CROCA EE RER CURE
Ce montant représentait plus de la moitié du tonnage global français qui se montait à la même date à 8.010.986 tonneaux.
Si de ce dernier chiffre, nous retirons successivement le tonnage des huit Compagnies ci-dessus, soit 1.541.503, celui de la flotte d’Etat, soit 58.103 tonneaux, et celui des navires de pêche, soit 187.391 tonneaux, nous obtenons le tonnage des moyennes et petites entreprises, lequel 5e répartit comme suit:
Entreprises de 25 à 50.000 tonneaux... 677.040 » 20 à 25.000 SA euer APS 24.361
» 15 à 20.000 SUN UN ARTE 87.190
» 10 à 15.000 SAUT E LL 105.094
» inf. à 10.000 SN VRP 330.304 SOLDE UN AA RLes 1.228.989
(2) Annuaire de la Marine Marchande (1939)
Comme on le constate, le tonnage de la totalité des moyennes et petites entreprises est sensiblement inférieur à celui des huit plus forts armements, ce qui montre de façon catégorique la concentration énorme qui s’est réalisée dans notre marine marchande.
Ces chiffres montrent, de plus, la place restreinte qu’occupent dans notre flotte, les petites entreprises dont le tonnage est inférieur à 10.000 tonneaux. Et encore faut-il observer que parmi ces dernières, un grand nombre n’arme pas de navires pour la navigation de haute mer, étant spécialisé dans le remorquage, le dragage, et de façon générale, les activités portuaires. Lies très petites entreprises, de transport maritime, lesquelles ne possèdent guère qu’un, deux ou trois navires, et se livrent le plus souvent au cabotage national ou international, sont donc très peu nombreuses.
Nous allons maintenant rechercher pour quelles raisons s’est réalisée cette concentration formidable de notre armement.
SECTION II L'activité de notre armement
Notre trafic colonial exige principalement des transports réguliers aussi bien pour le fret que pour les passages.
En effet, notre commerce à destination de nos colonies porte sur des denrées de toutes sortes, produits manufacturés ou alimentaires, pour l’expédition desquels les chargeurs recherchent des lignies régulières, qui, seules, leur permettent d’approvision:
ner, de façon permanente, les marchés de nos possessions d'outre-mer. Pour les importations sur la France, c’est également la ligne régulière qui offre le plus d'avantages. Nos productions coloniales sont, en effet, plus variées que massives ; un grand nombre d’entre elles n'étant pas susceptible de s’expédier par cargaisons globales, conviennent mieux aux liners qu'aux tramps. La ligne régulière apparaît donc, dans la plupart des cas, comme le moyen de transport le plus pratique vers la métropole. Ses navires escalent dans les ports à des dates connues à l’avance et y embarquent indistinctement toutes les marchandises qui se présentent.
La grande variété de nos produits coloniaux ressort nettement des statistiques d'exportation ci-dessous :
ALGÉRIE À 2 D a DES LAN PAR ONL PARA UE 1.271.000 tonnes SR PRO NL ET A MR 160.000 »
(ANR EN MOT ALAN TARN SRE 29.000 »
Farine, froment:............7 23.000 »
ÉTAPE a AT 65.000 »
Phosphates --.............. 186.000 »
Minerai de fer... 116.000 »
Fruits !de'-table: :..::..... 114.000 »
Légumes frais -....:.......….. 69.000 »
Pommes de terre ..........…. 73.000 »