F. D. I. C., Rapport annuel
les prêts qu’elles avaient accordés et que les emprunteurs n'avaient pu rembourser. « La liquidation de ce domaine doit se faire le plus rapidement possible dès que le permettra l’état du marché. Les banques doivent considérer un tel domaine comme exceptionnel, résultant d’une situation de crise. Elles ne doivent pas s’en servir pour spéculer 1. »
Le problème le plus important de l'avis des dirigeants de la F. D. I. C. est celui du maintien d’un capital suffisant et proportionné aux dépôts. Si le capital d’une banque constitue une garantie pour ses déposants, ce n’est cependant pas sa quotité par rapport aux dépôts qui importe le plus, mais la façon dont il à été investi. Une étude faite par l’Uni- | versité de Chicago sur les faillites bancaires dans le Michigan de janvier 1930 à février 1933 a montré que dans les 163 banques d’État qui cessèrent leurs opérations, le capital était employé en immeubles et biens fonciers et que l’on pouvait estimer son pourcentage de liquidité à la moitié seulement de celui des banques nationales. Cette constatation aurait pu s'appliquer sans trop d’erreur à l’ensemble des banques d’État.
La F!. D. I. C. en obligeant les banques à augmenter leur capital, à veillé à ce qu’il soit employé d’une façon moins imprudente.
Le tableau suivant permet de juger les progrès accomplis. Il donne le pourcentage des banques assurées, non membres du Federal Reserve System, ayant un pourcentage de capital estimé « sain » par rapport à leurs dépôts.
P. 100 DU CAPITAL p. 100 DES BANQUES ASSURÉES. estimé « sain » ee par rapport aux dépôts. Début de 1936. Fin de 1933. 0 à 5 1,6 9,6 5 à 10 10,9 14,9 au-dessus de 10 87 65,9