PORCELAINES DECOREES D EMAUX TRANSPARENTS AU GRAND FEU
tyrolien. (M.m. c. Naudot «u et c*.)
L'ART DECORATIF FRANÇAIS gr
Notre œil n'est pas encore habitué aux miroitements de ces surfaces lisses, et ces matières donnent la sensation de la fragilité, en dépit de leur solidité réelle. Si la première impression n'est pas favorable, il ne faut pas s'y arrêter, car l'emploi judicieux des faïences et des grès est certainement appelé à donner une note agréable aux décorations de plein air.
La Verrerie venait à la suite de la Céramique. Son exposition était d'ailleurs plus industrielle qu'artistique. Saint-Gobain montrait fièrement ses immenses glaces et ses verres d'optique, tours de force d'une fabrication victorieuse des plus grandes difficultés. La pierre de verre Garchey présentait ses panneaux moulés sous une température de 1.200 degrés, devenus plus durs que le granit; matière nouvelle pour le pavage et le revêtement des murs, susceptible de larges utilisations pratiques et artistiques.
Les cristaux taillés, orgueil des tables de nos pères, ne semblent plus être de mode. C'est dommage, car les verres colorés dans la pâte, avec ou sans feuillages en relief, peuvent être d'un effet gracieux; ils n'ont pas le bel éclat des facettes où se multipliait la lumière.
M. Emile Galle, le maître verrier de Nancy, qui se repose de ses travaux d'alchimiste par ses gracieuses créations de bois incrusté, exposait le four mystérieux avec des invocations tirées d'Hésiode et de lui-même. La divine Sagesse, à qui il demande de bénir ses fourneaux, ne lui fait point défaut; ses créations conservent toujours ce cachet d'originalité et d'imprévu d'une invention qui ne se lasse pas. 11 a trouvé de nouvelles formules de fabrication qui lui permettent de créer des séries à bon marché, ce dont il doit être grandement loué.
Nancy est d'ailleurs une cité où l'art fleurit dans l'industrie, et MM. Daum frères, de cette ville, exposaient aussi des verreries très remarquables.
VERRES ET CRISTAUX d'art (MM. Daum fitres, Nancy).
PANORAMA DE LA TERRASSE DE SAINT-GERMAIN-EN-LAVE, PAR M. PARRC»T-LECOMTE
CHEl- -U ItU V RE
Des Compagnons Charpentiers du Devoir de Liberté.
La partie de droite des palais ne contenant plus que les sections étrangères, sur lesquelles nous reviendrons, il faut reprendre les palais de gauche. Nous v entrerons par le quai et nous les suivrons jusqu'à la rue de Grenelle.
Sur ce quai même devait figurer une exposition des Arts de la Rue, qui est restée à l'état de projet et dont l'absence n'était pas compensée par un théâtre de marionnettes américaines poussé là comme un champignon.
L'abord du pavillon de gauche n'était pas heureux. L'escalier semblait inachevé. Son vaste palier du premier étage était médiocrement garni par les estampes d'une exposition rétrospective des décorations de fêtes publiques, oi^i l'on voyait que les montagnes russes ne sont point un jeu récent puisqu'il en existait au jardin Baujon, en 1817, sous le nom plus poétique de promenades aériennes.
Au rez-de-chaussée, deux grandes salles étaient consacrées à l'art religieux. Dans le catalogue, on leur avait refusé cette désignation peu légitimée, il est vrai, par ces statues de plâtre peint, aux formes molles, aux couleurs savonneuses, sans expression et sans goût. Pourquoi l'art religieux, qui a produit tant de chefs-d'œuvre pendant une si longue suite de siècles, est-il tombé dans une pareille décadence? Il faut en rechercher la cause dans le désir d'obtenir à bas prix des objets faisant de l'effet. C'est une tendance regi^ettable, niême au point de vue de la
piété, qui ne saurait être relevée par la contemplation.de pareilles figures.