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PAVILLON DE LA BULGARIE

Pour une seconde fois nous voici revenus à Lextrémité de la rue des Nations. De l'autre côté du pont de l'Aima, le palais du Mexique en était le prolongement. Son architecte, M. Auza, avait tiré un excellent parti du bel emplacement dont il disposait. Il ne s'agissait plus d'édifier un temple babylonien, commémorant le passé aztèque, comme on l'avait fait avec tant de majesté en 1889. La jeune République voulait cette fois s'affirmer dans un palais rappelant les constructions nouvelles de Mexico ; c'estpourquoi une belle loggiaà colonnades néo-grecques, telles qu'on les aime actuellement au Mexique, ouvrait ses larges baies sur la Seine.

Depuis une vingtaine d'années sous la présidence de M. Porfirio Diaz, le pays des anciens pronunciamientos jouit d'une tranquillité qui a permis un développement économique presque comparable à celui des États-Unis. Les agriculteurs et les industriels du Mexique exposaient en nombre et

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