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ne se montre pas très enthousiaste des résultats obtenus en 1922. Par contre, il augure mieux des renseignements donnés par l'examen de crânes de fœtus sur les différentes étapes du développement de l'oreille. Bien qu'à vrai dire ses conclusions dépassent le cadre que nous avons voulu fixer à notre étude, nous voulons cependant en reproduire quelques-unes comme étant d’un véritable intérêt pour l’otologiste et comme ouvrant un champ nouveau aux investigations radiologiques. |
Les radiographies de crânes intacts prises sous l'incidence transversale (projection bitemporale) lui montrent que la région pétreuse se développe rapidement autour d’un noyau visible dès le.3° mois. Dès le 4° on peut y reconnaître les canaux semi-circulaires, alors que la cochlée est peu visible. La mastoïde n'apparaît qu’au 7° mois et l’antre ne se voit aux rayons qu’au 9% mois.
Les épreuves que lui donnent les préparations anatomiques, soit de demi-crânes, soit de bases du crâne isolées, accentuent les détails. Les images des canaux semicirculaires sont très nettes dès le 4° mois et restent immuables, de même celles de la cochlée et de la chaîne des osselets. Ces faits ne sont, comme le montre l’auteur, qu'en contradiction apparente avec les idées généralement admises sur le fonctionnement relativement tardif des organes acoustique et statique de l'enfant. Si l’organe sensoriel existe à la naissance, aussi bien que les voies nerveuses et les centres encéphaliques, il faut en quelque sorte un longue adaptation pour que se manifeste la sensation.
Telle est l'étude bibliographique dont nous avons cru
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devoir faire précéder l’exposé de nos recherches personnelles. Bien qu'incomplet — un certain nombre de publications étrangères qui n’ont pu être consultées dans le texte orignal, ayant été volontairement passées sous silence — ce chapitre pourra sembler quelque peu démesuré.
Nôus avons jugé cependant utile de faire connaître en France les efforts accomplis à l'étranger sur un mode d'exploration qui semble presque complètement négligé par les otologistes français. C’est à peine si dans nos traités classiques soit de radiologie, soit d’otologie, quelques alinéas lui sont consacrés (1). Nous espérons montrer à notre tour que cette méthode exploratrice vaut mieux que le silence ou l'impuissance auxquels on la condamne.
Si nous voulons en quelques lignes schématiser les données que nous ont révélées la lecture de ces différents travaux, nous citerons :
Un précurseur, GLOVER, dont on parle bien peu;
Un nombre considérable de chercheurs qui, grâce à l'abondance des matériaux et la richesse des moyens dont ils disposent, accumulent les documents; parmi eux LANGE, LAW, qui s’affranchissant des classiques prises symétriques, inaugurent les projections obliques plus expressives, et surtout tentent l'application clinique des résultats; PFEIFFER, qui hiérarchise les acquisitions de ses
(1) Voir par exemple LERMOYEZ, BOULAY et HAUTANT, Traité des affections de l'oreille, 1921, p. 405 et 406 (clichés Ledoux-Lebard). — MOURE, LIÉBAULT et CANUYT, Tl'hérapeutique otologique. — JAUGEAS, Précis de radiodiagnostice, 1918, p. 404.