‹ L'Exploitation des Bovins en AubracChapitre 10 sur 23 · AGRICULTURE ET VÉGÉTATION · texte numérisé non relu

AGRICULTURE ET VÉGÉTATION

L'agriculture est tout à fait médiocre. Elle se borne à quelques terrains d'exploitation autour des fermes situées dans la vallée aussi bien abritée que possible. Ces terrains peuvent être divisés en prairies de fauche, terres labourables, bois, pâtures quelquefois.

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La nature du sol varie beaucoup et avec elle se mo-

difient parallèlement la qualité du fourrage récolté et la valeur du bétail.

Les prairies de fauche occupent les parties les plus proches et les plus fertiles du domaine. Ce sont des prairies naturelles à prédominance de graminées. Leur aménagement, précaire, consiste en séparations par des murettes, des risoles d'irrigation et quelquefois des drains. | |

Ces prairies reçoivent au printemps a presque totalité du fumier de l’hivernage.

Peu étendues les terres labourables portent des pommes de terre, raves, seigle, avoine. En raison du peu de variété de ces cultures, on voit suivre la rotation suivante : ;

Seigle ou pommes de terre, avoine, jachère nue.

Tous les cultivateurs heureusement ne pratiquent pas ces rotations routinières ou trop libres. Dans les vallées périphériques du Massif une place plus £$rande est réservée à la culture, la jachère nue disparaît et l’on voit des fourrages artificiels, du maïs fourrage, du blé. Cet ensemble forme des rotations fourragères qui permettent avec le concours du fumier et des engrais coniplémentaires de varier la ration hivernale des animaux.

Nous envisagerons maintenant la flore des pâturages constituant le milieu estival. Les $raminées prédominent malgré quelques ombellifères et composées. Paturins, fétuques, houlques laineuses, dactyles forment un gazon où se mêlent, surtout sur les terrains basaltiques, trèfles blanc et rouge, petite luzerne, etc...

Parmi les ombellifères on note le boucage saxifra-

$e et le méon faux othamante ; cette dernière au dire des éleveurs posséderait la vertu d’engraisser rapidement les bœufs. En réalité sa valeur alimentaire est faihle. Elle constitue un condiment par les essences excitantes qu’elle contient.

Les $enêts et la bruyère forment de vastes landes et diminuent la valeur de ces immenses pâtures.

Quelques plantes médicinales sont à noter : $entiane jaune, verâtre blanc, réglisse.

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