COMPOSITION DE M. GEORGES ROCHEGROSSE — FACE A CELLE DE M. FLAMENG
Dans le large espace laissé entre eux, quatre grandes compositions de MM. Flameng, Maignan, Cormon et Rochegrosse, que nous reproduisons, se développent chacune en forme de triptyque ouvert. Malgré la note bien personnelle à chaque maître, elles sentent l'entente commune de la même pensée décorative et présentent un ensemble d'autant plus réussi qu'elles sont seulement inclinées sans plafonner, et que leur contemplation est exempte de fatigue.
On les distingue mieux qu'on n'aurait pu le supposer à si grande distance. Il est vrai que chaque composition occupe plus de 23 mètresde longueur, sur une hauteur
^ çs sf'iiNcjjj Je 0 niùtres, et que les personnages du premier
plan ont des proportions de géants.
Toute allégorie symbolique a été bannie de ces peintures. Ce sont les artisans euxmêmes qui sont représentés dans les mouvements habituels de leur profession, avec une noble lidélité et des groupements harmonieux. Le cycle moderne de racti\'ité humaine se déroule dans la belle œuvre d'art des quatre maîtres.
Que deviendra cette salle, la plus vaste qui soit au monde ?
Nous sommes peu habitués à ces festivals comme il y en a en Angleterre, avec des milliers d'exécutants, plus retentissants qu'harmonieux. Des meetings politiques n'y sont pas à désirer et les orateurs y perdi'aient leur voix. La forme circulaire ne se prête pas aux repi'ésentations dramatiques. Les courses de taureaux n'y donneraient pas aux spectateurs des émotions assez rapprochées, et nos mœurs ne tourneront pas, il faut l'espérer, aux jeux de bêtes féroces dans le cirque : panein et circenses.
Si le Grand Palais des Beaux-Arts se prête mal aux évolutions du concours hippique, elles trouveront là un emplacement à souhait. La Galerie des Machines tout entière, déiinitivement conservée et aménagée, fournirait aux manifestations sportives et aux concours agricoles un emplacement qui ne pourrait, nulle part ailleurs, être aussi vaste ni plus convenable.
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