UN SALOS SOUS NAPOLEON III
mentée comme les vagues de la mer. Puis des fauteuils aux pieds de grès solides comme des pieds de bronze. Enfin, d'après les dessins de Chalon, toute une décoration murale, cheminée, encadrement de glace et frise en haut relief, le tout en grès colorié au grand feu. Cette tentative, très remarquable au point de vue de l'exécution, n'était pas concluante. Le grès, malgré sa coloration, est nécessairement froid aux yeux et au toucher, et demande à être employé avec discrétion pour les décorations intérieures.
M. Lachenal montrait un heureux exemple des effets que l'on peut obtenir de fleurs de grès enchâssées dans des panneaux de chêne.
M. Dammouse, à côté de ses grès aux chaudes colorations, exposait des coupes d'une pâte de verre qui est peut-être celle de Henri Gros, mais qui semblait un peu plus transparente et rappelait des sorbets ligés. Pièces d'un art très ïïn et très précieux.
On sait que la porcelaine date en France 'de la découverte, en 176^, des gisements de kaolin de Saint-Yrieix. La première fabrique limousine fut absorbée par la Manufacture royale, et ce ne fut qu'à la Restauration, et surtout à partir de 1S30, que Limoges devint le grand centre de production qu'il est resté depuis. L'utilisation des sables du Cher en a créé un autre à Vierzon.
D'une façon générale, l'exposition de la porcelaine, au rez-de-chaussée de la galerie sur le quai, montrait beaucoup d'or, trop d"or, dans la porcelaine française