‹ L'exposition forestière internationale de 1884 à Edimbourg, Écosse: Aperçu de la situationChapitre 35 sur 74 · Renseignements statistiques · texte numérisé non relu

Renseignements statistiques

Étendue totale 52,840,100 hectares.

Population 37,672,048 habitants.

SXPOS. FORBST. G

EXPOSITION FORESIIÈRB A ÉDIHBOORS.

Surface boisée :

l,01î,688 hecUres'.

. commanales et d'éiabli3»einents publics . 1,367,846 id. '

de particuliers 6.1Î7,398 id.'

Ensemble 9,107,932 hectares.

7 p. 100 de l'étendue totale du territoire.

Faible participation de la France à l'Exposition. — La n'a point pris part ofiiciellementà l'ExposiEioo d'Edimbourg, ute â cause de la coïncidence de celle dernière avec l'exporganisée à Paris par l'Union centrale des arts décoratifs, et irectioD des foréls a tenu une place si honorable, tmbre de nos concitoyens qui ont figuré, à titre de simples iers, sur la liste des exposants d'Edimbourg n'était pas non îa élevé, maie, par contre, chacune des quatre catégories . que nous avons établies pour notre compte rendu rendes arlicles français.

Produits bruts et manufacturés. — Ils comprenaient de le bois fabriquée par le procédé dit du sulfite et provenant le de MM. Weibel el C" à Novillara (Doubs) ; — de beaux I et de superbes panneaux en marqueterie de M. L. Mouge-

de Charonne, 34 â Paiis ; — des écorces de chêne-liège de e Tëcoltées suivant le système Gapgrand-Mothes qui permet, :ntenr, d'obtenir les plateaux de liège sans croûte, crevasses es.

lUt également ranger dans ce groupe les échantillons de forestières de MM. Vilmorin-Ândrieux et C", 4, quai de la ie, à Paris. Toutes les personnes compétentes ont remariage de cette maison bien connue, qui éclipsait ses rivales Bs par le nombre et le choix des spécimens exposés. Un tire de la Sologne, M. David Gannon, avait envoyé déjeunes

résineux obtenus dans sa pépinière des Vaux-Salbris (Loir-

rès V Annuaire des Eaux et FOtils pour 1885. — Paris, Bureau de

les Eaux et Forets, 1885.

■is la Statistique forestière de la France. — Paris, Imprimerie

172. Instruments et appareils. — La France élait représentée, dans cette classe, par M. Decauviile, qui avait installé, dans un coin du jardin, un tronçon de son chemin de fer portatif.

173. Collections scientifiques. Envois du comte des Cars« — M. le comte des Gars, le champion si entraînant et si convaincu de l'élagage, avait envoyé une nombreuse série de sections de tiges et de branches, dans le but de montrer l'inconvénient qu'il y a, soit à laisser les arbres livrés à eux-mêmes, soit à les traiter suivant un système différent de celui qu'il propose. On sait qu'il s'occupe principalement des arbres réservés dans les taillis sous futaie.

174. Théorie du comte des Cars relativement à l'élagage. — Si nous avons bien compris son petit ouvrage de vulgarisation*, ainsi que les notices explicatives qui accompagnaient les échantillons exposés par ses soins, la théorie de M. le comte des Gars se ramène aux trois principes fondamentaux que voici :

1* Gouper rez tronc, avec pansement au coaltar, les branches mortes ou celles qui ont été cassées par un accident ;

2* Prolonger artificiellement le fût des arbres en coupant égalelement rez tronc, avec pansement au coaltar, une ou plusieurs des branches vives de la partie inférieure de la cime ;

3° Raccourcir une ou plusieurs branches principales de façon à donner à la cime de l'arbre considéré la forme d'un ovoïde régulier plus ou moins allongé suivant l'âge du sujet.

175. Discussion de cette théorie. — Pour ce qui est du premier point, M. le comte des Cars estime qu'en négligeant de ravaler les chicots de branches mortes, on permet à la décomposition de leurs tissus de gagner l'intérieur du tronc. Il montrait, en effet, à Edimbourg, des moignons de grosses branches, de 0",15 à 0",20 de diamètre, dont la pourriture s'était propagée dans le fût, tandis que des amputations de branches tout aussi grosses, coupées rez tronc avec pansement au coaltar, avaient été couronnées de succès ; la section avait été, chaque fois, parfaitement recouverte par les accroissements annuels et le bois sous-jacent n'était ni altéré ni même injecté d'une teinte plus foncée que le restant. Ces exemples

1. VÉlagage des arbres. — Paris, J. Rothschild, 1874. 7* édition.

sont, il faut le recoanaître, favorables à1a thèse de M. le comte des Gars, mais on sait que ses adversaires les considèrent comme des cas exceptionnellement heureux ; selon eux, les ablations de branches mortes sont loin d'être toujours inoffensives, et ils disent que, dans maintes circonstances, la plaie résultant d'une amputation rez tronc a été le siège d'une carie, même après un pansement au coaltar soigneusement opéré. Nous avons, d'ailleurs, signalé nousmôme, dans le présent travail*, des échantillons qui tendaient à démontrer le fait inverse, à savoir qu'un chicot de branche morte peut arriver à être naturellement recouvert par les accroissements annuels, sans qu'il en résulte d'altération pour la partie du fût supportant le moignon considéré.

Sur le second point, la plupart dés forestiers expérimentés s'accordent à penser que l'allongement du fût des arbres de réserve, dans les taillis sous futaie, peut s'obtenir chez les baliveaux de Tâge, et chez ceux-là seulement, par l'ablation des petites branches qui seraient tombées d'elles-mêmes si l'on avait laissé le taillis croître un peu plus longtemps en hauteur. Quant à l'amputation rez tronc des grosses branches mortes chez les arbres constitués, ils la repoussent comme dangereuse et ils condamnent à plus forte raison, chez ces mêmes arbres, l'ablation des branches vives qui ont plus de 3 à 5 centimètres de diamètre, c'est-à-dire de celles qui risquent de ne pas être cicatrisées en une seule saison par les tissus nouvellement formés.

Enfin, pour ce qui est du raccourcissement des branches principales de la cime, M. le comte des Gars le justifie en disant qu'après cette opération, l'arbre continue à élaborer, par ses feuilles, autant de sève qu'auparavant ; comme, d'autre part, ajoute-t-il, l'appareil des branches a été réduit, il en résulte qu'une portion plus considérable de la sève élaborée se porte sur le fût et que celui-ci grossit davantage. Bien que cette dernière théorie semble difficile à concilier avec les lois acceptées en physiologie végétale, on ne sera en droit de la juger définitivement que lorsqu'elle aura été soumise à des expériences méthodiques. Nous nous souve-

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