‹ L'Exploitation des Bovins en AubracChapitre 22 sur 23 · SAS · texte numérisé non relu

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fumier on n’apporte au sol que des déjections animales. Cela tient au manque de litière. Quand cette litière par la culture des céréales sera plus abondante, la qualité de fumier doublera facilement et ce sera du véritable fumier.

Les engrais chimiques aussi auraient à jouer un plus grand rôle. Mais auparavant il faut chauler en de nombreux endroits.

Pour permettre cette amélioration, la facilité , des moyens de transport est une condition essentielle. Timidement les chaulages sont déjà entrepris. La majorité des terrains étant schisteux et é$ranitique, l'apport de l’élément calcium permet l’établissement des prairies artificielles, la culture des lésumineuses, etc. D'où l’entretien en meilleur état d’un cheptel plus nombreux par la disparition de l’ostéomalacie et du pica.

Parallèlement au chaulage, le phosphatage des terres sert de complément. Par l’utilisation de certaines scories de déphosphoration on a pu doubler le rendement de certaines prairies naturelles. Cet engrais convient très bien dans les terrains $ranitiques. Son emploi dans quelques villages de la Lozère avait amené la disparition de l’ostéomalacie après 1925 ; il fut abandonné car les cultivateurs croyaient à la persistance de son effet. En 1934, on a enregistré la réapparition massive dé cette affection. Les engrais chimiques, certes, ont leur place ici, mais actuellement leur intérêt est secondaire dans l’ensemble. Les améliorationrs foncières doivent précéder les améliorations culturales, car elles les conditionnent.

Parmi les réformes culturales les plus ursentes à réaliser, une bonne place doit être réservée à la culture fourragère. La jachère n’est plus de notre siècle. Grâce à l’amélioration physique et chimique des terres, on

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doit pouvoir établir de bonnes rotations fourragères. En premier lieu, les légumineuses ont droit de cité. Ces lésumineuses réussissent facilement et présentent l’avantase d’au$menter le rendement laitier et d’enrichir la terre en azote.

Les racines et les tubercules fournissent une alimentation de premier ordre pour l’alimentation hivernale du bétail. On les méconnaît trop ici. Il en est de même pour le maïs fourrage, maïs les $elées s’opposent à la généralisation de sa culture. Pourtant l’ensilasge pourrait permettre sa conservation. Mais le silo apparaît ici comme un luxe et nous n’en avons point rencontré.

Les céréales offrent une double utilité. Leurs grains servent à l’alimentation du bétail et la paille peut être mélangée avec du foin ou des aliments aqueux. En outre la paille utilisée comme litière accroît l’hygiène de l’étable et augmente la qualité et la quantité du fumier.

Mais pour réaliser ces progrès, il est besoin de faire appel aux machines agricoles. Nous n’exagérerons pas en disant qu’il en manque la moitié. Là encore nous trouvons l’esprit routinier et le respect des mœurs d’autrefois qui constituent un obstacle difficilement surmontable. La faucheuse disent les cultivateurs « ne coupe pas le foin si serré que la faux ».

Nous parlerons peu de l’alimentation par l’apport de substances étrangères. Les tourteaux constitueraient pourtant des adjuvants précieux pour la production laitière. N’allons pas si loin, les améliorations précédemment citées constitueraient si elles étaient pleinement réalisées un progrès fort heureux pour le pays de l’Aubrac.

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