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Dette de l’État fédéral et des collectivités locales

tional ; en 1936, 16,5 p. 100 ; en 1937, 18,2 p. 100, alors que pour la même période, les pourcentages étaient en Angleterre de 20,2 ; 19,8 ; 19,6 2.

Si l’on se rappelle qu’en 1929, les revenus de l’État et des collectivités ne représentait que 12 p. 100 du revenu national, alors qu’il atteignait déjà 19,5 pour l’Angleterre, on peut se demander si la situation financière des États-Unis bien que meilleure que celle des pays européens, ne va pas devenir bientôt inquiétante et si les Américains ne vont pas connaître à leur tour les méfaits de charges fiscales absorbant une partie toujours plus importante de l’activité nationale. Ce danger n’est pas ignoré par le Président Roosevelt. La politique financière et économique qu’il à poursuivie depuis son arrivée au pouvoir est fondée sur l’idée que les États-Unis sont un pays riche et puissant qui n’est pas encore arrivé à la limite de son développement et qui pourrait supporter des charges financières encore plus lourdes.

Accroître le revenu national est devenu le but auquel s’est attaché le Président. Ce revenu qui était de 79 milliards de dollars en 1929, qui était tombé à 44 milliards en 1933, qui est remonté à 68 milliards en 1937, est estimé en 1938 à 56 milliards. Le Chef du Gouvernement pense qu’il peut revenir à 80 milliards dans deux ans et qu’il doit atteindre 100 milliards dans dix ans.

L'avenir dira si ces prévisions n'étaient pas trop optimistes, si confiant dans une expansion qui semble ne pas avoir de limites, le Président Roosevelt n’a pas subi, lui aussi, l «illusion de la prospérité américaine » qu’il dénonçait comme l'erreur capitale de ses prédécesseurs.

1. Extraits de l’étude faite par le National Industriel Conference Board, « Coût du Gouvernement des États-Unis ».

Pour porter à un niveau aussi élevé le revenu national, la nécessité s’impose de faire appel à toutes les forces productrices du pays et de les libérer d’une réglementation excessive qui les paralyse.

La lutte contre certains abus, la réalisation de réformes sociales se conçoivent parfaitement sans qu’il soit besoin de décourager l’initiative privée et de briser l’esprit d’entreprise par une politique économique brusquement changeante qui crée une incertitude permanente.

La politique monétaire a largement contribué à amener une telle situation. La récente expérience américaine montre les difficultés que l’on rencontre en voulant par de simples variations des conditions monétaires, stabiliser l’activité économique.

La restriction brutale du crédit provoque une érie des troubles qui conduisent rapidement à une baisse générale. Par contre, dans la situation inverse, lorsque les possibilités de crédit sont considérables, il n’est pas certain qu’elles soient utilisées de façon effective, car « s’il existe toujours un taux d'intérêt élevé pour faire hésiter un entrepreneur, il ne peut exister un taux capable de décider un emprunteur à emprunter ! ».

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