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LES EMPRUNTS DES COLONIES ANGLAISES

aux capitalistes anglais, ses prêteurs, une somme ■d'environ 43 millions et demi.

Il y a une trentaine d'années l'administration lo- <;ale de l'île Maurice juge que la construction d'un réseau ferré serait très favorable au développement Ju commerce ; elle ne songe pas, comme le fera plus tard, sa voisine française, l'île de la Réunion, à s'adresser à la métropole, mais elle décide un emprunt et exécute les travaux. Aujourd'hui le petit -cheniin de fer de Maurice qui appartient à la colonie -a une longueur de 170 kilomètres; ses recettes se .sont élevées en 1897 ^ 428000 francs, ses dépenses à 291 000 francs.

Dernier exemple : en 1896 et 1897 les colonies de Sierra-Leone, de la Côte-d'Or et de Lagos ont compris l'utilité que présenterait pour le commerce la <x>nstruction de voies ferrées de pénétration allant chercher, pour les conduire à la côte, les produits -de l'intérieur. Se sont-elles adressées, au gouvernement métropolitain ? Ont-elles sollicité son concours ? En aucune façon. Elles ont décidé d'emprunter sur le marché de Londres les sommes dont elles avaient besoin * .

I. En fait, les titres de ces trois emprunts ne sont pas allés ^u public, parce que les « agents de la couronne » ont avancé -aiix colonies les fonds dont elles avaient besoin sans faire d'émisâion, en prévision du vote du bill présenté par sir Michaël Hicks Beach et M. Chamberlain (voir note de la page 73). Le Parlement n'ayant pas eu le temps de discuter ce bill a autorisé le gouvernement, à la fin de la session d'été 1899, ^ prêter à ces trois colonies (en même temps qu*à quelques autres), à un taux ■d'intérêt qui ne sera pas supérieur à a 3/4 pour 100, des

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Deux cLi3res rê>iiii>er:^l t:ml le système anglais et ses oi-nséqueDces : l'An^let^re ne dépense actuellement p:4ir l«:utes ses o:k»nies, — les « arsenaux » tels que Gibraltar. Malte. Hong-Kong compris, — que 62 millioDs de francs environ'. D'autre part les emprunts des 87 ccJonies, dont les titres se négocient au Stock Echangey représentent au total

sommes qni seront prises, plus tard, sur la Caisse des emprunts ooloniaui.

Les trois emprunts des colonies de l'Africpie oocidentale s'élèvent au total à ^3 millions de francs.

I. Dans la discussion du budget de 1899, M. Pelletan a évalué les dépenses de l'Angleterre pour toutes ses colonies (séance de la Chambre du 17 janvier 1899) à 3o millions de francs, en tenant compte, ajoutait-il, de certaines augmentations récentes.

Ce chiffre ne saurait être considéré comme exact. Il faut lui préférer celui de 62 millions fourni par M. Jules Siegfried dans son rapport à la Chambre sur le budget des colonies pour 1897. M. Siegfried étudiant avec soin le budget colonial anglais de Texercice 96-97 le décompose ainsi :

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