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LE PORT DE ROUEN AU XVIII" SIECLE

Crablcau de JuU'S Adeline, dans le pavillon des Chambres de Commerce Maritimes.)

photographies, des tableaux et des plans en relief montrant les agrandissements achevés ou projetés de leurs ports.

Il faudrait plus de 200 millions pour exécuter l'ensemble des travaux estimés nécessaires. On opposera que les ports de Boulogne, Calais et La Pallice restent à peu près déserts, malgré les sommes énormes qu'ils ont déjà englouties. On répondra en citant par contre Dunkerque. qui a passe, de 1858 à 1898, de 500.000 à 3.500.000 tonneaux d'entrée et de sortie.

On objectera aussi que nos mœurs prudentes et casanières éloignent des entreprises lointaines, mais on peut répondre encore que nos armateurs étaient autrefois à la tête du mouvement et que l'avenir économique de la France dépend de son commerce maritime, qu'il faut doter d'un bon outillage.

Sans parler des ports anglais, Hambourg, Anvers, Rotterdam, Gênes attirent sur leurs quais les denrées du inonde entier. Nous sommes partout distancés, même et de beaucoup par la Norvège. Si les statistiques n'étaient pas là, les expositions étrangères du Palais de la Navigation de commerce en auraient

L'EXPOSITION DU SIKCLE

fourni une démonstration suffisante. La situation est d'autant plus critique, que sa solution dépend d'idées générales dont la propagation n'est pas facile. Un électeur des provinces centrales comprendra difficilement qu'il soit intéressé n la" navigation maritime, et les mesures nécessaires menacent de rester en suspens. Chacun prend cependant sa part de la situation publique, et un isolement inactif au milieu tiu grand mouvement international ne peut amener qu'un affaiblissement de la France.

Les Messageries maritimes, seules de nos grandes Compagnies de transport, avaient construit un pa\'illon spécial, d'aspect très pittoresque. Louis Dumoulin v avait représenté les côtes de Marseille à La Ciotat. pour engager à entreprendre de plus lointains voA'ages.

Un bâtiment voisin contenait une exposition partielle des services postaux américains, avec un tableau symbolique : 1800, c'est un modeste courrier à cheval s "engageant dans une forêt peu sûre ; iqoo, c'est un puissant rapide laissant tomber son paquet de dépèches par le récent système d'accrochement en marche.

La Peninsular and. Oriental Steam navigation Company, sous la coupole, peinte par Frank Murrav, dans le style de Burne Jones, d'un petit pavillon très soigné, affirmait posément sa puissance. Toutes les contrées visitées par l'expansion Diitannique iiguraienten tableaux pavillon uk la marinl marchande britanniquk

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