Commercial and Financial Chronicle
LA POLITIQUE BANCAIRE 23 de 55 p. 100, mais c’est une moyenne portant sur toutes les banques, comme en temps normal ce sont surtout les petits établissements qui sont déelarés en faillite, le pourcentage des dépôts garantis est plus fort. Ainsi au 31 décembre 1936 il y avait 75 banques assurées mises en liqui-
dation, ayant 22 millions de dépôts dont 72 p. 100 étaient
assurés. Ces faillites imtéressaient 88.912 déposants, tous sauf 446 avaient leurs comptes entièrement garantis, ce qui représente une proportion de 99,5 p. 100.
En dehors de la garantie qu’elle ‘apporte aux dépôts, là F. D. I. ©. à amélioré la situation des banques. Elle à ainsi favorisé la fusion. de 28 banques insolvables en achetant 1.067.000 dollars de leur actif et en consentant des prêts pour un montant de 8.527.000 dollars, aux banques absorbantes.
Tous ces résultats sont loin d’être négligeables, on ne peut affirmer cependant qu’ils se maintiendront à l'avenir. Les trois dernières années apparaissent en effet comme exceptionnelles, ear le nombre des banques suspendues et le volume des dépôts immobilisés à la suite de faillite sont très faibles si on les compare avec ceux des années précédentes.
Voici pour chaque année depuis 1921, le volume de ces dépôts en millions de dollars et le nombre de ces banques :
4924 41922 41923 1924 1925 4926 1927 1928 4929 Dépôts. . 172 910 #49, 210 167 260 199 142, 230 Banques . 505 266 646 775 618 976 669 498 659
Dépôts. . . 837 1.690 706 3.596 36 10 11 20 Banques . . 1.350 2.993 1.458 4.000 57 4 44 59
Les ressources de la F. D, I. C. ont été suffisantes jus-
qu’à présent pour lui permettre de rembourser les dépôts assurés. Au 31 décembre 1936 après un an et demi de fonctionnement elle avait reçu 71.499.000 dollars dont 47 millions provenaient de la contribution versée par les banques. Les pertes et les dépenses étaient de 17 millions. Pour l’année 1937, le revenu à été de 48 millions, dont 39 représentaient la contribution des banques.
Les ressources totales (capital et revenus) atteignaient 385 millions dont 348 investis en valeurs du gouvernement fédéral.
Or si la F. D. I. C. avait existé depuis 1921, ses ressources annuelles calculées comme actuellement auraient été insuffisantes, car le montant des dépôts des banques américaines est passé de 37 milliards : en 1921 à 56 milliards en 1929 et 53 milliards en 1936. Étant donné la protection de 55 p. 100 qu’elle assure aux dépôts, il est facile de voir que c’est un chiffre moyen de 99 millions qu’elle aurait dû rembourser chaque année, de 1921 à 1930. Subrogée aux droits des déposants, elle aurait pu récupérer une partie de celle somme, mais elle n’aurait pu éviter de dépenser son capital.
Pour les quatre années 1930 à 1933, elle aurait été obligée d'utiliser sa faculté d'émission qui est de l’ordre de un milliard puisqu'elle peut atteindre trois fois le montant du capital de 290 millions, et de l’annuité de 1936 qui à été de 36 millions.
En 1933 la KF. D. I. C. aurait absorbé toutes ses ressources et le gouvernement aurait dû la renflouer. Mais la crise de 1933 a été particulièrement sévère. Le nombre des banques est passé de 18.390 en 1922 à 15.391 à la fin
1. Chiffres au 31 décembre comprenant les dépôts interbanques.
de 1937. A la suite de liquidations, grâce à des fusions, de nombreuses banques dont la situation était précaire ont disparu. Cet assainissement à déjà et peut encore exercer une influence en diminuant le nombre et l'importance des faillites bancaires. La protection qu’apporte à l’épargne la F. D. I. C. en sera plus efficace. Le gouvernement américain par l’Act de 1935 a d’autre part organisé une surveillance plus étroite de la gestion des banques, espérant ainsi leur donner plus de stabilité.