‹ L'exposition d'Alger, 1876Chapitre 39 sur 64 · DU DESSIN · texte numérisé non relu

DU DESSIN

Le dessin était largement représenté à l'Exposition : établissements d'instruction secondaire et d'instruction primaire avaient envoyé de nombreuses copies.

Le Lycée d'Alger, les collèges de Constantine, de Bône, de Philippeville, l'Ecole normale de Mustapha, les Ecoles normale et communale de Montpellier, l'Ecole préparatoire des Arts-et-métiers et (quelques écoles publiques de l'Algérie exposaient de beaux travaux, ornements, paysages, académies, machines, etc., etc.

M. Lebourg, professeur de dessin aux Beaux- Arts, ne nous en voudra pas si nous l'assurons que les jolis travaux de ses charmantes et gracieuses élèves ont été tout particulièrement remarqué» ; choisis avec intelligence, ils ont encore le mérite d'être exécutés avec goût.

En traçant ces lignes, les paroles d'un illustre écrivain nous reviennent : a Nous écrivons tro p , a dit Goethe , nous* ne dessinons pas assez. » Le grand poète allemand a raison : pour la plupart des métiers, en effet, le dessin est ausi indispensable que l'écriture et le calcul, et on doit le ranger parmi les branches essentielles de l'enseignement. Aussi devrait-on, selon ' nous, mener l'écriture et le dessin de front ; ces deux arts se soutenant mutuellement donneraient des résultats plus i^-g^pides et meilleurs.

Qu'on initie donc de très bonne heure Tenfance au dessin, ainsi que le recommandent les Pertalozzi, les Frœbel et tous nos pédagogies modernes ; qu'on choisisse toujours une méthode progressive et qu'on écarte soigneusement de cet enseignement le principe actuel qui se borne presque toujours — nous Tavons constaté, — à l'imitation sôrvile et textuelle du modèle graphi- . q^e. Il faut que les élèves soient mis aussi vite que possible en présence d^ objets en nature alBn de les initier aux formes vraies ;, il faut aussi que chaque école possède des modèles en relief, solides, géométriques et objets en nature, représentant des motifs de constructions en maçonnerie, charpente, menuiserie, machines et autres engins.

S'il en était ainsi, nous n'aurions pas à signaler certain paysage grotesque aspirant à représenter des accidents géographiques imaginaires et aussi quelques vilaines petites bouches en cœur créées et niises au monde par un journal de modes.

Comme dessin géométrique et d'ornement, nous devons une mention spéciale au cours composé par le frère Vitalis, dont les modèles, généralement bien choisis, d'un beau style, composent une précieuse collection digne du grand prix qu'elle a remporté h l'Exposition de Paris en 1867. C'est avec une vive satisfaction que nous avons constaté que ces excellents modèles, étaient en usage dans la plupart des écoles tenues en Algérie par les fi ères de la Doctrine chrétiînne.

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