LE RELEVEMENT DU VŒU
successifs. Les massiers vinrent me prendre à la porte, en cérémonie, et me conduisirent dans le chœur. On y avait préparé trois sièges : je me plaçai dans celui du milieu ; ma nourrice se mit à ma gauche, mon frère de lait à ma droite.
La messe commença : à l'offertoire, le célébrant se tourna vers moi et lut des prières ; après quoi on m'ôta mes habits blancs, qui furent attachés en ex voto audessous d'une image de la Vierge. On me revêtit d'un habit couleur violette. Le prieur prononça un discours sur l'efficacité des vœux; il rappela l'histoire du baron de Chateaubriand, passé dans l'Orient avec saint Louis; il me dit que je visiterais peut-être aussi, dans la Palestine, cette Vierge de Nazareth à qui je devais la vie par l'intercession des prières du pauvre, toujours puissantes auprès de Dieu. Ce moine, qui me racontait l'histoire de ma famille, comme le grand-père de Dante lui faisait l'histoire de ses aïeux, aurait pu aussi, comme Cacciaguida, y joindre la prédiction de mon exil.
Tu provcrai si corne sa di sale Lo pane altrui, e com'è duro calle Lo scendere e il salir per l'altrui scale. E quel che più ti gravera le spalle, Sarà la compagnia malvagia c scempia, Gon la quai tu cadrai in questa valle ; Che tutta ingrata. tutta matta ed empia Si farà contra te , .
Di sua beslialitate il suo processo Farà la pruova : si ch'a le fia bello Averti fatta parte, per le stesso l.
i. Danlc, Le Paradis, chant XVII.