Bulletin de la National City Bank, août
pour les industries de biens de consommation, augmentent encore pour celles de biens durables et s’améliorent nettement pour celles produisant des biens de capital :.
Six premiers mois de 1936 comparés aux six premiers mois de 1935.
Commandes de machines-outils . . . . . 171 p. 100 (Valeur) Production d’acier en lingots. . . . . . 33 — (Poids)
Marchés de construction (valeur) :
Immeubles à destination commerciale . . 45 —
— — industrielle. . . 91 —
— — d’habitation . . 73 — Commandes idebrails EM RP EC ANA CE 123 — (Poids) Nombre de wagons commandés. . . 27.000 au lieu de 6.000 Nombre de locomotives commandées. 122 — 27
Les perspectives qui s’offraient à l’industrie du bâtiment étaient particulièrement favorables. Les besoins du public n’avaient pas été satisfaits pendant les années de crise. On a calculé? que de 1921 à 1930 dans les 157 plus grandes villes représentant le 1/3 de la population totale des États-Unis, 362.000 familles, chaque année, s’installaient dans une maison neuve. Or, en 1932, 1933, 1934, ces chiffres avaient été réduits à moins de 25.000. Si l’on tient compte du remplacement des immeubles vieillis, des demandes nouvelles pour les constructions industrielles qui n'étaient en 1936 que le 1/3 de celles de 1929, il était justifié d’espérer une augmentation de l’activité de l’industrie du bâtiment au cours de 1937 et des années suivantes. ;
Le redressement de la situation des chemins de fer en 1935 et surtout en 1936, était un deséléments les plus importants de la reprise économique. Les difficultés des réseaux ont constitué en effet l’un des problèmes les plus graves de
1. Bulletin de la National City Bank, mai et août 1936. 2. D’après F. W. Dodge.
la crise américaine. Leurs actions qui représentent un capital d'environ 12 milliards de dollars n'avait pas dans leur ensemble, reçu de dividendes depuis 1931. La baisse de cours de leurs obligations avait été une menace pour la solvabilité de nombreuses compagnies d'assurances, banques commerciales, compagnies de « trust » qui en détiennent près de 70 p. 100. L'assistance de la Reconstruction Finance Corporation avait atténué ce danger, mais seule une augmentation des bénéfices et des recettes pouvait l’éliminer en permettant la reprise du paiement des intérêts.
Aux pertes causées par le ralentissement des échanges étaient venues s'ajouter la concurrence faite par les autres moyens de transport. Au début de 1936, 30 p. 100 de la longueur des lignes était entre les mains des liquidateurs ou er cours de réorganisation sous le contrôle du gouvernement. Les compagnies avaientété obligées de réduir eau minimum indispensable leurs achats de matériel, la moyenne annuelle de 1931 à 1935 en était de 215 millions de dollars, contre 812 millions pendant la période de 1926 à 1930. Une large partie du matériel avait vieilli. Les besoins étaitn estimés à 60.000 wagons et 300 locomotives à la fin de 19351.
Les nouvelles commandes passées en 1936 eurent une influence sur la production de l'acier qui atteignit 70 p. 100 de sa capacité totale en juillet et 75 p. 100 en décembre contre 45 p. 100 en juillet et 55 p. 100 en décembre
Les profits réalisés au cours des deux années 1935 et 1936 montrent l'ampleur du redressement.