TITRE TROISIÈME
Le concours de l'État
L'Etat ne pouvait rester indifférent au sort de notre marine marchande. La nécessité d’un soutien de la part des Pouvoirs Publics est, d’ailleurs, reconnue par la plupart des personnes compétentes en matière maritime, bien que les opinions soient partagées quant à ses modalités.
Dès avant la guerre, certains soutenaïent que le problème consisterait à enfermer notre vie économique dans ung véritable autarcie, en la protégeant par des barrières douanières puissantes, par des interdictions d'importation «et d’exportation et par le contrôle des changes. Or, si ces vues sont partiellement réalisables dans notre trafic avec nos territoires d’outre-mer, il n'en est pas de même dans nos relations avec les pays étrangers. Cette Solution aurait pour effet de réduire le rôle \de notre marine marchande au transport des seules cargaison françaises, et de lui faire perdre l’appoint nfces saire des marchandises étrangères, en admettant même qu’elle fut économiquement possible.
En fait, l'Etat s’est contenté de formules moins catégoriques, qu’il à réalisé, d’ailleurs, sans plan d’ensemble, et qui visaient plus à rétablir une situation
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