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LE PONT ET L'AVENUE

montés de mascarons rappelant ceux du Pont-Neuf et reliés entre eux par des guirlandes emblématiquement formées de plantes marines et de coquillages; cette décoration robuste dans sa grâce, en fonte de fer galvanisée, est due à M. Glantzin.

Les pilastres de ces balustrades sont recouverts d'un main courante en cuivre martelé, d'un travail parfait.

Légèrement de biais sur la Seine, le pont mesure 4omètresde largeur, partagés également entre la chaussée et les trottoirs. La distance entre les parapets des quais est de 155 mètres; les berges étant chacune dey22"',50 de largeur, il reste 110 mètres de débouché effectif. Les pentes du tabliei légèrement en dos d'âne sont de 0,02 par mètre ; la hauteur de la clef au-dessus du niveau moven des eaux est de 8 mètres.

On se souvient encore de la passerelle, souvent prise pour le pont lui-même, qui servit au montage des arcs de ferme. 11 v a quinze arcs, composés chacun de trente-deux voussoirs ou fragments et pesant environ 150 tonnes. Pour ne pas interrompre la navigation, ils furent montés de haut en bas, si l'on peut s'exprimer ainsi, c'est-à-dire descendus de cette passerelle. Les fondations des culées reposent sur des caissons de fer immei^gés à près de 20 mètres au-dessous du niveau des eaux , remplis de béton et présentant pour chaque rive un bloc supérieur à 15.000 mètres cubes. Les travaux reviennent à environ 7 millions, dont i million et demi pour les fondations et i million pour la décoration.

UN DES PVLOiVES ET UNE ENTRÉE DES ESCALIERS OE DESCENTE SCR CES BERGES

12 L'EXPOSITION Dr SIECLE

Les constructions métalliques ont un ennemi dans le mouvement de dilatation et de contraction, dont la puissance moléculaire est invincible. Pour mettre le pont Alexandre à l'abri de ce danger, les arcs reposent sur les culées et se rencontrent à la clef par l'intermédiaire de rotules cylindriques autour desquelles ils peuvent opérer certains glissements correspondant aux variations de la température.

Enfin le niveau du Cours-la-Reine a été remonté pour mettre le pont de plainpied avec l'avenue Nicolas 11, large de loo mètres, qui va rejoindre les Champs- Elysées en formant avec eux un angle obtus du côté du Grand Palais. Du pont ou de l'avenue ce biais n'est pas apparent; il est plus sensible vu des Champs-Élvsées, mais rien ne pouvait remédier à l'absence de parallélisme entre eux et les Invalides. Dans un lointain estompé par les brumes légères de la Seine ou le poudroiement d'or du soleil couchant, sous la délicatesse du ciel parisien, encadrée dans les arbres de l'Esplanade dégagée, la majestueuse façade des Invalides formera un incomparable fond de tableau.

Quand auront disparu les édifices temporaires de l'Exposition et que la féerie se sera évanouie, il restera la réalité de l'avenue Nicolas et du pont Alexandre,, véritable voie triomphale reliant à travers deux palais nouveaux le mouvement élégant de la vie moderne à la tranquillité sereine du passé. Un effort vainqueur des résistances aura, en quelques années, doté la Ville de Paris d'embellissements qui demandent d'ordinaire pour s'accomplir des périodes séculaires.

Les Arts, par Verlct.

[,.i PaiK. par Lombard.

Groiipe de M. Gasq.

L'ArchiteclnrLpar Cariés.

La Peinture, par C. Lefèvre.

La Sculpture;, par Cordonnier.

La .Musique, par Labalut.

Groupe de M. Boucher

GRAND PORCHE DU li R A N H PALAIS DES BEAUX-ARTS SUR L AV E N U E NICOLAS II

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