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GRAND PALAIS DES BEAUX-ARTS

A voir d'assez nombreuses salles restées presque vides, il semblait inutile d'a\'oir édifié dans la grande nef des cloisonnements qui la diminuaient de plus du tiers et dont l'absence eût permis de donner plus d'air aux statues entassées.

De même que la Centennale aurait pu être limitée aux deux étages du palais sur l'avenue d'Antin, les expositions étrangères auraient trouvé place dans le rez-de-chaussée entourant la grande nef, tout le premier étage du Grand Palais

proprement dit restant consacré à la Décennale. Cette disposition plus méthodique eût évité des confusions et des fatigues. La critique est sans doute facile après coup et les objets d'art n'ont pas été tous réunis assez à temps pour en permettre une répartition parfaitement judicieuse.

Les artistes de tous les pays avaient répondu à l'appel de la France et envoyé le meilleur d'euxmêmes. Aussi ne saurait-il être question ici ni de se livrer à un examen critique détaillé, ni de formuler des jugements comparatifs entre les peuples. L'impression générale était d'ailleurs qu'il n'existe plus d'écoles nationales bien tranchées. L'art est le même un peu partout, non pas comme valeur, mais tout au moins dans ses formules.

Pour mieux en faire sentir les différences encore appréciables, nous avons recherché, pour

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