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INDICE PRODUITS PRODUITS de construe- MÉTAL- ?
général, agricoles. alimentaires. tion. LURGIE TEXTILE Juillet 1937. 87,9 89,3 86,2 96,2 96111-17878 Janvier1938. 80,9 71,6 76,3 91,8 96,6 69,7
Avril 1938 . 78,7 68,4 72,3 912 963 672
Les renversement de lassituation économique amena un changement radical de politique monétaire. Les autorités américaines avaient freiné la hausse, elles entreprirent d'arrêter la baisse. En quelques mois toutes les mesures de . déflation furent rapportées. Un nouveauprogramme d’inflation fut mis en œuvre.
Le début de ce changement peut se situer fin août 1937, avec la réduction du taux d’escompte des banques de réserve de Chicago, Atlanta, Minneapolis, New-York, Richmond, Dallas, Boston, Saint Louis. Le taux d’escompte des douze banques fédérales était ainsi ramené à 1 1/2 sauf à New-York où il était de 1 p. 100. En réduisant le taux d’escompte on espérait que les banques affiliées préféreraient venir au réescompte plutôt que de liquider leurs portefeuilles de titres, déprimant ainsi le marché. Pour les titres à long terme qu’elles ne pouvaient vendre qu'avec perte, leur intérêt était en effet de venir au réescompte, mais pour les valeurs du Trésor à court terme qui rapportaient alors du 1 1/2 p. 100 il était plus simple de les vendre. Cette réduction qui n’aurait eu aucun effet si les réserves en excédent avaient été maintenues entre 2 et 3 milliards fut surtout utile aux banques des grands centres monétaires pour reconstituer leurs marges de crédit auprès des banques de réserve. Le portefeuille d'effets escomptés de ces banques qui était de 10 milliards en juin 1937 atteignit 22 milliards en septembre.
Par suite du déclin des cours à la Bourse, on fut obligé le 1er novembre d’atténuer les restrictions imposées aux demandes de crédit pour les opérations de report. Le pourcentage de couverture fut ramené de 55 p. 100 à 40 p. 100 pour les prêts consentis par les brokers et de 40 p. 100 à
25 p. 100 pour les prêts faits par les banques aux brokers.
De nouvelles opérations d’ «open market » furent entreprises, 40 millions de fonds fédéraux furent rachetés par les Banques de Réserve, s’ajoutant aux 100 millions environ qui avaient été acquis en avril et mai après la dernière augmentation des réserves obligatoires. Le portefeuille des fonds fédéraux qui était de 2 milliards 430 millions en janvier atteignait 2 milliards 564 millions en décembre. Bien que le Conseil des gouverneurs ait motivé certaines des mesures adoptées par la nécessité de permettre aux banques de faire face sans difficultés à l’augmentation habituelle de la circulation monétaire pendant l’automne, cette raison officielle ne peut être retenue. L'augmentation de la circulation monétaire fut en effet très faible en 1937. Elle n’expliquerait certainement pas d’ailleurs « la déstérilisation » de l’or qui commença en septembre et se poursuivit les mois suivants.
300 millions d’or furent d’abord libérés par le « fonds d’or inactif ». Le Trésor remit aux Banques de réserve un compte équivalent de certificats d’or et en contre-partie son compte fut crédité d’autant. Ces sommes servirent à racheter des obligations et bons à court terme venant à échéance. Les disponibilités des banques affiliées grâce à ces remboursements augmentèrent et leurs réserves en excédent dépassèrent 1 milliard.
Le 14 février 1938 le secrétaire du Trésor annonçait qu’à dater rétroactivement du 1°r janvier 1938, les nouvelles acquisitions d’or ne seraient stérilisées que dans la mesure où chaque trimestre leur montant dépasserait 100 millions de dollars. Jusqu’à concurrence de cette somme, l’or nouvellement importé ou acheté aux producteurs nationaux serait acquis comme il l’était avant la création du «fonds d’or inactif», et par conséquent viendrait accroître
le compte «certificats d’or» des Banques Féderales et aussi les réserves en excédent des banques affiliées. En même temps que la Trésorerie faisait part de cette décision, elle libérait 30 millions d’or qui avaient été acquis depuis le début de l’année.
On $s’acheminait ainsi vers la fin de la stérilisation de l’or. Cette politique fut abandonnée complètement en a vril. D’un seul coup 1 millliard 400 millions furent ainsi remis en circulation, le Trésor ayant déposé une somme égale de certificats d’or dans les banques fédérales, augmentant d'autant ses dépôts.
Comme depuis le mois de février les importations d’or qui avaient beaucoup diminué depuis octobre 1937, augmentaient de nouveau, le compte certificats d’or des Banques de Réserve à atteint le total sans précédent de 11 milliards 100 millions de dollars.
Les réserves en excès des banques affiliées subirent ainsi une forte augmentation, passant à 3 milliards 150 millions de dollars en juillet. Cette augmentation provenait d’ailleurs en partie d’une nouvelle modification apportée au pourcentage des réserves obligatoires. Le 15 avril le Conseil des gouverneurs avait annoncé que les taux suivants seraient appliqués dès le lendemain :
22 8/4 au lieu de 26 pour les banques des villes de Réserve centrale.
17 1/2 au lieu de 20 pour les banques des villes de Réserve.
12 au lieu de 14 pour les banques locales.
5 au lieu de 6 pour les dépôts à terme.
Par cette réduction 750 millions de dollars de réserves
obligatoires furent transformées en réserves en excès. La
marge de crédit du système bancaire qui avait été réduite
114 LA POLITIQUE MONÉTAIRE par les mesures de déflationse trouve maintenant reconstituée.
Un cycle monétaire complet à été accompli, accompagnant une évolution économique parallèle. Faut-il attribuer aux mesures monétaires de déflation prises pendant la période de prospérité une influence déterminante sur la crise économique récente ?