CONCLUSIONS
Nous avons vu que le Massif de l’Aubrac permet par son sol et sa végétation, l’élevase des bovins. La race d’Aubrac constitue la meilleure race de trait française. Par le croisement industriel avec le Limousin, elle peut donner d’excellents produits en vue de la boucherie. Par le croisement continu avec le Tarentais, elle doit accroître sa production laitière.
L'exploitation bovine a été considérée dans ses conditions actuelles et dans les améliorations qui peuvent y être apportées. Nous avons envisagé des croisements et nous insistons encore une fois sur le grand principe zootechnique : l’apport d'animaux, quels qu’ils soient, dans une région différente de la leur, ne peut s'effectuer sans une modification du milieu favorable à leur acclimatement. En nous permettant une. petite comparaison : pour recevoir des amis qui doivent vous rapporter quelque chose, il faut faire des frais.
Nous ne voudrions pas accabler les vaillants cultivateurs du vieux pays d'Aubrac, mais nous souhaitons pour eux qu’ils renoncent au maintien de leurs vieilles coutumes, respectables certes, mais actuellement désuètes.
Toutefois n’oublions pas que le plateau d’Aubrac
es
se situe à une altitude moyenne de 1.000 mètres. Les améliorations seront donc difficiles. Elles ne peuvent se réaliser qu'après plusieurs années de travail systématique et méthodiquement soutenu. L’Etat pourrait apporter une aide bienfaisante en construisant des routes, en permettant ainsi l’accès facile des produits agricoles et le départ aisé des productions de l’Aubrac. On semble bien souvent oublier la maxime fameuse du ministre Sully : « Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France ».
Les événements l’ont rappelé il y a quelques années et d’ici peu, elle sera sans doute à l’honneur.
Nous terminerons en espérant que ces paroles, prêtées à l’intendant du bon roi Henry, seront suivies un jour d’une aide matérielle et efficace, dont notre cher pays d’Aubrac sera le premier bénéficiaire.
VU : Le Directeur de l’Ecole Vétérinaire, Rapporteur,