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L K PALAIS DU C O S T U M

cour qui valait cent mille francs. Un salon en 1S20 et un baptême en 1830 étaient trune adorable naïveté. Un bal faisait ressortir tous les costumes du second Empire.

Dernier et suggestif spectacle, des '< mannequins » vivants, choisis parmi les plus agréables, essaj'aient et faisaient valoir les modes de 1900.

Une fois franchi le guichet payant du Palais de la Femme, situé de l'autre côté de la Tour, on voyait au sous-sol de petits bazars plus ou moins cosmopolites ; au rez-de-chaussée, un salon où despianos faisaient du bruit; au premier étage, un théâtre d'ombres lumineuses où des personnages faisaient une amoureuse promenade, scandée par les vers d'un récitatif psalmodié. Ce pavillon avait transformé en opération commerciale ce qui aurait pu être le temple du féminisme.

Dans le Palais de l'Optique, on devait voir d'abord la lune, non pas à i mètre, mais à 67 kilomètres; dans la salle Pasteur, les projections de tous les microbes connus; dans la salle Roux, les mondes vivants des gouttes d'eau; dans la salle Cuvier, la formation de la terre en vingt périodes; dans la salle Roentgen, un choix de rayons X; dans les salles Galilée et Flammarion, les astres grandis jusqu'à 300.000 fois au-dessus de la vision ordinaire de nos yeux ; dans une série d'autres salles, des polarisations cristallographiques, des incandescences chimiques, des concerts lumineux et un orgue optique, des images électriques, des jeux de lumière froide et des phosphorescences minérales, la mort d'un astre et ses météorites, des plantes sensitives obtenues parla radioculture, les mondes souterrain, sousmarin et aérien, toutes les merveilles de la lumière et de l'électricité. Lavision de l'horreur, un puits sans fond, un labyrinthe, des miroirs grotesques et magiques, des danseuses phosphorescentes et

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