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OBSERVATION II
Eclat d'obus dans la caisse.
Epreuve de face : Un fil de plomb est introduit comme repère dans l'oreille moyenne par le tympan perforé. L’extrémité interne de ce fil est sensiblement au contact du projectile.
L'épreuve de profil indique que l'éclat est juste en avant de l'extrémité interne de l'index (fig. 2, B).
Fig. 2. — A) Radiographie de face du B) Radiographie de profil du même rocher droit. Incidence latérale. rocher.
A la suite de ces deux épreuves, on pouvait affirmer:la présence du corps étranger dans l'oreille moyenne.
L'intervention donna les renseignements suivants (Dr Lan Nois) : Essai d’ablation par les voies naturelles, échec. Trépanation mastoïdienne ; mastoïde infiltrée de pus. Résection osseuse. On aperçoit le corps étranger dans le recessus hypotympanique et on l’enlève à la pince. C'est un petit éclat d’obus de 3 millimètres environ. re
Nous limitons la citation à ces deux cas. Dans tous
les autres, la localisation anatomique précise a toujours permis l'extraction facile du projectile inclus dans la
-mastoïde ou le rocher.
Nes
Enfin, ces dernières années voient l’éclosion de très nombreux travaux sur la question. Des recherches, qui portent sur des séries impressionnantes, quant au nombre, sont faites dans divers laboratoires étrangers dans le but surtout d'éclairer certains problèmes morphologiques ou anthropologiques en discussion. C’est dire que certaines d'entre elles entrent peu dans le cadre purement clinique que nous avons fixé à notre thèse. Néanmoins, la richesse des documents publiés nous a fourni plusieurs détails précieux dont quelquesuns confirment les résultats que nous avons observés personnellement. e
STAUNIG et GATSCHER, de Vienne (1919), inaugurent une nouvelle attitude : le malade étant couché sur le dos, la nuque reposant sur la plaque, a la tête tournée du côté opposé à celui qu’on explore, grâce à un coin de bois à angle de 25°. Le rayon central passe d’un point légèrement antérieur au méat auditif jusqu’à la région postérieure de l’occipital. Malheureusement, les épreuves reproduites à la fin de leur article ne sont pas très convaincantes puisqu'elles se rapportent à trois malades différents auxquels il n’est pas fait allusion dans le mémoire Ils avouent du reste n'avoir eu d'images claires que pour des crânes secs où de nombreux repères ont été établis, mais que les détails anatomiques ne peuvent se voir sur le vivant. Et pourtant ils insistent sur les renseignements que l’otologiste pourrait tirer de cette méthode d'exploration.
F. Law (1920) fait paraître dans la collection des Annals of Rœntgenology un volume entier consacré à l'étude radiologique de la mastoïde. Il s’agit là d'un docu-