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GUERRIER JAPONAIS EN IVOIRE SCULPTÉ

émaux cloisonnés, des bronzes, des ivoires et une quantité prodigieuse de porcelaines où toutes les formes, toutes les couleurs, toutes les imaginations de la céramique étaient représentées à l'infini.

Les connaisseurs croyaient remarquer un léger affaiblissement des traditions du passé et une préoccupation d'ordre commercial primant le culte de l'art.

En admettant la disparition du chefd'œuvre d'antan, la généralisation d'un art

aussi fin n'en était pas moins faite pour surprendre. Le banal, le grossier, le commun sont choses inconnues chez ce peuple délicat; pas une faute de goût dans ces décorations dont le nombre et la variété défient toute description ; une liberté absolue de conception et d'exécution, et pas d'abus.

La Suisse terminait les sections étrangères. Dans un joli décor de bois sculpté, elle offrait presque exclusivement des montres modernes, triomphe de la division du travail; on aurait été heureux de voir auprès d'elles des montres de jadis, d'autant plus que la Suisse n'avait pas de palais officiel, comme les autres nations, pour y loger son exposition réti^ospective et ses souvenirs nationaux.

Ainsi, à des degrés divers, mais chez tous les peuples, les manifestations de l'art occupaient une place prépondérante. Elles sont le meilleur témoignage de la civilisation présente et le plus sûr gage de l'avenir.

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