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LES PALAIS DU CHAMP DE MARS

FRISE DES MOYENS DE T U A N S l' O K T F A K M. ALLAH DEHNlÉRE HARIIE ; LA LOCOMOTION M o D E H .N E

reliefs s'accentuaient en ombres fortes, et leurs peintures, assez discrètes pour être mal perçues de loin, apparaissaientdans leur abondance variée.

Et quel autre parti aurait- on pu prendre pour des constructions destinées à disparaître, pour lesquelles la pierre de taille eût été de la prodigalité? Une polychromie plus vive, ou des revêtements de briques vernissées n'auraient pas été dans les traditions de notre art architectural. Malgré l'internationalisme d'une exposition, il ne fallait pas oublier qu'on était en France.

Tout le pourtour des Palais était formé d'un double rang de galeries superposées, ouvrant sur le parc intérieur par de larges baies,

suivant la disposition porlHe lenikal du palais du génie civil

L'EXPOSITION DU SIKCLE

adoptée aussi à l'Esplanade des invalides. Sauf les parties occupées par les restaurants, elles étaient généralement désertes. Comme rien n'y aA'ait été exposé, le public, ménager de son temps et de sa fatigue, n'y circulait pas pour le seul plaisir de la promenade.

Cette disposition architecturale pourtant heureuse aurait dû être complétée par des exhibitions qui auraient amené un courant de foule... si la foule avait bien voulu s'y porter, car elle a des fantaisies qu'aucune expérience ne peut prévoir.

En regardant le Château d'Eau, se présentaient successivement : dans l'angle de droite, le Palais des Lettres, Sciences et Arts, dû à M. Sortais; ^ puis celui du Génie civil, par M. Hermant ; — enfin celui des Industries chimiques, rejoignant le Palais de l'Électricité. En revenant sur la gauche : le Palais de la Mécanique ; — celui des Fils et Tissus, par M. Blavette ; — et celui des Mines, dans l'angle de gauche, par M. Varcollier.

Ces palais étaient symétriques les uns aux autres, leurs angles et leurs porches se faisant face de chaque côté du parc central, mais chacun d'eux avait son architecture propre. Les grandes portes monumentales des Tissus et du Génie civil indiquaient

majestueusement le centre de chaque rangée.

Sans pouvoir entrer dans l'examen détaillé de chacun d'eux, nous renvoyons à nos gravures pour les notes caractéristiques de leur architecture. Le Palais du Génie civil de M. Hermant était des plus remarquables. Son porche en allure de forteresse, sa frise représentant les moyens de transport à travers les âges, ses originales statues en demirrelief figurant des ouvriers de tous les corps de métiers, lui donnaient un caractère d'une oi"iginalité artistique bien

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