ADRIEN
La nouveauîé. Seigneur, de ce maître des maîtres Est devant tous les temps et devant tous tes êtres : C'est lui qui du néant a tiré Vunivers, Lui qui dessus la terre a répandu les mers, Qui de l'air étendit les humides contrées, Qui sema de brillants les voûtes azurées^ Qui fil naître la guerre entre les éléments, Et qui régla des deux les divers mouvements; La terre à son pouvoir rend un muet hommage, Les rois sont ses sujets, le monde est son partage : Si l'onde est agitée, il la peut affermir ; S'il querelle les vents, ils n'osent plus frémir; S'il commande au soleil, il arrête sa course : Il est maître de tout, comme il en est la source; Tout subsiste par lui, sans lui rien n'eût été; De ce maître. Seigneur, voilà la nouveauté. Voyez si sans raison il reçoit mes hommages, Et si sans vanité j'en puis porter les gages.
Qu'est-ce que Rotrou sest proposé de faire ici ? Un brillant morceau, qui fût éloquent et poétique, beaucoup plutôt que de faire dire à Adrien ce qui justifierait sa conduite.
La profession de foi de Polyeucte est admirablement en situation.
Tout à riieure. quand il renversait les idoles, il envisageait dans le Dieu des chrétiens sa justice et sa toute-puissance 'vers Si\ et suiv. . Comme il n'interrompait le sacrifice criminel adressé à des monstres impuissants que pour venger les droits méconnus de la Providence, c'était sa foi en la Providence qu'il devait proclamer.
Au moment daller à la mort, qu'est-ce que peut contenir sa profession de foi, sinon la justification de sa mort ? Voilà pourquoi il dit : « Je meurs pour payer une dette d'amour envers un Dieu qui est mort pour moi. qui est mort pour moi avec ignominie, et qui est mort ainsi non point par faiblesse puisqu'il est le maître de l'univers, mais par amour. A ma religion, qui, non contente du devoir strict, impose, ou du moins recommande, le sacrifice de soi-même
comment pourrais-je préférer une religion qui n'exige même pas lobservation de la loi naturelle ? Et comment vousmêmes pouvez-vous hésiter entre les deux ? »
Le bref discours de Polyeucte contient donc toutes les considérations où il peut puiser la force de mourir, toutes celles aussi qui peuvent faire sur Pauline et sur Félix l'impression susceptible, sinon tout de suite, du moins plus tard de les convertir. Et tel sera bien l'effet dernier de cette éloquence. Comme celle d'Iphigénie, elle produit des résultats contraires, les uns immédiats, les autres définitifs. En tenant le langage qu'il tient, Polyeucte détermine son beaupère à lui donner la mort et pousse sa femme au désespoir ; mais bientôt tous les deux deviendront chrétiens, et c'est parce qu'il aura tenu ce langage qu'ils le deviendront.
Imprécations d'Agrippine.
(Racine, Britannica^. Acte V, se. G.)
Britannicus vient d'être tué. Agrippiiie s'entretient avec Burrtius du forfait qui va changer le caractère du règne et la face du monde, quand Néron suivi de Narcisse pénètre par mégarde dans le vestibule où se trouvent réunies les deux personnes dont il appréhende le plus la rencontre. Il veut fuir, sa mère l'arrête.
Alors commence une des scènes les plus dramatiques de la tragédie de Britannicus. C'est la seule qui nous montre groupés autour de Néron les trois personnages qui se sont disputé pendant cinq actes le gouvernement de son âme faible. C'est la seule où l'on voit directement aux prises Narcisse et Agrippine.
On devine comment un poète romantique aurait conçu cette lutte d'un esclave et d'une impératrice se disputant la tutelle d'un empereur assassin près du cadavre encore chaud de leur commune victime. Racine n'a pas estimé que le duel dût être dramatique surtout par la condition si différente des deux antagonistes, bien que l'intérêt de ce contraste ne lui ait certainement pas échappé. La scène lui a paru tragique entre toutes pour une autre raison : parce qu'elle met en conflit les deux personnages à la fois les plus intelligents et les plus énergiques, et qu'elle les y met dans un moment où chacun risque tout ce qui fait pour lui l'intérêt de la vie.
Agrippine joue d'abord le jeu le plus osé et, à ce qu'il
semble, le plus adroit. Elle jette la vérité à la face de N: > ron :
Narcisse a fait le coup; vous l'avez ordonné !
Narcisse se tait. Que lui importe raccusation d'Agrippine si Xéron le couvre ? Mais Néron ne veut pas avouer lévidence :
Madame, mais qui peut vous tenir ce langage^
Puisque Xéron ne A'eut reconnaître ni qu'il est coupable, ni quil a utilisé le bras de Narcisse, c'est quil a des remords, c'est qu'il rougit d'avoir eu un pareil complice. Dès lors, l'affranchi ose parler et il fait hardiment l'aveu dont son maître a honte. Il risque ainsi un coup bien dangereux, mais qui peut gagner la partie, et sans lequel la partie est perdue pour lui : en effet, si Narcisse n'intervient pas, Néron garde la possibilité de le désavouer plus tard, et il le ferait ; si Narcisse intervient, Néron ne protestera peutêtre pas, étonné qu'il sera par l'audace de la démarche, intimidé par l'ascendant que son conseiller a déjà pris sur lui. charmé de l'ent'.'iidre justifier adroitement le crime, heureux de voir en môme temps qu'on humilie sa mère et qu'on lui tend la main si elle accepte de bonne grâce le fait accompli :
Hé ! Seigneur, ce soupçon vous fait-il tant d'outrage ?
Britannicus, Madame, eut des desseins secrets
Qui vous auraient coulé de plus justes regrets.
Il aspirait plus loin quà Vhymen de Junie :
De vos propres bontés il vous aurait punie.
Il vous trompait vous-même, et son cœur offensé
Prétendait tôt ou tard rappeler le passé.
Soit donc que malgré vous le sort vous ait servie,
Soit qu instruit des complots qui menaçaient sa vie.
Sur ma fidélité César s'en soit remis,
Laissez les pleurs, Madame, à vos seuls ennemis.
Qu'ils mettent ce malheur au rang des plus sinistres,
Mais vous...
Narcisse avait bien prévu ; il gagne la partie, puisque
Néron lui a laissé faire l'apologie du crime. Agrippine comprend qu'elle est battue. Alors, voulant tomber dignement ou plutôt remporter la victoire morale, elle enlève la parole à l'affranchi. Elle la lui enlève juste à temps : après qu'il en a dit assez pour que Néron soit désormais assujetti au joug honteux dun ancien esclave, avant qu'il en ait dit assez pour qu'elle-même soit compromise. Et sans daigner adresser directement un seul mot à Narcisse, elle accable Néron de ce discours vengeur :
Poursuis, Néron, avec de tels ministres, Par des gestes glorieux tu te vas signaler. Poursuis. Tu n'as pas fait ce pas pour reculer. Ta main a commencé par le sang de ton frère ; Je prévois que tes coups viendront jusqu'à ta mère. Dans le fond de ton cœur je sais que tu me hais ; Tu voudras t'atTranchir du joug de mes bienfaits. Mais je veux que ma mort te soit même inutile. Ne crois pas qu'en mourant je te laisse tranquille. Rome, ce ciel, ce jour que tu reçus deTuoi, Partout, à tout moment, m'offriront devant toi. Tes remords te suivront comme autant de furies; Tu croiras les calmer par d'autres barbaries ; Ta fureur, s'irritant soi-même dans son cours, D'un sang toujours nouveau marquera tous tes jours. Mais j'espère qu'enfin le ciel, las de les crimes, Ajoutera ta perte à tant d'autres victimes; Qu'après fêtre couvert de leur sang et du mien Tu te verras forcé de répandre le tien ; Et ton nom paraîtra dans la race future, Aux plus cruels tyrans une cruelle injure. Voilà ce que mon cœur se présage de toi, Adieu : lu peux sortir.
Agrippine est tout entière dans ce discours.
Ces imprécations sont d'abord d'une femme singulièrement perspicace. Elle prédit à Néron tout ce qu'il fera. Mais comment se tromperait-elle? Personne ne connaît mieux son fils, et personne ne connaît mieux le crime^
dont elle a une si longue expérience ; personne ne sait mieux par quel enchaînement logique une première aMolence enfante d'autres violences. Racine, quand il a imaginé cette prédiction, s'est inspiré d'un mot de Tacite : « Dans la mort de Britannicus, Agrippine vit la chute de son dernier appui et comprit que ?séron avait donné l'exemple du parricide. » Mais le poète neùt-il pas trouvé ce mot chez Tacite, que le caractère de son personnage l'autorisait à lui faire annoncer ainsi d'avance toute la suite du règne de Néron.
Le sang-froid d'Agrippine n'est pas moins merveilleux ici que sa sagacité. Point de colère, au moins en apparence : point de déclamation. Rien que des faits, logiquement enchaînés : « Tu feras ceci et tu feras cela ». Agrippine ne plaide pas, elle ne s'emporte pas ; elle raconte, et en racontant elle explique ; puis d'un mot elle juge l'homme dont elle vient de dire toute la vie, et d'un geste elle lui montre la porte.
Mais ces imprécations n'en sont pas moins pleines de passion concentrée, de haine, d'esprit de vengeance, parce qu'elles sont pleines d'orgueil. Néron peut disgracier sa mère ; elle garde sur '.lui une double supériorité : d'abord, elle le connaît mieux qu'il ne se connaît lui-même , elle sait ce quil fera sans que lui-même le sache ; elle A-oit tout son avenir alors qu'à peine lui-même voit-il bien clairement le moment présent; ensuite, elle a plus de volonté que lui. Or. d'étaler cette double supériorité qu'elle garde sur son fils, c'est pour elle une joie insensée, une joie que son orgueil savoure à longs traits. Oui, dans sa disgrâce elle se réjouit vraiment que cette disgrâce doive avoir une telle revanche, et il n'est pas douteux que ce serait pour elle en ce moment une douleur immense qu'on put lui dire : « Votre fils ne vous tuera pas, il ne deviendra pas un monstre. »
Un orgueil se manifestant par la joie inconcevable d'être tuée un jour sur l'ordre de son fils pour que ce parricide le déshonore et le torture, tant de perspicacité et tant de sang-froid dans un moment si critique font de l'éloquence de ce morceau quelque chose de tout à fait extraordinaire. Il n'y a rien de plus fort chez Shakespeare.
En même temps qu'elles nous présentent dans un rac-
:oTirci saisissant tout le caractère du personnage, les imprécations d'Agrippine forment le Arai dénouement du drame. Non son dénouement matériel, puisque Britannicus est mort, mais son dénouement moral. D'abord en annonçant les angoisses, les remords, le suicide du meurtrier, elles vengent l'innocence, elles soulagent la conscience des spectateurs, elles leur permettent de quitter le théâtre sans avoir le cœur oppressé par un malaise qui leur gâterait le plaisir dramatique. De plus, elles apportent à cette histoire d'homicide sa conclusion logique et naturelle. Enfin, par le récit anticipé des crimes futurs et de la mort de Néron. Racine achève le tableau d'histoire qu'il a essayé (le faire tenir dans le cadre étroit de sa tragédie et qui n'est rien moins que tout le portrait et même tout le règne de Néron.
Imprécations de Pauline.
(Corneille, Polyeucle. Acte V, se. 6.)
Polyeucte a été envoyé à la mort, Pauline l'a suivi. Resté seul avec Albin, Félix justifie sa conduite : nouveau Brutus, nouveau Manlius, il s'est ouvert le flanc pour en tirer un sang mauvais. Mais Albin ne croit pas que cette attitude persiste devant le « désespoir » de Pauline, devant ses « cris », dcA^ant ses « pleurs », et Félix s'attend en effet à une explosion de désespoir.
Là-dessus, Pauline entre. Or, elle ne pleure pas, elle ne crie pas, elle proteste qu'elle n'est pas désespérée :
PAULINE
Père barbare, achève, achève ton ouvrage;
Cette seconde hostie est digue de ta rage ;
Joins ta fille à ton gendre, ose, que tardes-tu ?
Tu vois le même crime ou la même vertu ;
Ta barbarie en elle a les mêmes matières.
Mon époux en mourant m'a laissé ses lumières ;
Son sang, dont tes bourreaux viennent de me couvrir
M'a dessillé les yeux et me les vient d'ouvi-ir.
Je vois, je sais, je crois, je suis désabusée,
De ce bienheureux sang tu me vois baplisée.
Je suis chrétienne enfin, n'est-ce point assez dit?
Conserve, en me perdant, ton rang et ton crédit;
Redoute l'empereur, appréhende Sévère ;
Si tu ne veux périr, ma perte est nécessaire.
Polyeucte m'appelle à cet heureux trépas ;
Je vois Xéarque et lui qui me tendent les bras.
Mène, mène-moi voir tes dieux que je déteste :
Ils n'en ont brisé qu'un, je briserai le reste ;
On m'y verra braver tout ce que vous craignez,
Ces foudres impuissants qu'en leurs mains vous peignez
Et, saintement rebelle aux lois de la naissance,
Une fois envers toi manquer d'obéissance.
Ce n'est point ma douleur que par là je fais voir,
C'est la grâce qui parle, et non le désespoir.
Le faut-il dire encor. Félix? je suis chiétienne.
Affermis par ma mort ta fortune et la mienne :
Le coup à l'un et l'autre en sera précieux.
Puisqu'il t'assure en terre en m'élevant aux cieux.
Où tend ce discours ? Que veut Pauline?
Elle A'cut ce que tout à l'heure voulait Polyeucte : le martyre pour elle ou la foi pour son père.
Mais pour cela elle veut d'abord être crue ; elle veut que Félix soit convaincu de la sincérité et de la profondeur de sa conversion ; elle veut qu'il ne puisse pas mettre en doute cette affirmation :
Ce n'est point ma douleur que par là je fais voir : C'est la grâce qui parle et non le désespoir.
Ce que Pauline demande, elle l'obtient. Elle obtient d'être crue : Félix, qui vient de parler du désespoir et de la douleur de sa fille, ne croit plus, après l'avoir entendue, qu'elle ait été poussée au christianisme ni qu'elle aspire au martyre seulement sous l'influence du désespoir et de la douleur; il ne conteste point la sincérité de sa conversion. Bien plus ; pendant qu'il écoute Pauline, un travail se fait en lui, un mouvement qu'il ne peut comprendre, dirat-il tout à riieure à Sévère : il se sent devenir chrétien : dans un moment, il proclamera qu'il l'est.
Comment cette conversion de Félix a déjà été préparée et jusqu'à quel point elle est l'aboutissement logique du drame, ce n'est pas le lieu d(^ lexaminer. Il ne suffit
certciincûient pas des paroles de sa fille pour changer le bourreau en chrétien. Mais elles n'en jouent pas moins dans cette métamorphose un rôle décisif.
Dès lors, il n'y a rien de plus utile à l'action que ces imprécations de Pauline contre son père, puisqu'elles contribuent puissamment à produire la dernière phase du dénouement, et il n'y a rien de plus éloquent, puisqu'elles transforment l'opinion que Félix avait des sentiments de sa fille, puisqu'elles contribuent à transformer les croyances de Félix.
Qu'est-ce donc que ce bref discours contient de si persuasif ? — Des preuves et des arguments ? — Non, mais des sentiments dune étonnante puissance.
Ce qui éclate d'abord dans la parole de Pauline, et avec une telle force qu'il est impossible à Félix d'avoir le moindre doute sur la vérité de ce qu'on lui dit, c'est la satisfaction ou plutôt la joie d'être chrétienne. Pauline fait cette profession de foi avec l'accent que seule pouvait trouver une femme qui se sent délivrée d'un poids très lourd, arrachée à un esclavage très long, sauvée d'une erreur très profonde.
Ce qui éclate encore dans ses paroles, c'est le zèle. Rien ici qui sente l'esprit de vengeance, la joie d'humilier, le désir que les souhaits ironiques adressés au |père barbare soient en effet exaucés. Agrippine, elle, en prédisant les infamies de son fils, souhaite ardemment, on le comprend, que cette prophétie sinistre s'accomplisse ; car sa réalisation sera la revanche d'Agrippine. Mais chez Pauline la dureté et l'ironie ne sont qu'une forme du zèle : elle secoue violemment cet homme endormi dans son erreur, parce que sans cela il ne se réveillerait pas.
Et Félix ne s'y trompe point. 11 peut d'autant moins s'y tromper, qu'il reconnaît ce langage pour l'avoir entendu tout à l'heure : ainsi parlait Polyeucte ; c'étaient les mêmes mots, c'était surtout le même accent ; c'était la même joie de posséder la vérité et le même désir de faire partager cette joie, la même colère contre les obstacles que l'égoïsme apporte à la conversion.
Mais à quels signes cependant Félix reconnaît-il, — et les spectateurs avec lui, — que la colère de Pauline est exempte de tout esprit de vengeance, son ironie dépourvue de toute
intention blessante? A l'absence de tout orgueil, de toute infataation. Certes, Pauline ne craint point d'affirmer ce qu'elle est et ce qu'elle veut; elle dit franchement : « Je suis chrétienne », et non moins franchement : « Je briserai le reste ». Mais dans cette affirmation de sa croyance et de sa volonté, aucun mot qui soit un étalage de son moi, aucun de ces mots qui affluent sur les Icatcs d'Agrippine : •*; Je sais que tu me hais ; je prévois que tes coups viendront jusqu'à ta mère ; je veux que ma mort te soit inutile. » De même Pauline ne craint pas de s'attaquer directement à son père : « Conserve ton crédit, affermis ta fortune ; » mais au milieu de ces attaques aucune affectation à ramener sans cesse ces îii, ces îoi, ces îes dont Agrippine flagelle Néron : « Tu n'as pas fait... ta main... iii voudras... les remords... »
II y a donc un profond abîme entre l'ironie généreuse de Pauline et l'ironie méchante d'Agrippine. L'une et l'autre se montrent perspicaces et maîtresses d'elles-mêmes. Mais, si celle-ci ne respire que la Acngeance, celle-là jusque dans la colère n'est qu'amour et dévouement.
Tel est cet éloquent discours de Pauline, qui à lui seul est toute une scène puisqu'il n'y est pas répondu avant l'arrivée de Sévère. C'est une scène où la curiosité est vivement éveillée ; car on y voit apparaître une Pauline nouvelle, quoique fort bien préparée, et on s'y demande, sans trop le prévoir, quel nouveau Félix pourra bien en sortir. C'est une scène très plastique : car l'immobilité de Félix en face du bras tendu de Pauline y fait un tableau émouvant. C'est enfin une scène où quelques vers évocateurs font surgir devant notre imagination ces deux spectacles que Vart classique a cru devoir dérobera nos regards : Polyeucte renversant les idoles, Polyeucte frapi>é par le ])ourreau.
Discours de Chrysale.
(Molière, Femmes savantes. Acte II, se. T.)
Poussé à bout par sa femme qui vieut de chasser Martiue pour uu maigre sujet, Clirysule éclate enfin et «lécliarge sa rate :