P/iys., VIII, 10, 266 b
2. Phys., IV, 7, 212 b 29 : xoù çspexac ûtj stç xôv auxou totcov sxaa-ov euXôytoç" o yàp \$z\r\~ xaï aTrxofjievov jx-^ j3ta, aùyyevéç... xat [xsvec ôr) cp'ôazi rcav v> toi pî/Ceito tottoj è'y.aaTov oùy. àXdyto^.
3. La notion du lieu propre n'a pas été inventée par Aristote; elle apparaît dans le Timée, mais elle est chez Platon une notion dérivée, qui est rapportée à la constitution intrinsèque des élémenls, tandis que pour Aristote elle serait un principe ultime; et à ce titre, on peut dire, avec Pierre Duhem, que la théorie péripapéticienne contredit aux conceptions de Démocrite et de Platon sur le vide et sur la ^copa. L'usage qu'en fait Aristote manifeste une sorte de retour systématique Vers un stade de l'évolution où l'humanité ne s'était pas encore élevée à la représentation de l'espace géométrique. Chez Aristote le lieu est une propriété appartenant à un corps déterminé au même titre que la couleur; le changement de lieu est une sorte d'altération comme le changement de couleur; par suite, l'aspiration â retrouver son lieu devient l'analogue de la tendance à reprendre sa couleur ou sa forme. Cf. Duhem, le Système du monde, Histoire des doctrines cosmoloqiques de Platon 'à Copernic, t. I, 1913, p. 189-191.