A UN AMI
2G NOVEMBRE l84 I
Jésus-Christ est désormais mon unique et seul maître.
A M. Clausel de Coussergues
Paris, 2G novembre i84i.
Ce que c'est que de vieillir et de souffrir, mon très cher ami. La protestation de votre ancienne amitié est très lisible ; moi je pourrai signer à peine au bas de la mienne le nom d'un homme qui vous sera dévoué jusqu'à son dernier soupir ; et c'est à Hyacinthe que je dicte le reste. La goutte et les années m'ont saisi les mains, et je puis à peine marcher. Ah ! si je pouvais du moins aller vous voir dans vos montagnes, avec quelle ardeur et quelle foi je prierais dans la sainte chapelle du trappiste. Je n'ai plus mes ouvrages ; je ne m'occupe plus de rien, sinon de mourir bientôt. Le voyage a été très long, et je suis là. Vous savez que je ne crois plus que dans la religion. Jésus-Christ est ^^v désormais mon unîque cl seul maître. 't^c-U-U-~\