‹ L'Exploitation du Navire de CommerceChapitre 18 sur 31 · POS 3.500 X · texte numérisé non relu

POS 3.500 X

Dans le premier cas, l’armateur n’a réalisé aucun bénéfice ; dans le second cas, il n’a pu couvrir ses dépenses et a perdu de l'argent.

Si on suppose maintenant que la livre ait baissé au niveau de 80 francs, chiffre de 1931, le solde disponible de 555 livres donne :

555 X 80 — 44.400 frs.

montant duquel il faut retrancher les frais en francs de 10.000 francs, ce qui le ramène à ‘34.400 francs. La perte est alors encore plus grande, et l’exploitant français est dans l’obligation de cesser ce trafic.

Si, au contraire, la livre remonte à 175, niveau de

1938, on obtient :

555 X 175 — 97.125 frs

moins 10.000 »

reste 87.125 »

ce qui représente un gain net de 17 à 27.000 ‘frs ; ce trafic est alors rémunérateur.

Ainsi la prospérité de notre marine marchande dépend dans une large mesure des valeurs relatives ide la livre et du franc. À certaines époques, elle ‘était en mesure de résister à la concurrence internationale, alors qu’en d’autres périodes, elle se trouvait près d’être éliminée du trafic mondial.

Il n’est donc pas possible de laisser notre marine marchande à la merci de ces phénomènes monétaires. L'intervention des Pouvoirs Publics est, par suite, indispensable.

Page 1