‹ L'exposition des primitifs flamands à BrugesChapitre 19 sur 20 · Gazette des Beaux-Arts, 3' pér., t. XXIII. p · texte numérisé non relu

Gazette des Beaux-Arts, 3' pér., t. XXIII. p

ment dernier, apparlonanl à M. Pacully, de Paris, — un Portement de croix, à la Société des Amis du musée de Gand, et diverses « diableries », titre sous lequel nous rencontrons une ancienne et bonne

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(Musée de Glasgow.)

copie du Jardin des dé/ires de l'Escurial, appartenant à M. Cardon, de Bruxelles. M. Dollmayr, dans sa très reniar(|uablc et importante étude sur Bosch, assignait à Jan Mandyn une bonne partie des œuvres de ce maître existant en Espagne, y compris les grands panneaux de l'Escurial. De Mandyn aussi nous parait être le Sai)it C/iris/op/ie (n" 2'iï] ap})artenanl à M. Novak, de Prague. La question Bosch est

d'ailleurs forl complexe. Il était avéré dès le xvr siècle que nomlire de pages signées de son nom ne pouvaient être son œuvre.

11 y eut au xvi'' siècle un copiste fameux, Marcel ColTermans ou KolTermaus, dont M. Schloss, de Paris, expose une Sainle FcDnilIr signée, laquelle n'est qu'une copie de l'estampe du maître B. M. (B., n" 1). Le même Gotrermans ' serait l'auteur responsable des deux « Lucas de Leyde « (^n°" 391 et 392^, où se répètent des gravures du célèbre artiste et d'autres œuvres similaires existant dans beaucoup de galeries. De lui encore émane, sans doute, la jolie suite de la Passion d'après les gravures de Goltzius, appai'tenant à M. L. Cardon, de Bruxelles (n" 392). L'on se demande s'il n'est point en outre l'auteur du petit triptyque (n" 87) déjà mentionné, la ,1/rv.sp de saint Gn-r/airf. Le susdit ColTermans, dont nous avons signalé jadis aux lecteurs de la Gazette des Beaux-Arts une grande figure de la Madeleine rencontrée en Espagne, est par lui-même un maître pi'u intéressant, apparenté à F"rans Floris. Un mot, en passant, d'un remarquable profil d'bomme exposé par M. Cardon, de Bruxelles. Cette œuvre, attribuée à Lucas de Leyde, est sûrement italienne, lombarde, et, selon plusieurs critiques, de Bernardino Conti.

Sachons gré aux organisateurs de l'exposition d'y avoir ménagé une place aux maîtres du xvi'' siècle. Nous avons dû à cette circonstance bon nombre de pages d'un intérêt sérieux et parfois de liante valeur, comme, par exemple, la très remarquable représentation de Lancelot Blondeel, maître trop peu étudié jusqu'ici, et de Pierre Pourbus, son gendre, un portraitiste admirable.

Mabuse, Quinten Massys et van Urley, à côté de (|uelques œuvres non douteuses, servaient aussi de prête-noms à des attributions fantaisistes. Nous tenons pour très authentique le Vieillard amoureux (n" 359) de Massys appartenant à la comtesse de Pourtalès, aussi bien que les Têtes de rieillards (n" 382) au prince Doria. Le Cadran d'horloge , easeigno supposée de la bouli([ue de Josse, le frère de Quinten Massys, à M. van Even, l'historien de l'école louvanisie, est d'un très sérieux intérêt. Nous avons dit ailleurs que le Profil de vieillard, signé Quiiitiiua Metsiis pingebal anno 1513, appartenant aujourd'hui à M""' André, a pour point de départ le portrait de Cosme de Médicis, des Offices. Le Christ bénissant, au baron de Schickler, nous a paru une œuvre belle et ancienne, répétant la fameuse tète du musée d'Anvers.

I. C'est à M. Adolplie Coldsclimidt qu'est du» la mise imi évidence de Cofleimans comme faussaire.

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