dans la plénitude de sa nature, comme l'adulte dans le développement de son type normal et sain. Le corps que l'on voit s'élever pu tomber, comme s'il était à la recherche de son âme, s'arrêterait lorsqu'il serait parvenu au lieu qui lui est propre2, parce qu'alors il aurait rejoint sa forme, il serait en possession de sa raison d'être 3.
De ce point de vue l'investigation scientifique n'a pas à dépasser la distinction du haut et du bas : tô ôà KJrp&t ôià xi
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Ainsi, pour Aristote, et le mouvement vers le bas des graves et le mouvement vers le haut des légers, sont réputés entièrement compris en tant qu'ils sont caractérisés comme mouvements naturels, en opposition aux mouvements provoqués du dehors par une intervention susceptible d'être saisie par l'expérience, et qui seront dénommés mouvements contre