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LES IDOLES I A V A N A 1 6 1: S

l'KOIIL DU PALAIS DE L'EGYPTE

extatiques. Elles ont fait grève ou ont été gardées par les princes de là-bas; d'accortes Hollandaises les remplaçaient en versant du cacao.

L'aspect extérieur du palais de l'Egypte était très beau.

Son architecte, M. Dourgnon, avait reconstitué sur la gauche le portique du temple de Dandour et s'était inspiré des monuments de Memphis et de Thèbes pour édifier la partie principale.

Mais l'intérieur, resté à peu près vide, ne montrait, comme toutes les expositions des pays d'islam, que des étalages dont le clinquant ne cachait point la vulgarité. Rien de nouveau, rien de convenable même dans ce fouillis de menus objets empestés d'encens, fabriqués partout excepté dans les prétendus lieux^ d'origine, et vendus par ces insupportables Levantins qui étaient la plaie de l'Exposition. On en est réduit à citer, parce qu'elle était au moins amusante, une canne en sorte de baleine qui devenait rigide une fois tendue, mais pouvait se rouler et tenir dans une poche de gilet. -rElle économise les frais de vestiaire », disaient ces aimables camelots. Avec le théâtre dont nous parlerons plus loin, voilà ce qui subsiste de l'Egypte des Pharaons.

De piètres caveaux, où dormaient quelques fausses momies, ne servaient qu'à inspirer des regrets en évoquant l'image des belles choses qu'on aurait pu reconstituer.

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