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Mérinos parait avoir la préférence de tous les théoriciens, est pour l’amélicration du troupeau Marocain une solution simpliste.
L'exemple de l'Australie et du Cap, peuplés de Mérinos, semble militer en faveur de ce procédé. Mais en ces derniers pays, les terres sont entièrement entré les mains des Européens; les procédés d'élevage les plus perfectionnés peuvent être appliqués. Il n’en sera jamais de même au Maroc où le troupeau pour une srande part propriété des indigènes, évolue presque toujours sur des terrains collectifs, et éternellement privés d’abris et de réserves fourragères. Les points d’eau réservés à un seul - troupeau dans les colonies Anglaises, resteront indivis sous l’Administration Française, soucieuse de sauvegardeé les droits de chacun.
Dans ces conditions, il est certain qu'aucune race européenne, même les variétés Mérinos les plus résistantes, ne saurait s’accoutumer aux rigoureuses exigences des modes d'élevage pratiqués au Maroc.
Il faut done renoncer à l’espoir de substituer au médiocre mouton marocain, un mouton de grande valeur mais réclamant des soins qu’il ne pourra trouver en ce milieu.
C. — Croisements. Les troupeaux déjà sélectionnés peuvent être améliorés par l'introduction de mâles importés,parmi des brebis choisies. Maïs chez les indigènes on se heurte à des obstacles qui rendent l'importation des races européennes impraticables..
Les produits résistent en général, leur toison est toujours plus fine que celle de la mère, mais souvent très tachée de noir ou de brun; quant à la viande elle n’est améliorée que si l’on améliore lse conditions d’existence.
Après de multiples obesvations, M. le Vétérinaire Montegut conclut que « le croisement n’âugmente pas le format des moutons marocains » et que « pour obtenir du mouton de boucherie, le croisement, malgré quelques avantages, ne s’impose pas. Il en est tout autrement si on envisage le mouton producteur de laine ».
Resterait peut-être à tenter le croisement avec le mouton de'‘Berguent, plus petit que la plupart de ses congénères Marocains, mais très bien conformé, de laine assez belle, adapté au pays et faisant prime sur les marchés.