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F. D. I. C., Rapport annuel

L’assainissement définitif n’est cependant pas encore réalisé. En 1937, le Président de la F. D. I. C. déclarait que 25 p. 100 des investissements des banques assurées non membres du Federal Reserve System étaient de qualité douteuse et que 21 p. 100 de leurs prêts étaient sans garanties suffisantes. Le portefeuille des grandes banques pouvait être considéré comme satisfaisant.

La classification des prêts des banques nationales était la suivante à la fin de 1937 :

«loss » 0,65 p. 100, « doubtful » 1,14 p. 100, « slow » 10,68 p. 100

contre «loss » 2,88 p. 100, « doubtful » 4,19 p. 100, «slow » 27,05 p. 100

en 1934.

Les petites banques dont le montant des dépôts est inférieur à 500.000 dollars avaient au contraire maintenu ou accru leurs investissements ou leurs prêts de qualité insuffisante. C’est d’ailleurs l’intention de la F. D. I. C. d’éliminer ces banques dont les perspectives de bénéfices ne justifient pas l’existence, soit en les faisant fusionner avec d’autres, soit ce qui à été jusqu’à présent l'exception, en les fermant complètement. Mr Crowley, Président de la F. D. I. C. déclarait en octobre 1937 que près de 3.000 banques devraient encore disparaître au [cours des dix prochaines années pour que le système bancaire fût vraiment assaini.

Depuis 1935 le nombre des banques est passé de 15.837 à 15.628 fin 1936 et 15.931 fin 19371. Il n’y eut que 137 faillites.

On peut considérer comme définitivement révolue l’épo-

1. Ges chiffres ne comprennent pas le nombre des succursales.

que où le système américain « permettait à quiconque le voulait d’essayer sa chance dans la banque sans disposer de beaucoup de capitaux, sans qu’il fût tenu compte de son expérience et de ses qualités 1 ». Si la situation des banques s’est améliorée depuis 1935 et si la F. D. I. C. possède les pouvoirs de l’assainir définitivement, il n’est pas certain que les garanties apportées au public par l’organisation actuelle soient les meilleures.

Une des difficultés principales qui entravent les fonctionnements du contrôle est l’insuffisante formation des inspecteurs. Le Federal Reserve Board déplore souvent que ses agents soient professionnellement au-dessous de leur tâche.

Dans un rapport d'inspection du Minnesota, on trouve par exemple pour une banque dont les prêts étaient «gelés » pour les 2/3, l'appréciation suivante : « Cette banque est bien gérée. Le remboursement des avances à fait de notables progrès depuis le dernier examen ». Les avances n’avaient pourtant passé que de 353.000 à 347.000 dollars *.

Les inspecteurs livrés à eux-mêmes n'arrivent pas à reconnaître les défauts fondamentaux des banques qu’ils inspectent ; bien souvent ils se laissent tromper par des dirigeants de banque malhonnêtes, ou bien ils hésitent à placer la direction devant l’alternative d’un changement radical de gestion ou la fermeture.

Avec le temps ces inconvénients pourront disparaître, si la formation professionnelle des inspecteurs s’améliore.

Une critique plus grave à été portée sur le contrôle des banques. L’examen par les inspecteurs est différent selon

4. J. F. T. O’Connor, contrôleur de la circulation. 9. Extrait d’une étude du Federal Reserve Board sur 50 faillites bancaires dans le Minnesota.

les périodes de prospérité ou de dépression. Dans les moments de hausse générale ils ont tendance à se montrer plus tolérants, car la hausse permet aux opérations les plus imprudentes de réussir. Par contre dès qu’arrive la baisse, ils se montrent plus sévères. Ils y sont incités par les faillites qui se sont produites, par les blâmes qu’ils ont reçus. Ils aggravent ainsi les difficultés des banques.

Il appartient au Conseil de direction de la F. D. I. C. par ses directives d’atténuer cette tendance qui va à l’encontre du but cherché. La stabilité future du système bancaire dépend pour une large part de ce Conseil. Les pouvoirs qu'il détient, l'influence qu’il exerce lui permettent d'orienter la politique bancaire.

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