‹ L'exposition des primitifs flamands à BrugesChapitre 13 sur 20 · LE CRUCIFIEMENT · texte numérisé non relu

LE CRUCIFIEMENT

(CoiUdioii du pnilic de Liuhlauteiii. Viemic.)

GAZETTE DES BEAUX-ARTS

aussi, dans sa doublure, des couleurs diaprées, peu habituelles chez notre artiste.

C'est sans doute une œuvre de jeunesse de David que le petit Saint François recevant les stigmates, pendant d'un Saint Jean-Baptiste, tous deux à M. R. von Kaulmann. L'extase du saint se traduit d'une manière et avec un sentiment rares à rencontrer, si ce n'est au xv" siècle.

Placée dans le proche voisinage de l'admirable triptyque du Baptême du C/^m/, un des trésors du musée de l'Académie (reproduit

IU:iMuN I1AX5 LK l'AIiC HL' C 11 A T E .V C DE li r M li E K E , TAlt LX MAITHE FLAMAND DU XV' SIÈCLE

(Collection de M. le comte Thierry de Limburg-Stirum, Bruxelles.)

encore comme de ÎMemling dans les Chefs-d'œuvre des grands maîtres de Kellerhoven), la Transfiguration de l'église Notre-Dame nous parait bien décidément devoir être attribuée à David, comme ausi la Conversion de saint Paul (n» 332'), à M. A. Voriieagen. Exposée comme de Jacques Cornelisz, elle a sûrement des titres moins sérieux à cette attribution que le n" 281, un triptyque représentant La Vierge avec l'Enfant Jésus et des donateurs, cataloguée comme de (( Jacques d'Amsterdam », c'est-à-dire du même maître. Nous allons étonner, sans doute, plus d'un en soulevant la question de savoir si Gérard David n'est pour rien dans l'exécution du ravissant tableau (n" 273) appartenant au comte de Lim-

Il t-,KUiJiAut,

Dessin dp M Franck d* après le Volet ôauche de L'Ensevelissement du Christ n

L, . 'Musée d'Anvers f , , „,. ,, ,

burg-Slirum : U)H' Fêle de famille en plein air au château de Rumbeke. Le château, situé non loin de Roulers, existe toujours. Seul, le couronnement de la tourelle a disparu. Nous sommes donc en pleine Flandre. David, personne ne l'ignore, est un paysagiste de premier ordre. Le fini de ses lointains confine au prodige. Il eut sûrement un œil conformé comme celui de Meissonier, capable de voir et de rendre avec précision les moindres détails d'un arrière-plan. Or,

m;i,.m: hk chasse, I'Aii juaciiim I'Atenikis iCollcctioii de M"' Wcscndonck, Berlin.)

celui de cette Fête au château, où défile une cavalcade, où passe un troupeau de moutons, sans parler d'autres menus détails, est la chose la plus exquise qu'on puisse considérer. Les personnages sont des portraits assez mal conservés; mais, chose essentielle, l'ensemble de la coloration est conçu dans la gamme harmonieuse de David. M. Weale assure, nous le savons, que David n'est point luimême l'auteur des paysages que l'on trouve dans son œuvre et que ceux-ci auraient été exécutés par Joachim Patenier. La Ihèse est évidenmient trop absolue. Patenier a pu prêter son concours à Gérard, comme il le prêta à d'autres, surtout à Quinten .Massys, chose établie par des documents. 11 n'y a certes aucune analogie entre les

paysages de ce dernier' et ceux de son contemporain David. On en trouvait la preuve à l'exposition même, dans le merveilleux petit Cincl/iri/icnt appartenant au prince de Liechtenstein et issu de la

PAR LE MAITllE DIT <i I> E S FEMMES A MI-CORPS »

(Collection Pacully. Paris.)

collaboration des deux artistes". Figures et paysage se rattachent directement au grand tableau de Y Ensevelissement du Christ. Il n'y

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