‹ L'Exposition du siècleChapitre 25 sur 217 · I. KGRos : Ex-roto · texte numérisé non relu

I. KGRos : Ex-roto

COUKBiiî : Bonjour! Monsieur Courbet.

guère école ; on peut citer Eugène Deveria, Trutat, Chasseriau, Jean Gigoux, Robert-Fleury, Isabey, Tassaert, Dehodencq; les adeptes d'Ingres furent plus nombreux, tels que Heim, Amaury Duval, Flandrin, Ary Scheffer, Paul Delaroche, Couture, Gleyre.

Encore ces classifications sont-elles arbitraires, beaucoup d'artistes s'étant tenus dans un juste milieu d'éclectisme, comme Horace Vernet.

Charlet, Raffet, Guillaume, Regamey évoquent les épopées guer-

L'EXPOSITION DU SIKCLE

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rières; Daumier etGavarni surprennent la comédie humaine chacun dans son style propre et sans aucune préoccupation d'école.

En iS6i, Courbet publiait son manifeste : Observer la nature, se mettre en contact avec elle, et traduire son émotion sans autre souci que celui de la vérité, tels étaient les principes de l'art naturaliste, nouveau puisqu'il appliquait pour la première fois le principe de Diderot.

Ils guidaient l'admirable phalange de nos paysagistes Decamps, Marilhat, Fromentin, Troyon, Diaz, Dupré, Rousseau, Daubigny, Chintreuil, d'autres encore. Corot y ajoutait une incomparable note de poésie. Millet, dans ses rudes toiles si longtemps méconnues, atteignait le sublime de l'émotion.

On se souvient des tempêtes soulevées par Manet. D'après lui, ces maîtres étaient encore incomplets; le plein air ne baignait pas suffisamment leurs toiles. Il avait tort pour eux, mais raison vis-à-vis de leurs imitateurs. L'impressionnisme, qui n'a pas été une école, mais une bataille, aura le mérite d'avoir démontré de définitive façon que le noir et ses fausses conséquences n'existent pas dans la nature. Bastien-Lepage a laissé des toiles admirables.

COROT : Étude Je modèle.

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Parmi les morts des dernières années, il faut rappeler Henri Regnault, tombé au champ d'honneur il y a trente ans mais si jeune qu'il semble que ce soit hier; Chaplain, Cabanel, Alphonse de Neuville, Paul Baudr\-, Sisle^-, Meissonier. Glorieux de leur vivant, Rosa Bonheur et Puvis de Chavannes sont entrés l'Exposition.

La sculpture suit naturellement les tendances de la peinture, mais d'une façon moins tranchée; le nu y domine et impose sa franchise.

Clodion meurt en 1S14 et Ploudon seulement en 1828, mais ils appartiennent à une école disparue. La préoccupation de la majesté a remplacé celle de la grâce chez les statuaires de l'Empire comme Cartellier, Chaudet, Cortot, Lemot, Ramey.

Giraud humanise les forinules. Pradier et Préault ouvrent la lutte du classique et du romantisme avec Jouffroy, Maindron, Mène, Moine, Simart dans le premier camp, dans l'autre David d'Angers et les deux grands noms du milieu du siècle, Rude et Barye. Il faut citer encore Cabet, Cavelier, Clesinger, Etex, avant d'arriver à la dernière période dominée par Carpeaux, dont l'art affranchi de toutes formules ne s'est préoccupé que de la vie. Gain, Carriès, Chapu sont des morts

DAUBIGNY : L'Hiver.

dans l'immortalité au seuil même de

J. DUPRÉ : f.c Gué

LEXPOSITION DU SIECLE

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