‹ L'exposition des primitifs flamands à BrugesChapitre 14 sur 20 · TB · texte numérisé non relu

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à aucun rapport entre les paysages très ilamands de David et les sites mosans de Patenier. Personne ne miîconnaitra sans doute que

LUOMME A LA MKDAILLE DE L ANNONCIATION, PORTRAIT AlTlUilLK A JEAN MOSTAEKT

(Musée de Berlin.)

l'étang avec ses cygnes, dans la Fè/e au château, ne soit un niotil

fois signalé dans la Gazette des Beau's.-Aits |3"= për., t. I, p. 3ol) une des versions, exposée, toujours comme l'œuvre de Patenier, à la National Gallery de Londres. Une autre, avec figures demi-nature, fait partie de la collection Mayer van deu Bergh, à Anvers.

LK CHKVALIKK AU CHAPbLfcl ■ î^usèe de Brux.eUes ■

fréqucnl des fonds de IMeniling et de Gérard. Il n'y a donc rien de

L A D 0 R A T I 0 X DES MAGES, ]' E 1 NT U 11 E A T T 111 11 L 1: E A JE A N .M 0 S T A E 11 T

(Musée d'Ainsti-rdam.)

forcé dans le rapprochement que nous faisons entre le paysage de Rumbeke et les peintures de David.

Mais il nous faut poursuivre. L'exposition de Bruges est ample-

Et'.CE HOMO; l.K COL'RO.N.NE.MhNÏ IiLlMNES PEINTURES INTKUIEIRES DES VOLETS DU T R 1 1' T Y n U E D ' 0 r I. T R E M O .\ T

(Musée de Bruxelles.;

L A .M ARCHE AU C A L V A I 11 E l'EIMLRES EXTÉRIElllES DES VOLETS D L' TRIPTYrjLE D ' 0 C LT H E M 0 X T

(Musée de Bruxelles.)

mciil |K)iirviie des créations do deux peintres proches de David. L'un est le i< Mostaert » de Waagen, le peintre des Sept Douleurs de la Vierge, tableau-type de Noire-Dame, exposé sous le n" 178, et son pendant, le n" 179, Porlrail de Georges van de Velde, bourr/mestre de la ville de Bruges et prévôt de la confrérie du Saint-Sang, du musée de Bruxelles. Ce pseudo-Mostaert, identifié simultanément par MM. Weale et Hulin avec Adrien Isenbrant, élève de Gérard David, était déjà signalé par Waagen comme se rattachant au maître dit '( des Femmes à mi-corps », de qui nous reproduisons un charmant spécimen, exposé par M. Pacully, de Paris : une Jeune femme écrivant une lettre. On a été frappé à l'exposition du rapport entre ce peintre des Femmes à mi-corps et Fauteur du tableau de lîumbeke. D'instinct l'on s'est dit qu'il fallait chercher dans son voisinage l'auteur de la Fête au château. Que cet auteur ne soit point lui, mais plus près encore de David, cette opinion résulte de tout un ensemble de caractères appartenant en propre à celui-ci et que nous ne trouvons ni chez Isenbrant, ni chez le peintre des Femmes à mi-corj)s. Le professeur F. Wickholî a, dans un récent travail, cherché à identifier avec Jean Clouet ce maître encore indéterminé. Sa thèse se fonde en grande partie sur les textes français des poésies que chantent fréquemment les jeunes femmes' : le savant auteur a pu établir que les jolies paroles servant de thème à la musique jouée par les trois gracieuses jeunes femmes du tableau du comte llarrach, exposé à Bruges, sont de Clément Marot.

Sans discuter ici le bien-fondé de l'hypothèse de M. Wickhoff, il nous faut signaler un tableau, non étudié jusqu'à ce jour, du maître des Femmes à mi-corps, un Repos en Egypte (n" 266) appartetenant au comte Ch. d'Ursel, de Bruges. Le paysage y est tout à fait remarquable, tlamand croyons-nous, avec un chemin de grands arbres, unique dans les tableaux du temps et n'offrant aucune analogie avec le paysage de Rumbeke.

Le pseudo-Mostaert de Waagen disparu, nous tenons du moins le réel, grâce à l'identification, par M. Gustave Gluck, en 1896'-, du Portrait d'homme — sans doute celui du maître, mentionné par van Mander — appartenant au musée de Bruxelles et exposé à Bruges comme du « maître d'Oultremont ». Nous renvoyons le lecteur

1. Joissaiice vous donneray — Mon ami, el si vous nienneray — La on prétend voslre espérance. — Vivante ne vou^ laisseray, — Eicorjs qia.il m ul seiviy — Sy vous auray en souvenance.

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