PAVILLON DU T BAN S VA AL
Des émigrants hollandais, accompagnés de quelques
Français, acquirent régulièrement des terres . dans le sud de l'Afrique. Ils luttèrent avec une persévérance acharnée contre les difficultés d'un sol peu hospitalier. Ils habitèrent, jusqu'à ces derniers temps, des masures comme celle qui fut reconstituée au Trocadéro. Des mines de diamant et d'or furent découvertes sur leur sol ; une pyramide, haute de 14 mètres sur 2"V,so de base, figurait les 621.78(3 kilogrammes d'or fin, valant 2 milliards 142 millions, qui en furent extraits. Ils laissèrent des mains étrangères s'emparer de ces richesses sans en tirer d'autres profits que quelques droits légitimes et sans changer leur vie pastorale. Ils employèrent ces revenus à faire passer de 200.000 francs en 1882 à 6 millions en i8gS le budget de leur instruction publique.
Mais leurs mines tentèrent d'autant plus qu'elles parurent inépuisables. De plus, les territoires de l'Orange et du Transvaal se trouvaient sur la route du Cap au Caire. Cela suffit pour que l'Angleterre se résolût à sacrifier cinquante mille hommes et 3 milliards, le double s'il l'eût fallu, pour écraser des gens qui avaient juré de défendre leur patrie jusqu'à la mort et qui tinrent parole.
Les États du Transvaal et de l'Orange devant disparaître politiquement de la carte d'Afrique, on peut s'arrêter un instant à leur histoire. Le cap des Tempêtes, qui devait devenir le cap de Bonne-Espérance, fut doublé pour la première fois en 1407, par Vasco de Gama, mais les Portugais ne profitèrent pas de leur découverte. Ce furent les Hollandais qui vinrent occuper le Cap et s'y établirent.
En 1652, la Compagnie des Indes orientales ayant décidé de fonder un établissement au Cap, les Anglais prirent cette ville aux Hollandais.